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Pourquoi l'horizon ne suit pas la barre tordue du balcon
Yvert Fabienne
LE TRIPODE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782370553379
Ma voisine est un cauchemar ! On ne choisit pas ses voisins et Fabienne Yvert ne déroge pas à la règle. Mais, comme à son habitude, elle en profite pour sublimer le quotidien dans ce livre doux et amer, aussi cruel que bienveillant, qui fait le portrait poétique et drôle de la femme d'à-côté. Comme beaucoup de monde Marie préfèrerait être née en France, à Versailles-les-Oies comme presque tout le monde, elle est née ailleurs... Sur le papier, l'histoire est simple : un conflit de voisinage ou plutôt, une détestation pure de la voisine. Mais quand on ouvre un livre de Fabienne Yvert, rien n'est jamais tout à fait simple. Sans nous en rendre compte, sa poésie agit sur nous avec une intelligence malicieuse. Derrière la spontanéité de Pourquoi l'horizon... , se dessine ainsi en creux l'histoire d'une famille dans un bidonville amélioré de Marseille, où vit toujours Fabienne Yvert, et d'une immigration qui s'est nourri au rêve français d'une intégration. Fabienne Yvert écrit comme elle dessine, sculpte, met en scène : de collages en superposition de visions banales, de regards acérés sur le quotidien en pensées ironiques, elle offre un regard moderne sur notre monde. Son livre doux amer interroge notre façon d'interagir en société, ce " vivre ensemble " qui ressemble beaucoup à un " bricoler nos vies avec le peu qu'on a ". En cela, Pourquoi l'horizon se lit un peu comme l'improbable croisement, au bord de l'eau, des Mythologies de Barthes et des Paroles de Jacques Prévert.
Résumé : Marie-Antoinette, sa mère, la surnommait " Mousseline la Sérieuse ". Et en effet, Marie-Thérèse-Charlotte de France ne se départit jamais d'une certaine tristesse, d'un goût pudique pour la solitude. Est-ce d'avoir vécu tant d'épreuves ? L'irruption brutale de la Terreur révolutionnaire dans une enfance dorée, l'exécution de ses parents, la mort de son jeune frère Louis XVII... Tellement de souffrances accumulées dès le début de son existence. Elle seule survécut à la prison du Temple, fut bannie, vécut 73 ans et trois révolutions. Les pages les plus tourmentées de l'Histoire de France s'écrivirent sans elle : c'est cet affront qu'elle lave ici, à l'encre de ses larmes. " Avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse, Sylvie Yvert prête sa plume élégante à Mme Royale dans ce récit écrit à la première personne, pour raconter la vie aux douleurs indicibles d'une femme de France hors du commun. " Le Figaro Histoire Cet ouvrage a reçu le Prix littéraire des Princes et le Prix Histoire du Nouveau Cercle de l'Union
Résumé : Portraits tendres et croisés de deux grands-mères par leurs petites-filles, les poètes Fabienne Yvert et Véronique Vassiliou "Rose recueillait le sang des lapins pour faire des civets" ; "Madeleine aimait bien sucer le cou des poules". Dans des effets de listes propres à cette enfance qui énumère les souvenirs, Fabienne Yvert et Véronique Vassiliou égrainent les mots avec délectation pour dessiner le portrait de leurs grand-mères. Deux figures se mêlent, se croisent, s'enchevêtrent et tressent finalement le fil d'une mémoire à la fois grave et ingénue. La perruque de Madeleine, les longs cheveux de Rose, la cuve à confiture, la machine à coudre. De minuscules morceaux de quotidien, anodins ou banals, mais qui arrachés au temps auxquels ils appartiennent, prennent une tonalité magique, incantatoire et nostalgique, dans un chant d'amour à la vie fruste et parfois cruelle de deux grand-mères paysannes, Rose et Madeleine. On pense aux souvenirs fragmentés de Perec, à la tendresse d'Hervé Guibert pour ses grand-tantes (Suzanne et Louise), aux images de l'enfance qui côtoie la vieillesse, avec la sensualité de l'apprentissage, dans un univers visuel et coloré composé d'odeurs, de goûts, de tissus, d'animaux morts ou vivants, de mots et de maux étranges. Une première édition typographique de ce texte, désormais épuisée, avait été conçue par les éditions Harpo & en 2006.
Résumé : Une grand-mère dans tous ses états. Depuis toujours, Fabienne Yvert cueille les phrases au fil du quotidien. Lorsque l'on a une grand-mère forte en verbe, cela devient un exercice dangereux et hilarant. Sampler se présente comme un florilège de pensées bien frappées d'une vieille femme qui n'a pas sa langue dans sa poche. Sampler est ainsi le pendant "oral" du recueil Rose & Madeleine, où Fabienne Yvert fait un autre portrait de cette grand-mère décidément mythique (on la retrouve aussi dans Papa part maman ment mémé meurt et Télescopages). Le texte, mis en page sous forme de points de canevas (!), est une version augmentée et retravaillée d'une première édition conçue par les éditions Harpo & en 2007 sous le titre Ouvrage outrage.
La seconde édition des Fleurs du mal, privée des six "pièces condamnées" en correctionnelle pour immoralité, paraît en 1861. Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte du Beau et la rigueur de leur composition (ils sont dédiés à Théophile Gautier), ces poèmes illustrent la théorie des correspondances horizontales entre les éléments visibles et invisibles, qui sont comme de "longs échos qui de loin en loin se confondent" pour s'élever en correspondances verticales "ayant l'expansion des choses infinies". Exploration du matériau grouillant qu'est la vie, cette quête spirituelle conduit le poète, tiraillé entre Spleen et Idéal, à travers diverses expériences pour échapper à la dualité déchirante. L'amour, un temps envisagé, est bien vite écarté au profit de l'activité qui caractérise les Tableaux parisiens. Mais la contemplation urbaine s'achève sur la vision presque hallucinatoire des brouillards matinaux. Viennent alors Le Vin et autres plaisirs artificiels, puis le vice, fleurs du mal qui n'offrent que mirage et dégoût. Dans une ultime tentative pour échapper au spleen, le poète pousse un cri de Révolte blasphématoire dont les répétitions ne sont plus des échos incantatoires, mais des piétinements stériles. Reste La Mort. --Sana Tang-Léopold Wauters
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire : le métier d'écrire au XIXe siècle ; l'écrivain est sa table de travail : la rencontre d'un peintre et d'un poète ; groupement de textes thématiques : un paysage est un état d'âme ; groupement de textes stylistique : de la musique avant toute chose ; chronologie : Verlaine et son temps ; fiche : des pistes pour rendre compte de sa lecture.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - Mouvement littéraire : La révolution surréaliste - Genre et registre : Le lyrisme amoureux - L'écrivain à sa table de travail : De l'écriture du poème à la construction du recueil - Groupement de textes : L'insaisissable objet du désir - Chronologie : Paul Éluard et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture. Recommandé pour les classes de lycée.
Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une ?uvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.