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Le beurre de Manako
Yuzuki Asako
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10,40 €
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EAN :9791041417919
Ses dents mordent la pâte moelleuse, enrobée de beurre salé et de sirop. Son estomac gargouille. Elle perçoit le goût, la texture et la température de la nourriture. Elle est tirée d'affaire, elle le sait à présent". Le quotidien de Rika, une jeune journaliste, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d'avoir assassiné trois de ses amants. Cette dernière consent à une interview, à condition que Rika se plie à ses demandes culinaires. Mais en changeant de régime alimentaire, Rika gagne quelques kilos et, pour la première fois, subit le regard des autres et des injonctions de la société à l'égard des femmes. Un roman délicieux saupoudré de tension psychologique, doublé d'un portrait du Japon contemporain. Asako Yuzuki compte parmi les auteurs les plus en vue au Japon. Multirécompensée, elle a été sélectionnée à cinq reprises pour le prix Naoki, la distinction littéraire la plus importante du Japon. Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon "Ses dents mordent la pâte moelleuse, enrobée de beurre salé et de sirop. Son estomac gargouille. Elle perçoit le goût, la texture et la température de la nourriture. Elle est tirée d'affaire, elle le sait à présent". Le quotidien de Rika, une jeune journaliste, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d'avoir assassiné trois de ses amants. Cette dernière consent à une interview, à condition que Rika se plie à ses demandes culinaires. Mais en changeant de régime alimentaire, Rika gagne quelques kilos et, pour la première fois, subit le regard des autres et des injonctions de la société à l'égard des femmes. Un roman délicieux saupoudré de tension psychologique, doublé d'un portrait du Japon contemporain. Asako Yuzuki compte parmi les auteurs les plus en vue au Japon. Multirécompensée, elle a été sélectionnée à cinq reprises pour le prix Naoki, la distinction littéraire la plus importante du Japon. Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon "Ses dents mordent la pâte moelleuse, enrobée de beurre salé et de sirop. Son estomac gargouille. Elle perçoit le goût, la texture et la température de la nourriture. Elle est tirée d'affaire, elle le sait à présent". Le quotidien de Rika, une jeune journaliste, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d'avoir assassiné trois de ses amants. Cette dernière consent à une interview, à condition que Rika se plie à ses demandes culinaires. Mais en changeant de régime alimentaire, Rika gagne quelques kilos et, pour la première fois, subit le regard des autres et des injonctions de la société à l'égard des femmes. Un roman délicieux saupoudré de tension psychologique, doublé d'un portrait du Japon contemporain. Asako Yuzuki compte parmi les auteurs les plus en vue au Japon. Multirécompensée, elle a été sélectionnée à cinq reprises pour le prix Naoki, la distinction littéraire la plus importante du Japon. Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon "Ses dents mordent la pâte moelleuse, enrobée de beurre salé et de sirop. Son estomac gargouille. Elle perçoit le goût, la texture et la température de la nourriture. Elle est tirée d'affaire, elle le sait à présent". Le quotidien de Rika, une jeune journaliste, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d'avoir assassiné trois de ses amants. Cette dernière consent à une interview, à condition que Rika se plie à ses demandes culinaires. Mais en changeant de régime alimentaire, Rika gagne quelques kilos et, pour la première fois, subit le regard des autres et des injonctions de la société à l'égard des femmes. Un roman délicieux saupoudré de tension psychologique, doublé d'un portrait du Japon contemporain. Asako Yuzuki compte parmi les auteurs les plus en vue au Japon. Multirécompensée, elle a été sélectionnée à cinq reprises pour le prix Naoki, la distinction littéraire la plus importante du Japon. Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon "Ses dents mordent la pâte moelleuse, enrobée de beurre salé et de sirop. Son estomac gargouille. Elle perçoit le goût, la texture et la température de la nourriture. Elle est tirée d'affaire, elle le sait à présent". Le quotidien de Rika, une jeune journaliste, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d'avoir assassiné trois de ses amants. Cette dernière consent à une interview, à condition que Rika se plie à ses demandes culinaires. Mais en changeant de régime alimentaire, Rika gagne quelques kilos et, pour la première fois, subit le regard des autres et des injonctions de la société à l'égard des femmes. Un roman délicieux saupoudré de tension psychologique, doublé d'un portrait du Japon contemporain. Asako Yuzuki compte parmi les auteurs les plus en vue au Japon. Multirécompensée, elle a été sélectionnée à cinq reprises pour le prix Naoki, la distinction littéraire la plus importante du Japon. 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Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon "Ses dents mordent la pâte moelleuse, enrobée de beurre salé et de sirop. Son estomac gargouille. Elle perçoit le goût, la texture et la température de la nourriture. Elle est tirée d'affaire, elle le sait à présent". Le quotidien de Rika, une jeune journaliste, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d'avoir assassiné trois de ses amants. Cette dernière consent à une interview, à condition que Rika se plie à ses demandes culinaires. Mais en changeant de régime alimentaire, Rika gagne quelques kilos et, pour la première fois, subit le regard des autres et des injonctions de la société à l'égard des femmes. Un roman délicieux saupoudré de tension psychologique, doublé d'un portrait du Japon contemporain. Asako Yuzuki compte parmi les auteurs les plus en vue au Japon. Multirécompensée, elle a été sélectionnée à cinq reprises pour le prix Naoki, la distinction littéraire la plus importante du Japon. Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon
Suite au plan machiavélique de Seriha, Okitsu et Akamaru sont condamnés à subir des châtiments publics. Et bien qu?il soit lui aussi en grand danger, Akamaru va quand même tout faire pour venir en aide et protéger celle qu?il aime. De son côté, Mizutani ne réagit pas et semble avoir oublié que c?est lui qui est censé être le petit ami de Okitsu. Pour Okitsu, cela ne fait plus l?ombre d?un doute. C?est bien Akamaru qui est l?élu de son coeur?
