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Les Coptes. L'Eglise du peuple des pharaons
Zibawi Mahmoud - Colosimo Jean-François
TABLE RONDE
33,49 €
Épuisé
EAN :9782710328674
Quatrième de couverture Copte. Le mot désigne tout à la fois une Église, une langue, un calendrier, un rite, et un peuple. Il évoque surtout l'extraordinaire épopée des chrétiens du Nil. Ce sont eux que raconte ici Mahmoud Zibawi en convoquant l'histoire, la mystique, l'art, la piété à travers les diverses mémoires de l'Égypte. Celle, antique, des pharaons dont ils se considèrent comme les derniers descendants. Celle, hellénistique, d'Alexandrie, qui, selon l'Évangile, accueillit le Christ enfant lors du massacre des Innocents. Celle, romaine et byzantine, où l'évangéliste Marc fonda la première Église d'Afrique, Origène la première école théologique et Antoine le premier monastère. Celle, enfin, de l'islam et des islams, qui vit de nombreuses floraisons spirituelles. Mais cette épopée est aussi celle d'une résistance au choc des empires, des guerres et des révolutions. Jetant un pont entre les origines de l'Église et aujourd'hui, les Coptes forment la première communauté chrétienne du monde arabe. Et son sel indispensable. Un album superbement illustré, mêlant la foi et la culture, l'archéologie et l'actualité.
C'est une face méconnue, mais glorieuse, du christianisme oriental que dévoile ce livre superbement illustré et commenté. Les monastères, les églises, les décors peints de Syrie et du Liban s'y révèlent dans toute leur splendeur. Ils témoignent qu'évangélisé dès le IIIe siècle, le Levant connut, sous l'influence de l'Empire romain, un art florissant jusqu'au Moyen Age. De Beyrouth à Homs, en passant par Koura, Saidnaya, Mar Musa, et autres lieux, c'est à une plongée dans cet univers de formes, de couleurs, et de significations que nous invite le grand spécialiste de l'iconologie chrétienne qu'est Mahmoud Zibawi. Nous en retraçant l'histoire mouvementée, nous guidant à travers les montagnes et plaines de cette région à vocation de carrefour culturel, il examine avec soin et précision l'ensemble des représentations les plus belles, les plus remarquables, et les plus surprenantes qui en font un testimonial sans égal. Chaque fois, il montre le lien consubstantiel entre les peintures murales et les textes sacrés, entre l'image et la théologie, entre l'esthétique et la mystique. Établissant systématiquement des parallèles avec les héritages byzantins, francs et islamiques, il offre un éclairage pertinent, fidèle, et intime, sur d'authentiques chefs-d'oeuvre dont il est temps de reconnaître à la fois toute la singularité et toute l'universalité. Un magnifique album. Un livre qui satisfera les experts comme les amateurs. Une véritable découverte pour tous.
Résumé : L'art chrétien d'Égypte trouve ses origines dans le monde complexe de la Méditerranée paléochrétienne et de l'Antiquité tardive. La dimension chrétienne de cet art, essentiellement monastique, transparaît surtout à travers les décors peints moins connus que les tissus et les reliefs sculptés. Rapidement cet art étonnant qui fait montre d'une extraordinaire continuité au cours des temps byzantin, arabe, ottoman, acquiert ses caractères propres qui permettent de parler aujourd'hui d'une iconologie copte. Grâce à cette première étude synthétique et interprétative, l'art copte, trop souvent considéré comme un bref intermède entre les deux grandes traditions pharaonique et islamique de l'Égypte, apparaît comme une des grandes expressions de cette culture égyptienne chrétienne qui s'est exprimée en grec, en copte et en arabe. Son originalité est reconnue depuis quelques décennies. L'étude de son iconologie et de son évolution à travers les âges révèle sa richesse et sa grandeur.
Résumé : Au tréfonds du désert Libyque, dans l'Oasis de Kharga, Bagawat abrite un cimetière chrétien romano-byzantin. Les décors des quelques tombeaux peints offrent un répertoire iconographique d'une surprenante richesse et s'imposent comme les témoins majeurs de l'iconographie paléochrétienne du Moyen-Orient. Ces décors avaient retenu l'attention des archéologues et historiens de l'art au début du XXe siècle, mais la position géographique de Bagawat et l'accès difficile des deux chapelles avaient limité l'étude iconographique de ces peintures polychromes à des clichés en noir et blanc et à des relevés au trait. Toutefois la somme des écrits révèle la richesse du programme iconographique et la complexité de ses thèmes.
Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l'amour de Jason et la conquête de la Toison d'or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s'apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le "bonheur, le pauvre bonheur", Médée va continuer à semer le feu... Je t'ai aimée, Médée. J'ai aimé notre vie forcenée. J'ai aimé le crime et l'aventure avec toi. Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis", Jean Anouilh.
Ce volume réunit trois grands reportages que Manuel Chaves Nogales a réalisés en Andalousie pour son journal Ahora, à diverses étapes de la Seconde République. "Avec les paysans andalous" date de novembre 1931, "Semaine sainte à Séville" d'avril 1935, et le récit qui donne son titre au recueil, "L'Andalousie rouge et "la Blanche Colombe"" , de juin 1936. Ce sont d'amples pièces où se mêlent les thématiques andalouse, ethnographique, religieuse, socio-économique et politique. Le journaliste met en lumière l'évolution d'un climat hautement politique, qui va de l'atmosphère pré-révolutionnaire - lors de ses journées avec les paysans -, à une atmosphère annonçant clairement le conflit - lors de son pèlerinage d'El Rocío -, en passant par des pages magistrales dédiées à une Semaine sainte bouleversée par cet élan républicain. Dans chacun des trois récits, le contexte historique et actuel impose sa loi et met à mal tout présage, parfois même d'authentiques réalités d'avant guerre. Mais seule une plume avertie comme celle de Chaves Nogales a su faire de son travail de journaliste une oeuvre intemporelle dont la lecture, aujourd'hui, est un exercice que personne ne devrait négliger.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.
Cette nuit de novembre, il fait 35 degrés à Lille ; le président du Kazakhstan, furieux de voir son pays abandonné par la communauté internationale, a fait exploser ses installations nucléaires et un nuage atomique progresse lentement vers l'Europe de l'Ouest ; Inde et Pakistan s'emploient activement à se rayer mutuellement de la carte à coups de missiles nucléaires ; des bombes sales éclatent de par le monde ; un virus nommé Marburg 2 ravage la France et, en trois semaines, a déjà tué un Parisien sur cinq ; des réfugiés venus de villes submergées par la montée des eaux, telle Copenhague, pillent, violent, tuent, et se font eux-mêmes massacrer par les Forces spéciales mises en place par l'Elysée. (...) Un quadragénaire un petit peu replet, professeur dans un lycée de Roubaix, romancier à ses heures (...). Le livre raconte, entre autres choses, ses belles amour avec... une lieutenante de gendarmerie.