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Bernard Binlin Dadié. Cent ans de vie littéraire et politique, Tome 1
Koléa Zigui Paulin ; Bédia Jean-Fernand
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343140537
Tout homme est une histoire à méditer, encore plus celle de Bernard Binlin Dadié qui paraît bien exceptionnelle. Bernard Dadié, l'écrivain, l'homme politique franchit le cap du centième anniversaire de sa naissance. Né en 1916, d'après les services de l'état civil de la colonie de Côte d'Ivoire, Bernard Binlin Dadié peut être considéré, à raison, parmi ses contemporains, comme un tigre blanc centenaire. "Le Vieux a eu l'âge du siècle où il est né, comme il a, aujourd'hui, celui du XXIe siècle qui vient de naître", écrit à son sujet Nicole Vincileoni. Pour la mémoire du siècle écoulé et de celui à peine commencé, il n'y a pas de dépositaire plus vénérable que cet homme passionné de l'écriture engagée, toujours présent dans le débat des idées politiques et littéraires. C'est cette personnalité exceptionnelle que les contributeurs venus de différents pays ont tenté de cerner, à travers les axes suivants : "Un homme ordinaire", "La généalogie de Bernard Dadié", "Son oeuvre littéraire", "Ses textes inédits, ses manuscrits", "Son engagement politique", "L'orateur, le conteur", "L'homme vu par les politiques, les médias, les artistes (photographes, peintres, etc.), les historiens, la critique littéraire, par les philosophes, les sociologues, la chefferie traditionnelle, les jeunes, le web", "Sa présence dans les programmes et les manuels scolaires".
De nombreux économistes préconisent une réduction du coût du travail sur les bas salaires, afin de stimuler la création d'emplois. Certes, concèdent-ils, cela revient à développer l'emploi peu qualifié et, mécaniquement, à baisser la productivité du travail, mais ce serait la seule manière de relancer l'emploi. Parce que cette thèse est populaire depuis près de vingt ans, l'essentiel des allégements de charges existant aujourd'hui concernent les salaires proches du Smic. Cette note montre qu'une autre voie est possible. En allégeant le coût du travail des emplois qualifiés, qui participent aux gains de productivité et aux exportations, on peut améliorer la compétitivité de l'économie, favoriser la croissance et rétablir le solde des échanges courants. Et surtout, les simulations économiques de Gilles Koléda montrent que ce pari de la compétitivité conduit, à horizon de dix ans, à créer autant d'emplois, dont beaucoup seront plus qualifiés et mieux rémunérés. Ce livre, rigoureux mais écrit dans un langage accessible, vient bousculer les termes du débat autour des outils d'une politique de l'offre (allégements sur les bas salaires, CICE, pacte de responsabilité?). Il s'adresse aux décideurs publics, dirigeants d'entreprise, chercheurs et étudiants désireux de réfléchir aux voies les plus efficaces pour renforcer notre potentiel de croissance durable.
Depuis les recherches de Jean-Jacques Séwanou Dabla, tant d'études soulignent que les bouleversements scripturaires narratifs en littérature africaine remontent à la fin des années 60 au terme desquels les innovations narratologiques et stylistiques y demeurent permanentes. Une vérité qu'Un nègre à Paris et l'ensemble même des oeuvres littéraires de Bernard Dadié invitent à relativiser. Ce second tome consacré à l'esthétique est une occasion de découvrir comment l'écriture de Bernard Dadié, innovante, révolutionnaire, et prospective en matière d'esthétique a fait très tôt de cette dimension la force de signification de son oeuvre et des littératures africaines en général.
Durant la période communiste, l'Albanie s'est isolée dans ses frontières. Peu d'informations apparaissaient de cette société totalitaire oit les moindres faits de la vie quotidienne étaient épiés et jugés. Contester le régime et son parti unique semblait impossible. Le réalisme socialiste avait même desséché la pensée. Pourtant, d'anciens militants ont fait acte de séparation avec l'idéologie communiste et critiqué la dictature du prolétariat. Les écrits lumineux de Kasëm Trebeshina, Trifon Xhagjika, Mehmet Myftiu, Frederik Rreshpja témoignent de cette dissidence des bunkers. Accusés de cosmopolitisme, d'idéalisme ou simplement de trahison, ils ont connu les humiliations, la mort sociale et la prison. T. Xhagjika sera même exécuté "au nom du peuple". Ces écrivains avaient en commune "quelque chose d'héroïquement rêveur, de fou et d'irréel" pour reprendre les mots avec lesquels Vaclav Havel qualifiait l'acte de dissidence. Ce livre dresse un portrait intellectuel passionnant de cette Albanie insoumise et lucide qui persistait à survivre à rebours de l'optimisme communiste obligatoire.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.