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Lacan et les sciences sociales. Le déclin du père (1938-1953)
Zafiropoulos Markos
PUF
23,50 €
Épuisé
EAN :9782130514602
La pensée de Jacques Lacan et son " retour à Freud " recèlent une contribution méconnue à l'analyse du collectif. L'archéologie de cette pensée, en sa phase d'origine, permet de dégager la position propre de Lacan, ses contradictions et ses enjeux. Ainsi apparaît que, de 1938 à 1953, l'auteur des Complexes familiaux convoque de manière récurrente la loi de la contraction familiale énoncée par Emile Durkheim - sur le passage de la famille élargie à la famille conjugale - pour étayer son diagnostic quant à la " dégradation " du complexe d'?dipe. C'est l'acte fondateur de la psychanalyse, l'évolution symptomatique des formes des névroses et du malaise social qui sont là engagés. Une lecture précise des textes concernant cette thématique qui gravite autour de la figure du " père humilié " révèle la portée considérable, d'un véritable " roman familial " théorique opacifiant gravement le point de vue des psychanalystes sur un ensemble de questions capitales qui seront ultérieurement revisitées par la prise en compte de l'ordre symbolique avec Fonction et champ de la parole et du langage. Un Lacan durkheimien demande à être mis à jour, dans ses rapports à la pensée freudienne de la discordance qui est au fondement du malaise dans la civilisation. L'enquête ainsi ouverte sur " Lacan et les sciences sociales " permet de situer la contribution de " la pensée Lacan " sur le lien social, par rapport aux enjeux majeurs de la pensée contemporaine.
Résumé : Soutenir contre la théorie évolutionniste qu'il faut en urgence retourner à Freud et au Lacan structuraliste implique qu'il faille ouvrir la porte du cabinet du psychanalyste pour repartir de l'analyse du cas et montrer ce que l'actualité des formes du malaise subjectif doit à l'évolution de la culture et aux inhibitions, symptômes, angoisses, délires qui, de manière très classique, se déduisent de la clinique des structures freudiennes (Névrose, Psychose, Perversion) et donc en confirment la brûlante actualité. De ce point de vue, la manie-des-toxiques est paradigmatique de ces nouvelles formes du malaise recouvrant le travail des structures freudiennes, comme le montrera l'analyse des inhibitions de Norman, du délire de Kodjo ou de la perversion de Gaël s'exprimant dans sa passion toxique pour le rhum, mais aussi son fétiche de cuir dont il fait des manteaux comme pour nous mettre sur la piste du fétichisme de la marchandise, et plus largement sur celle des ressorts inconscients de la fabrique des objets de la culture dont la dette envers la sublimation, les dispositifs de recherche de plus de jouir et, plus généralement, les logiques de la perversion est immense. Ce que montrent de manière exemplaire l'écriture du journal intime de Sophie la menteuse - l'enfant fétiche de la mère -, l'analyse de la nocivité de l'oeuvre d'art et aussi... tous les autres contes freudiens qui forment le second volume de ces Essais d'anthropologie psychanalytique, partant cette fois de la clinique du cas vers celle de la culture et trouvant leurs conclusions dans Les leçons cliniques de Socrate, où Lacan aperçoit l'émergence des formes de l'amour en Occident et donc les formes originaires du transfert, Socrate dont Lacan fait du même mouvement le patron des psychanalystes. Lacan : un génie quoi !
Si le rejet haineux de la mère est la condition d'entrée des filles dans le registre oedipien, comment cette même fille pourrait-elle donc sortir de l'oedipe par la voie de l'idéalisation de la mère? Ici réside l'aporie rendant fort difficile de faire de la mère l'avenir idéal de la femme comme le voulait Freud exprimant enfin sa perplexité par cette question, qui depuis hante le monde psychanalytique: Que veut la femme?Cette question a d'importantes incidences sociales, puisque tous s'aperçoivent aujourd hui de la place du désir des femmes dans les réorganisations de la modernité. Il était donc urgent de reprendre ce dossier pour sortir de l'impasse freudienne et avec les autres sciences sociales désenclaver sur ce point la psychanalyse. Après avoir examiné de manière critique les textes de l'anthropologie freudienne, et après avoir situé ce qui dans la réponse de Freud au Que veut la femme? apparaît comme peu convaincant (y compris pour Freud lui-même), M. Zafiropoulos montre tout l'intérêt qu'il y a à emprunter la solution de Lacan disjoignant radicalement le désir de la femme des satisfactions maternelles.
En s'appuyant sur la Bible Freud et Lacan, Marko: Zafiropoulos propose une interprétation nouvelle de La Vénus à la fourrure de Sacher-Masoch. Il montre comment face à l'épreuve de l'angoisse déclenchée par le regard aveugle d'une femme de pierre, le masochiste se défend en construisant l'écran d'un fétiche de lumière, où peut se projeter une série d'images fantasmatiques, propres à neutraliser la menace venant de l'Autre. D'où l'insistance du regard, toujours crue ou menacé dans l'oeuvre de Masoch, et le rôle qu'y trouvent les arts plastiques, dont le paradigme est ici le "peinture de la halte". D'où aussi le rejet par Masoch du "legs de Caïn", et son refus de s'inscrire dans cette longue lignée de meurtriers inconscients que forme - selon Freud - l'humanité toute entière. Une étude où la clinique du cas et de la culture est aussi à lire comme une leçon sur le fantasme.
Résumé : Pour Freud, la mère est le destin par excellence de la femme ; ce n?est pas le cas de Lacan qui disjoint le devenir-mère du devenir-femme et produit sur ce thème une révolution dans le champ psychanalytique. Markos Zafiropoulos et Paul-Laurent Assoun en débattent ici tandis que douze auteurs traitent la question du féminin selon la logique de l?anthropologie psychanalytique. Il s?agit de mettre en évidence les enjeux essentiels de la dite révolution tant pour la clinique du cas que pour ce qui concerne la place des femmes dans la culture. Les figures cliniques de la femme pauvre, de la scarification des corps de femmes devenus surface d?écriture, de la psychose au féminin etc., mais aussi la formation des foules autour du désir des grands mères de la place de Mai en Argentine, comme la place des femmes dans la Révolution française, voir la manière dont le maître communiste fait aujourd?hui avec le corps féminin dans la Chine communiste, seront par exemple ici analysées comme la délicate question de l?androphilie de Freud, ou la place de l?analyste comme femme.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.