Le lycée privé de Joshioka est un établissement d?élite. Au départ, il ne réservait ses portes qu?aux jeunes filles brillantes mais depuis peu, il est devenu mixte. Tous les garçons, qui sont en très large infériorité de nombre, sont rassemblés dans la « classe S » où seules les plus chanceuses demoiselles ont le droit d?étudier. Il est bon de préciser qu?au vu de la pression de travail qui pèse sur les épaules de ces jeunes filles, elles compensent toutes par une libido excessivement développée, totalement incontrôlable et elles se jettent sur tout ce qui bouge. Quitte à violer leurs camarades masculins. Fraichement arrivé dans le lycée, Mizutani découvre que pour un garçon, les possibilités de survie sont très faibles. Premièrement, être particulièrement moche. Dommage, il ne rentre pas dans cette catégorie. Deuxièmement, devenir une idole inaccessible que l?on vénérerait plus qu?autre chose. Echec, au vu de sa banalité et de son physique plus virile qu?idol potentiel. Reste deux options: accepter d?assurer sans distinction les pulsions sexuelles de toutes les filles qui le souhaitent, ou se mettre en couple et ne pas déroger de son amour éternel pour une seule et même fille. Le jeune homme, peu enclin à devenir un jouet sexuel pour filles détraquées, choisit la dernière option. Et évidemment, il va jeter son dévolu sur la première fille saine d?esprit (et sans doute la seule du lycée?) qui passe: Rise Okitsu, qui était là au mauvais endroit au mauvais moment. Seulement la jeune fille n?avait rien demandé, et voilà qu?elle se retrouve la cible de brimades particulièrement violentes de la part de ses camarades.Dans un premier temps, l?idée qui nous vient est: mais qu?est ce que c?est que ça? L?auteur chamboule toutes nos représentations du manga, qui plus est du shojo. Heureusement que la couverture prévient que la lecture est réservée à un public averti! En effet, on s?attendait à un genre de switch girl au vu de la couverture, un peu plus caricatural dans le sens inverse du terme, peut être. Eh bien... non. Les filles de ce shojo sont totalement folles, au point de violer le premier garçon qui passe, lui donner du viagra, l?attacher et employer des mots crus et représentatifs. Cet aspect un peu dérangeant, violent parfois lors d?abus sexuels ou de brimades, dérange en premier lieu. On n?a pas l?habitude de voir des jeunes hommes soumis aux désirs de lycéennes, on a même plutôt l?habitude de voir les lycéennes de shojo embrasser quelqu?un au bout d?à peu près cinq volumes, en moyenne. On se délecte alors de cette ambiance plus adulte, quoique vraiment exagérée à l?extrême, et de l?humour qui en découle. Il faudra néanmoins prendre la lecture au second degré, au vu de l?ambiance survoltée qui régit la narration. Ça bouge, ça avance, mais au final Rise souffre de ses brimades, Mizutani la libère, se fait acculer par les femmes de son école, et Rise décide de supporter tout cela pour le tirer d?affaire. C?est donc une héroïne forte et intrépide que l?on rencontre avec plaisir, et l?on voit bien que l?auteur prend son temps pour développer des sentiments dans cet univers totalement imaginaire mais, il faut bien l?avouer, drôle. En effet, l?auteur ne rentre pas dans le vulgaire comme on pourrait le croire et c?est en assumant parfaitement son manga qu?elle nous amuse et nous plait, en dépit de la surprise première qui mettra un peu de temps pour s?en aller. On a cependant hâte de voir les relations entre tout ce petit monde évoluer!L?