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Décentraliser au Cameroun. Dynamiques institutionnelles et logiques des acteurs
Zelao Alawadi ; Nach Mback Charles
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343145198
La décentralisation est aujourd'hui l'un des acquis des processus démocratiques qui ont enclenché des réformes institutionnelles dans beaucoup des pays africains subsahariens au milieu des années 1990. Marqueur de décentrage de l'Etat dans des sites ayant jadis relevé de sa fonctionnalité régalienne, le processus de décentralisation est lesté par le discours légitime d'un ensemble de vertus : bonne gouvernance, mieux d'Etat/moins d'Etat, société civile, développement communautaire, participation citoyenne, démocratie locale... Les institutions de Bretton Woods (BM, FMI) et les acteurs de la société civile créditent la décentralisation d'une recette qui répond aux dérives de la gouvernance dans les Etats africains longtemps marqués par le centralisme institutionnel. Il était temps d'ouvrir les vannes à un système de management public pluraliste, flexible, en tout cas moins rigide et paralysant, avec au bout la construction d'un espace local animé par des acteurs sociaux autour des enjeux périphériques. Somme de regards pluriels et multidisciplinaires (sociologie, science politique, droit), les études réunies dans cet ouvrage privilégient les observations empiriques et les approches contextuelles du processus de la décentralisation au Cameroun. Au-delà de la teneur institutionnelle et du décor normatif meublé parla loi de 2004, la décentralisation est restituée au vitriol de ses modes d'expression concrète. Une telle dynamique institutionnelle se module au gré de ruses, d'imaginaires et de logiques qui créent finalement un "monde" a où des couples normes/pratiques, coopération/collusion, rationalité/intérêt, positions/oppositions sont autant de matrices qui dépeignent la configuration complexe d'une réforme en séquence de structuration.
Résumé : Bruno Bettelheim déplore le contenu irréaliste ou stupide des ouvrages destinés à l'apprentissage de la lecture, dans la majorité des écoles, et il démontre comment on y décourage l'enfant de tout effort intelligent, comment on l'y sous-estime et appauvrit son vocabulaire. Il analyse les erreurs de lecture chez le jeune enfant, erreurs qui le plus souvent sont liées aux émotions, angoisses ou fantasmes éveillés en lui par le texte ou les images présentés. En modifiant le mot qui l'effraie, l'enfant annule la source de son angoisse et résout ainsi très intelligemment le problème qu'il doit affronter. Malheureusement, les parents et les enseignants ignorent trop souvent et la réaction émotionnelle de l'enfant et la façon dont il la compense. " L'enfant, nous dit Bettelheim, doit lire pour saisir la signification du texte. L'identification du mot, la discrimination des mots entre eux s'apprennent mieux quand le texte a un sens qui intéresse l'enfant, et sa propre interprétation a au moins autant d'importance que le sens voulu par l'auteur. Ce n'est qu'à cette condition qu'il acquerra le goût de la lecture. " Bruno Bettelheim et Karen Zelan ont mené une enquête dans de nombreuses écoles américaines auprès d'enfants d'âges divers. On peut souhaiter que leurs conclusions soient entendues par tous ceux qui se penchent sur l'éveil intellectuel de l'enfant et sa passion de la découverte.
Au détour des années 1990, les pays d'Afrique subsaharienne ont emprunté les "chemins de la démocratie" au travers des trajectoires plurielles, et parfois entrecroisées. Au Cameroun, site d'observation de ces études, un tel processus, au demeurant erratique, a pris corps au confluent des mouvements sociaux saillants, d'une crise économique aiguë et d'un grand besoin de réformes politico-institutionnelles. Après trois décennies de période du monolithisme, la colère sociale a enclenché la crise du régime à parti unique et préparé à la réinstauration du pluralisme sociopolitique. Depuis, les partis politiques se sont multipliés, la société civile a émergé, les élections formellement concurrentielles se sont organisées et les normes régissant le jeu de la compétition politique se sont bon an mal an réajustées, plus souvent sous la pesée tutélaire des organismes internationaux. La littérature sur les mutations sociopolitiques au Cameroun existe. Celle-ci, qui advient plus de deux décennies après les vagues de démocratisation, a son identité. Loin de s'inscrire dans une perspective bilancielle, les contributions réunies dans cet ouvrage apportent des éclairages sécants au vitriol des évolutions politiques et des figures de rémanence en contexte de post-monolithisme. Pris dans le corset de contrariétés et de pesanteurs intimes, le processus démocratique s'aiguise tendanciellement aux marges de restauration monopoliste et de décompression passive. Se situant à équidistance des analyses afro-pessimistes et des lectures par trop angéliques sur les changements politiques en Afrique subsaharienne, les angles de différentes études, au-delà de leur caractère pluridisciplinaire et de leur sensibilité intrinsèque, allient argumentation théorico-empirique et raisonnement théorico-analytique. Le processus de démocratisation et ses dérivés tenus sont autopsiés sans fard, dans une perspective cognitive où les faits politiques sont analysés dans leur contexte de production, dans leur séquence de fluidité et dans leur régime d'historicité.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.