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La fille au cendres. Contes du Liban
Zoghaib Nathalie
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782296117174
Il était une fois un paysan qui avait une femme et trois enfants, deux filles et un garçon. Sa femme tomba un jour malade et mourut. Pour prendre soin de ses jeunes enfants, il en épousa une autre. La famille avait du bétail, ils élevaient des chèvres, des vaches... Tous les jours, les enfants menaient les bêtes au pré. Le soir, ils revenaient à la maison, l'aînée portant un tas d'herbe sur le dos et les deux autres un fagot de bois. La nouvelle épouse acceptait de travailler à la ferme, mais elle ne voulait pour rien au monde s'occuper des enfants de son mari. Tous les jours elle lui disait : "Je ne veux pas de tes enfants ! Emmène-les loin d'ici !" Allez à la découverte de ces contes violents, poétiques ou merveilleux qui vous emmèneront au Liban, ce beau pays du Moyen-Orient, terre de rencontre, et de cultures multiples...
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Faysal, Palestinien trentenaire, reçoit un mystérieux faire-part de décès. Mais qui est donc cette tante Rita ? Intrigué, il abandonne son amant et sa vie en Europe pour retourner à Jabalayn, son village natal. Dans le palais déserté de son enfance, il erre. Le passé resurgit, fastueux et lourd de secrets. Alors que plane la menace d'une annexion imminente, qu'une famille et un pays sont au crépuscule, l'esprit de Faysal bascule. Karim Kattan nous donne à lire un premier roman troublant, à la fois tendre et violent, qui explore les contradictions de l'engagement politique et de la mémoire. A l'ombre des amandiers en fleurs, se dévoile une Palestine devenue lieu de l'imaginaire, intime et insoumise.
À la fin du XIXe siècle, alors que l?Égypte de l?Empire Ottoman est sous dominationbritannique, un officier cairote nommé Mahmoud est envoyé à Siwa comme gouverneur pour y collecter les impôts. Son prédécesseur n?a pas survécu à la mission, les habitants de l?oasis affichant une violente défiance face au pouvoir en place. Mais Mahmoud n?a pas le choix: sans relations haut placées, impossible d?échapper à cette affectation dangereuse qui n?enchante finalement qu?une seule personne, Catherine, son épouse irlandaise. Passionnée d?archéologie, elle est fascinée par Alexandre le Grand dont elle veut retrouver la trace. Or, si sa théorie est exacte, c?est à Siwa qu?il a désiré se faire enterrer. Face à eux, une population scindée en deux communautés belliqueuses, les Gharbiyin et les Charqiyin, les accueille avec une froideur inquiétante. Si le cheikh Yahya tente de faire rayonner sa sagesse et ainsi éviter un nouveau conflit, le poids de la tradition peut en un instant faire exploser l?inhibition artificielle qui régit l?oasis. C?est alors qu?arrive Fiona, la soeur de Catherine, tombée gravement malade. À mesure que sasanté se dégrade, Mahmoud est pris d?un amour grandissant pour cette femme qui s?éteint sous ses yeux impuissants. Il n?arrivera pas à supporter indéfiniment l?obsession de son épouse pour Alexandre alors que Fiona s?apprête à mourir dans cette région hors du temps? C?est une société vacillante que décrit avec intensité Bahaa Taher. Un complexe jeu de forces structure ce roman qui agence avec rugosité la tradition et la passion, l?histoire et le politique. Dans sa légèreté, l?écriture parvient à rendre possible la fuite vers les inconsistants mirages que renferme cette oasis tragique.
Résumé : Hot Maroc est l'histoire d'un antihéros, Rahhal, personnage insignifiant, lâche et timoré qui, par le biais des réseaux sociaux, règle ses comptes avec ses "ennemis intimes", c'est-à-dire toute personne ayant mieux réussi que lui. Son immense aptitude à nuire par clavier interposé est découverte et appréciée à sa juste valeur par les services de sécurité. Et le voilà soudain contraint d'utiliser ses talents de blogueur pour répandre sur la puissante revue électronique Hot Maroc les rumeurs assassines et les fake news que lui dictent les taupes du gouvernement. Véritable radioscopie de la nouvelle société marocaine née des bouleversements socioéconomiques que connaît le pays depuis les années 1980, ce premier roman de Yassin Adnan dénonce avec verve tous ceux qui, à l'ombre du pouvoir, bloquent la marche du Maroc vers la démocratie. Qu'il s'agisse de bourgeois affairistes, de prédicateurs démagogues, d'universitaires prétentieux ou d'anciens militants apprivoisés, tous se retrouvent impliqués à leur insu dans la féroce "comédie animale" imaginée par le diabolique Rahhal, et brillamment restituée par l'auteur.
Résumé : Au pays du Commandeur, nul ne peut ignorer qui est le maître : son image est partout, les lieux publics portent son nom, des livres sont écrits à sa gloire. Au pays du Commandeur, tout le monde lui est redevable, chacun chante ses louanges, dans sa cuisine ou en public, mais sur les toits-terrasses des maisons il se raconte de drôles d'histoires. Au pays du Commandeur, on se méfie de l'aveugle au coin de la rue, de sa secrétaire, de son voisin, de son conjoint. Tiraillé par des sentiments contradictoires, un écrivain venu d'un Etat voisin de l'Irassybie observe. Quelqu'un soufflera-t-il un jour sur les braises de la révolte ? Une fable grinçante sur l'asservissement au pouvoir politique, qui aborde non sans humour des sujets essentiels et brûlants d'actualité.