édition fait un très bon travail sur la traduction, n?hésitant pas à employer des termes crus et réalistes dans la bouche d?adolescents de leur âge, ce qui colle parfaitement à l?ambiance du manga et lui offre crédibilité et pertinence. Dommage, toutefois, que seules certaines onomatopées soient adaptées tandis que d?autres sont seulement traduites. Les graphismes de l?auteur, enfin, sont assez simples mais permettent de bien identifier les personnages importants de la masse de filles inutile qui se colle derrière, et donne bien à Mizutani cet aspect un peu lâche et perdu qu?il aborde constamment dans son attitude. De même, Okitsu est merveilleusement caricaturée de l?héroïne victime d?ijime, et se révèle bien plus forte que prévu dans certains plans absolument délicieux où on la voit, telle un monstre, révéler sa force de caractère et sa violence. En effet, elle tape beaucoup et c?est avec simplicité et efficacité que l?auteur dessine ses sentiments. Dommage que les décors soient parfois oubliés, notamment dans les rares plans où l?action ne prend pas toute la place! Bref, un premier tome véritablement étonnant, qui nous amène à nous questionner quant à nos attentes en matière de shojo. Prometteur mais légèrement dérangeant tout de même, on reste sur nos gardes et on ra voir plus loin pour vérifier si une construction solide se profile ou non à l?horizon.NiDNiM(Critique de www.manga-news.com )
Résumé : Juin 1988, préfecture d'Hiroshima. Le commandant Ôgami a la réputation d'être l'un des meilleurs enquêteurs du Japon, mais aussi d'être trop proche des yakuzas. Sa hiérarchie le trouve ingérable, pourtant elle ne peut se passer de lui. Surtout au moment où une guerre des gangs menace. Entre bandits d'honneur et truands vicieux, la tension monte dangereusement. C'est dans ce contexte périlleux que le jeune Hioka est propulsé adjoint du commandant. Il découvre vite que l'image de loup solitaire d'Ôgami est justifiée. Ses méthodes sont brutales. Tandis qu'une relation de maître à disciple se noue entre eux, une course contre la montre commence. Mais n'est-il pas déjà trop tard pour éviter un bain de sang ?
Schrödinger Erwin ; Keffler Léon ; Danchin Antoine
Qu'est-ce que la vie ? "Quand j'étais jeune étudiant en mathématiques, au début des années cinquante, je ne lisais pas beaucoup, mais ce que je lisais - quand j'arrivais à finir le livre - était souvent d'Erwin Schrödinger. J'ai toujours été fasciné par son style, par la façon dont il transmettait l'excitation de la découverte et ouvrait des perspectives vers une compréhension vraiment nouvelle du monde dans lequel nous vivons. Aucun de ses livres ne possède ces qualités davantage que son célèbre Qu'est-ce que la vie ? - qui, je le sais aujourd'hui, compte parmi les écrits scientifiques les plus importants de ce siècle."
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Avec un talent incomparable, Tanizaki met en scène une dramatique histoire d'amour dans le Japon du XIXE siècle.4e de couverture : Femme-enfant ingénue, la belle O-Tsuya apprend vite à user de ses charmes et devient une courtisane accomplie qui excelle à corrompre et manipuler les hommes. Jeune et naïf, Shinsuke est une proie facile. Mais qui sait jusqu'à quelles folies peut conduire la passion ?Avec un talent incomparable, Tanizaki met en scène une dramatique histoire d'amour dans le Japon du XIXE siècle.Notes Biographiques : Junichirô Tanizaki est né à Tôkyô le 24 juillet 1886. Étudiant à l'université de Tôkyô, il publie en 1910 Le tatouage, nouvelle cruelle et raffinée qui lui apporte une célébrité immédiate. Il s'engage alors dans la voie littéraire, publiant de nombreux récits qui, dans les veines moderniste et diaboliste, s'inspirent souvent d'un Occident et d'une Chine exotiques - jusqu'au grand séisme qui secouera Tôkyô en 1923. Tanizaki quitte alors la capitale pour la région de Kyôto et Ôsaka et, après avoir publié Un amour insensé (1924) qui signe magistralement la fin de cette première période, il opte pour un retour aux sources japonaises. En témoignent notamment son essai d'esthétique, Éloge de l'ombre (1933), ses trois versions modernes du Dit du genji et son chef-d'?uvre : Quatre s?urs. Interdite en 1943 car jugée inconvenante en temps de guerre, cette saga familiale sera finalement éditée entre 1946 et 1948. Lorsque Tanizaki s'éteint, le 30 juin 1965, il laisse une ?uvre unanimement considérée comme l'une des plus importantes du XXE siècle japonais.
