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Regards sur la condition juive
Zenou Gilles ; Lévy Bernard-Henri
PUF
39,90 €
Épuisé
EAN :9782130538967
Selon l'auteur lui-même, cet essai a une double ambition. D'une part, il s'efforce d'" évoquer tous ces hommes et toutes ces femmes qui ont souffert d'être juifs, se sont haïs ou se sont voulus juifs, mais n'ont pas pu "se créer", se réaliser en tant que juifs ". D'autre part, il entend " restituer les efforts patents et obstinés des autres juifs, célèbres ou non, prophètes ou mendiants, qui ont assumé leur identité juive et sont morts pour que le judaïsme vive et habite d'autres consciences ". Cependant, si ce livre aussi profond que lucide parle de toutes les tentations qui, tout au long de ce terrifiant XXe siècle, ont guetté et bouleversé la conscience juive, principalement en France et en Allemagne, ce n'est pas, comme le précise Gilles Zenou, " pour les juger ou les prévenir, mais pour que chaque juif sache quelles sont ces tentations et que chaque jour se poursuit la lutte de Jacob avec l'ange ". Telle est en effet la signification de cette " phénoménologie de la condition juive en Occident au XXe siècle ", comme l'appelle son auteur : elle ne retrace pas l'histoire du peuple juif, mais s'attache à décrire, sur un plan philosophique et littéraire, les étapes existentielles que traverse l'homme juif, principalement telles qu'elles apparaissent à sa conscience, telles que son regard les saisit et les interprète à chaque fois. Elle tente de " faire varier " les très nombreuses figures que la condition juive a pu prendre à ses yeux et d'en dégager les principaux invariants, afin de comprendre, sur une base à la fois historique et anhistorique, l'essence de la judéité. Toutefois, écrit Gilles Zenou, cette herméneutique et cette mise en perspective des regards portés sur la condition juive " ne postule pas de savoir absolu, ni une fin de l'histoire. Le dernier mot n'est jamais dit, comme le crient tous les prophètes qui ont sans cesse affirmé que le monde est un théâtre vivant où s'affrontent deux inconnus, l'homme et Dieu, et qu'être juif, c'est se faire juif, naître contre les idoles, se créer contre les règnes qui pétrifient la vie et veulent figer l'histoire ".
Un des plus grands plaisirs des joueurs d'échecs est de mener à bien une attaque sur le Roi adverse. Cela se produit quelquefois, mais, souvent, on ne parvient pas à réunir les conditions propices à l'attaque, et soit on doit se contenter d'un jeu plus calme, soit on se lance malgré tout... avec bien peu de chances de réussite. S'appuyant sur des parties complètes spectaculaires et particulièrement instructives, le grand maître Zenon Franco vous montre dans ce livre non seulement comment exploiter une position d'attaque favorable, mais encore comment vous la procurer. Chaque chapitre est constitué d'un ensemble de parties commentées, dont les principaux enseignements sont ensuite résumés. Des exercices vous permettent ensuite de tester votre compréhension et de découvrir de nouveaux exemples. Vous améliorerez nettement vos résultats en apprenant : - les meilleures méthodes d'attaque contre le Roi (qu'il soit resté au centre ou qu'il ait roqué); à exploiter des avantages temporaires ; à mettre à profit les redoutables Fous de Horwitz ; à manoeuvrer pour obtenir une position d'attaque.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie , Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale. "Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova , je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître". René de Ceccatty a traduit la totalité de l'oeuvre italienne de Dante ( La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes , Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie . Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie , Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale. "Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova , je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître". René de Ceccatty a traduit la totalité de l'oeuvre italienne de Dante ( La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes , Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie .
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.
Résumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !
La science manipule les choses et renonce à les habiter. Elle s'en donne des modèles internes et, opérant sur ces indices ou variables les transformations permises par leur définition, ne se confronte que de loin en loin avec le monde actuel. Elle est, elle a toujours été, cette pensée admirablement active, ingénieuse, désinvolte, ce parti pris de traiter tout être comme «objet en général», c'est-à-dire à la fois comme s'il ne nous était rien et se trouvait cependant prédestiné à nos artifices.Mais la science classique gardait le sentiment de l'opacité du monde, c'est lui qu'elle entendait rejoindre par ses constructions, voilà pourquoi elle se croyait obligée de chercher pour ses opérations un fondement transcendant ou transcendantal. Il y a aujourd'hui - non dans la science, mais dans une philosophie des sciences assez répandue - ceci de tout nouveau que la pratique constructive se prend et se donne pour autonome, et que la pensée se réduit délibérément à l'ensemble des techniques de prise ou de captation qu'elle invente. Penser, c'est essayer, opérer, transformer, sous la seule réserve d'un contrôle expérimental où n'interviennent que des phénomènes hautement «travaillés», et que nos appareils produisent plutôt qu'ils ne les enregistrent. De là toutes sortes de tentatives vagabondes. Jamais comme aujourd'hui la science n'a été sensible aux modes intellectuelles. Quand un modèle a réussi dans un ordre de problèmes, elle l'essaie partout. Notre embryologie, notre biologie sont à présent toutes pleines de gradients dont on ne voit pas au juste comment ils se distinguent de ce que les classiques appelaient ordre ou totalité, mais la question n'est pas posée, ne doit pas l'être. Le gradient est un filet qu'on jette à la mer sans savoir ce qu'il ramènera. Ou encore, c'est le maigre rameau sur lequel se feront des cristallisations imprévisibles. Cette liberté d'opération est certainement en passe de surmonter beaucoup de dilemmes vains, pourvu que de temps à autre on fasse le point, qu'on se demande pourquoi l'outil fonctionne ici, échoue ailleurs, bref que cette science fluente se comprenne elle-même, qu'elle se voie comme construction sur la base d'un monde brut ou existant et ne revendique pas pour des opérations aveugles la valeur constituante que les «concepts de la nature» pouvaient avoir dans une philosophie idéaliste.