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Un journalisme fiévreux
Zola Emile ; Mirbeau Octave
ESPACES SIGNES
7,50 €
Épuisé
EAN :9791094176641
Les trois textes proposés dans cette présente édition traitent du journalisme. Ils auraient pu être écrits aujourd'hui tant les observations et les interrogations qui s'y trouvent nous amènent à réfléchir sur ce que pourrait être, à l'heure d'Internet, une presse d'information. Emile Zola (1840 - 1902) évoque "la fièvre" qui nous pousse à vouloir être renseignés le plus tôt possible sur un fait qui vient à peine de se produire : "On n'a plus le temps de réfléchir, de penser. L'actualité est là, guettant la copie et disparaissant aussitôt pour faire place à l'actualité du lendemain" . Est-ce le journaliste qui en est responsable ou le public toujours gourmand de sensationnel ? Octave Mirbeau (1848 - 1917) se montre encore plus sévère et condamne fermement les méthodes de journalistes, auxquels il reproche leur trop grande complicité avec les policiers et les magistrats - un reproche formulé encore aujourd'hui à l'encontre d'une certaine presse d'investigation.
Dans cette touchante histoire d'amour entre un grand spécialiste de l'hérédité et sa nièce, on trouve l'aboutissement d'une aventure familiale, celle des Rougon-Macquart, et un roman scientifique sur ce sujet si actuel, l'hérédité ou la génétique. Bref, une synthèse de l'art et de la pensée, Le Crépuscule des dieux ou Le Temps retrouvé de Zola, la fin d'une longue aventure qu'elle résume et conclut, et un "appel à la vie", un splendide message d'espoir. "La vie, la vie qui coule en torrent, qui continue et recommence, vers l'achèvement ignoré ! la vie où nous baignons, la vie aux courants infinis et contraires, toujours mouvante et immense, comme une mer sans bornes !"
Pot-Bouille appartient aux Rougon-Macquart, grande fresque romanesque et sociale d'Émile Zola. Octave Mouret, le jeune héros, arrive à Paris, où il compte faire fortune. Il emménage rue de Choiseul, dans un bel immeuble bourgeois. Il trouve du travail dans une boutique de mode. Témoin des multiples intrigues que la maison cache, Octave entend bien, lui aussi, profiter de la beauté de ces parisiennes et réussir grâce à ses liaisons. Il essaie, successivement, avec plus ou moins de succès, de séduire différentes femmes de la maison, en même temps que la patronne de la boutique. À travers ses yeux, se découvre l'hypocrisie de la bourgeoisie. L'immeuble est comme "la marmite où mijotent les pourritures de la famille et les relâchements de la morale". Une dot promise et non payée, un détournement d'héritage, des adultères, rien n'est épargné au regard naïf puis désabusé d'Octave, qui y perdra ses illusions. Peinture au vitriol, Pot-Bouille est remarquable par la force de sa critique, servie par la plume acerbe et talentueuse d'Émile Zola qui transporte le lecteur. --Céline Darner
Anxiété, addiction, FOMO, stress, isolement social, hyper-narcissisme ou encore obésité, troubles de l'attention et du sommeil... Les smartphones, les réseaux sociaux, les séries télé et les jeux vidéo sont souvent pointés du doigt quand il est question d'énumérer tous les effets nuisibles qu'ils génèrent sur nous. Mais contrairement à ce que l'on entend souvent, les écrans peuvent aussi nous aider à améliorer notre bien-être, notre santé et nos relations aux autres... à condition de savoir comment bien les utiliser. Pour accéder à plus de bonheur à l'ère numérique, Marie-Pierre Fourquet-Courbet et Didier Courbet, s'appuyant sur de récentes recherches scientifiques, nous invitent à développer notre intelligence numérique en modifiant notre manière d'utiliser les écrans, en développant nos forces de caractères, en donnant davantage de sens à notre vie et en entretenant des relations plus enrichissantes. Pour retrouver le chemin du bonheur, tout en étant connecté.
Bernard E. Harcourt propose une critique puissante de notre nouvelle transparence virtuelle. Il livre une analyse de ce que les technologies big data font à nos vies, et de la manière dont elles s'y introduisent, et révèle l'ampleur de notre renoncement, volontaire, à la liberté ? jusqu'à l'acceptation de toutes les dérives sécuritaires. Ces atteintes à nos libertés sont flagrantes ; pourtant, nous ne semblons pas nous en soucier.Exploitant notre désir sans fin d'avoir accès à tout, tout le temps, les géants d'Internet dressent un portrait de notre propre intimité, collectent des millions de données sur nos activités, nos centres d'intérêt et nos relations, tandis que les agences de renseignement les croisent aux milliards de communications qu'elles enregistrent chaque jour. Nous continuons cependant, et malgré notre connaissance de l'instrumentalisation de ces données, de publier nos photos de familles, nos humeurs et nos pensées. Nous donnons en caisse, en même temps que notre carte bleue, nos adresses email et postale. D'où vient le sentiment de fatalité à l'égard de cette transgression du public et du privé ?Ce livre montre d'une manière saisissante comment les nouvelles technologies exploitent notre désir illimité d'accéder à tout, tout le temps et sans attendre ? au risque de la surveillance généralisée. Et invite à la désobéissance et à la résistance.Professeur de droit à Columbia University où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought, Bernard E. Harcourt est aussi directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et avocat de condamnés à mort dans l'État d'Alabama. Il a établi l'édition des deux cours de Foucault donnés au Collège de France, dont Théories et institutions pénales et La Société punitive. Il est par ailleurs l'auteur, en français, L'illusion de l'ordre.
Omniprésentes et soupçonnées de bien des maux contemporains, les images répondent à certains de nos besoins essentiels : elles nous émeuvent et nous apaisent, elles nous instruisent et stimulent notre mémoire, nos sens, nos émotions et nos désirs. Mais qu'est-ce qu'une image ? Face à elles, quels mécanismes opèrent en nous ? Comment expliquer le goût et le plaisir commun que nous avons à les contempler ? Dans une approche originale, à la fois historique, artistique et neuroscientifique, Maxime Coulombe explore le puissant pouvoir mémoriel et affectif des images, la manière dont elles réveillent nos souvenirs et nourrissent nos fantasmes, la force avec laquelle elles nous ébranlent et leur capacité à lever le voile sur notre vie intérieure.
4e de couverture : «Je traque un homme depuis plusieurs mois. Sans relâche. Comme un chasseur affamé. Cet homme s'appelle Robert Cailliau. Il fuit les journalistes, il refuse les conférences, il se méfie comme de la peste de la moindre photo de lui qui pourrait se retrouver sur Facebook. Il veut juste disparaître des radars. À cette fin, il s'est retranché chez lui, dans les vastes forêts du Jura, à quelques kilomètres de Genève, là où tout a commencé il y a trente ans.» Seul homme à avoir cru dans la proposition d'un jeune Anglais. Tim Berners-Lee, consistant à créer un système d'informations partagé, le World Wide Web, Robert passe aussi, parfois, pour le co-inventeur d'une des plus grandes révolutions dans l'histoire de l'humanité. En remontant aux origines du Web, avant le règne de Google, Facebook, Instagram et Amazon, avant les désillusions et les empoignades, avant la ruée vers l'or, avant que l'Amérique s'en mêle, Quentin Jardon nous raconte la dernière utopie du XXE siècle.