Dix nouvelles sont ici rassemblées. Elles reflètent tout à la fois la diversité des talents de Mishima - art du détail comme du développement thématique, art de la description comme de l'ellipse - et la diversité des univers qu'il pénètre. Les hommes d'affaires et leurs épouses, les geishas, les gens du peuple, les acteurs du kabuki, le vieux prêtre du temple de Shiga et les soldats finissent par composer un Japon moderne en butte à ses traditions séculaires. Et tout est là: l'amour vénal, l'amour sublime et sacrilège; la perversion des femmes et du monde de l'argent; les superstitions et le sens du sacré; la mort. La mort accidentelle des enfants. Celle, attendue, d'un vieillard. La mort rituelle, choisie pour l'honneur - ce seppuku que Mishima a finalement exécuté sur lui-même.
Un vieil écrivain, Shunsuké, est fasciné par la beauté exceptionnelle de Yüichi, un jeune homosexuel. Shunsuké, dont l'oeuvre est connue, mais déjà achevée, a consacré toute sa vie à l'esprit et à la création. En Yüichi, c'est la liberté du corps, l'esthétique réduite à sa pure apparence physique et à la jouissance immédiate, que le romancier découvre. Yüichi, conscient de sa sexualité, hésite à épouser Yasuko, dont l'écrivain est amoureux. Il se confie au vieillard qui, au terme d'un pacte diabolique, l'incite à se marier. Shunsuké pourra dès lors manipuler le jeune homme comme une marionnette, comme un personnage incarné d'un roman qu'il n'écrira jamais. Sa misogynie déclarée, sa rancoeur à l'égard des femmes qui l'ont fait souffrir durant toute sa vie trouvent ainsi un cruel assouvissement. Mais c'est compter sans l'intervention d'autres manipulateurs et surtout croire qu'il peut lui-même échapper à la séduction de Yüichi. Rédigé entre 1950 et 1953, Les amours interdites décrit avec audace et sincérité l'univers homosexuel du Tôkyô d'après-guerre. Mais c'est surtout le roman où Mishima entreprend d'exposer sans fard sa conception de la sexualité, des rapports familiaux et sociaux, et ses théories esthétiques et philosophiques. A propos des Amours interdites, l'auteur devait écrire : "J'ai formé le projet insolent de transformer mon tempérament en un roman et d'ensevelir le premier dans le second."
4e de couverture : Deux drames marquent ces quatre nouvelles : la guerre - Kenzaburô Ôé avait dix ans en 1945 -, et la naissance, en 1964, de son fils anormal qui lui a révélé le véritable chemin de la vie. Si les récits de Kenzaburô Ôé ne sont jamais totalement autobiographiques, tous en revanche prennent naissance dans son expérience personnelle.Dans Gibier d'élevage, l'auteur décrit l'impact sur les esprits, dans un village montagnard, de la présence d'un prisonnier noir américain. Dans Dites-nous comment survivre à notre folie, nous ont contés les efforts d'un père pour nouer avec son fils handicapé mental des relations aussi étroites et fines que possible. La dernière nouvelle est l'un des textes les plus déconcertants et les plus complexes de ce romancier qui fut couronné par le prix Nobel en 1994.Notes Biographiques : Kenzaburô Ôé est né en 1935 dans l'île de Shikoku au Japon. Il étudie la littérature française et soutient une thèse sur Jean-Paul Sartre. Ses premiers textes paraissent dans les années 1950. En 1958, il reçoit le prix Akutagawa, l'équivalent du prix Goncourt, pour Gibier d'élevage, adapté au cinéma par Nagisa Oshima sous le titre Une bête à nourrir. Seventeen paraît en 1961. Inspirée par l'assassinat du chef de fil du parti socialiste par un militant d'extrême droite de dix-sept ans, cette nouvelle évoque le Japon du début des années 1960 avec la recrudescence de l'ultranationalisme du parti impérial. En 1964, la naissance de son fils, handicapé, bouleverse sa vie comme son univers romanesque. Il s'inspire de ce drame dans un livre déchirant, Une affaire personnelle, récit des trois jours qui suivent la naissance de cet enfant. Dans les années 1980, Kenzaburô Ôé s'intéresse à la littérature latino-américaine et séjourne au Mexique où il enseigne à l'université. Il reçoit le prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son ?uvre en 1994. Écrivain original qui rejette le système des valeurs de la société existante et reflète les interrogations et les inquiétudes de la génération d'après-guerre, Kenzaburô Ôé incarne la crise de conscience d'un pays emporté par la fuite en avant.