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Théorie critique du discours. La discursivité entre Adorno et le postmodernisme
Zima Pierre
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782747552479
Ce recueil d'articles publiés au cours des années 80 et 90 propose une alternative à la négation esthétique préconisée par Theodor W. Adorno après la Seconde Guerre mondiale. L'auteur trouve cette alternative dans la structure discursive de la Théorie critique de Horkheimer et Adorno. Comme ces philosophes, il prend comme point de départ une critique du dualisme monologique de l'idéologie et de la communication commerciale; mais au lieu de faire aboutir cette critique à une négation radicale de la société existante, il l'oriente vers l'altérité et vers le dialogue avec l'Autre - jadis ébauché par Bakhtine. À la différence de la théorie communicative proposée par Habermas, ce dialogue ne vise pas un modèle de communication idéale qui tend à supprimer l'altérité des interlocuteurs, mais une situation de communication réelle qui fait ressortir l'altérité de l'Autre - sans abandonner le caractère universel de la raison. Sur ce point, l'approche développée ici se distingue des théories postmodernes qui ont sacrifié l'universel à une pluralité de particularités opaques.
Obsolète pour Trump, en état de mort cérébrale pour Macron, l'OTAN, traité d'alliance entre les pays du bloc de l'Ouest, aurait pu disparaître en même temps que le pacte de Varsovie, son homologue de l'Est. Comment expliquer l'exceptionnelle longévité de cette organisation, qui a fêté ses 70 ans en décembre 2019 ? Ne toucherait-elle pas plutôt à sa fin ? De fait, les tensions suscitées par les agissements de la Turquie ou les dérives autoritaires de certains membres plaident contre elle. Force est toutefois de reconnaître que, depuis sa création, elle a fait preuve d'une grande plasticité, tant dans son fonctionnement que dans ses structures et modes de décision. Amélie Zima montre ici comment l'extension du champ d'action de l'OTAN - ses élargissements après 1989 ou encore la mise en place de politiques de partenariat et de coopération - concourt à sa propre pérennité. En étudiant ainsi l'atlantisme, elle met au jour la spécificité de l'Alliance face aux autres formes de coopération militaire : sa dimension démocratique et libérale.
Renouant avec ses deux ouvrages sociocritiques - Pour une sociologie du texte littéraire (1978, 2000) et Manuel de sociocritique (1985, 2000) -, l'auteur résume les résultats obtenus par une sociocritique orientée vers la Théorie Critique de l'École de Francfort. Il présente des projets partiellement réalisés dans le Manuel et concrétisés ici dans la " Première partie ". La " Seconde partie " est consacrée aux problèmes de l'institutionnalisation des langages et des esthétiques dans le texte littéraire et à l'interaction entre la psychanalyse et la sociologie. Dans la " Troisième partie ", il s'agit d'ouvrir des perspectives historiques et de montrer à quel point les périodes littéraires peuvent être conçues comme des situations à la fois sociales et linguistiques.
Cet ouvrage renoue avec les autres travaux de l'auteur sur la sociologie du texte (sociocritique) parus aux éditions de l'Harmattan (Coll. " Logiques sociales "). Situant pour la première fois A la recherche du temps perdu dans le contexte de la critique sociologique et sociosémiotique, l'auteur cherche à rendre compte de la structure textuelle de ce roman. Sa longueur et sa composition associative apparaissent comme des résultats de la désintégration du récit traditionnel dans une situation sociale et linguistique marquée par l'ambivalence des caractères, des paroles et des actions. En tant que sociolecte mondain la conversation proustienne est imprégnée de cette ambivalence et constitue le lien intertextuel entre le roman et la société de la Troisième République. Pour la première fois la Recherche proustienne est systématiquement comparée à L'Homme sans qualités de Musil et au Procès de Kafka.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.