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Bonheurs du leurre
Yurkievich Saul ; Ramond Michèle
GALLIMARD
17,76 €
Épuisé
EAN :9782070119721
Où se situe le leurre, le trompe-l'?il? L'illusion créée par ces proses est peut-être moins illusoire que nous ne le croyons. L'une après l'autre elles nous absorbent, nous imposent leur monde, nous font oublier celui qui nous entoure, qui n'est bientôt qu'un décor. Il n'y a dans ces pages aucune mimésis, c'est l'écriture elle-même qui devient le réel: sa langue tangible, ses mots qui se bousculent, sa syntaxe ondulatoire, ses fantômes, ses désirs, ses angoisses, ses jubilations, ses hôtes aimés ou redoutés. Bonheurs du leurre est un recueil qui charme le lecteur, l'attrapant dans le récit de ses petites pérégrinations ("Visitez Londres", "Washington Square"), l'interrogeant sans détour dans son "Questionnaire" ou l'amusant avec ses intrigues. Le narrateur se confronte à des doubles et à des monstres, il passe par plusieurs morts, et ses extases n'ont d'égales que ses épreuves. Mais ici les pires drames sont souriants et les morts ne sont jamais définitives. Mais ici les voluptés débordent le registre officiel du sexe et du genre. Mais ici les parcs et les villes les plus célèbres sont méconnaissables, comme vus à travers un microscope quantique. Merveilleuses proses qui sont beaucoup plus que poétiques, car, chez Saul Yurkievich, la pensée se fait corps, la recherche du mot est quête de l'être, sons et sens sont les deux faces d'une seule vérité, multiple. Bonheurs du leurre est un parcours euphorisant, la jam-session magistrale d'un "trafiquant de masques et de voix" que la très belle traduction de Michèle Ramond, véritable prouesse, restitue avec brio dans son mouvement, son humour et sa profondeur. Biographie: Saul Yurkievich, écrivain argentin (1931-2005), a poursuivi toute sa carrière d'universitaire et de critique littéraire en France. Les Editions Seghers ont publié en 1980 Envers, une anthologie de sa poésie traduite par Florence Delay, Henri Deluy, Pierre Lartigue et Jacques Roubaud, puis en 1990 Soi-disant. Il est le traducteur espagnol d'Edmond Jabès.
Littérature latino-américaine : tous ses lecteurs la reconnaissent sans parvenir à la connaître. Nul autre continent n'a pu atteindre une telle cohésion, une semblable créativité : luxuriant tissu de lettres, rassemblement multiforme et polyphonique, la littérature latino-américaine suscite et coalise les études que comprend ce volume. On y tend à concerter l'embrassement des périodes et l'analyse des oeuvres clefs qui rehaussent les grands trajets. On se concentre sur le modernisme et l'avant-garde, les deux principales mouvances esthétiques de l'ère contemporaine. Saúl Yurkievich aborde ici, au travers de multiples visées, à partir de son riche outillage, les auteurs les plus marquants : Borges, Cortázar, Paz, García Márquez, Lezama Lima, Felisberto Hernandez, Darío, Huidobro, Vallejo, Neruda.
Saul Yurkevich est mort le 27 juillet 2005. Né en 1931 en Argentine, il vivait en France depuis 1966. Professeur à Paris VIII, il collaborait à diverses universités dans le monde. Il avait été membre du collectif de la revue Change et demeurait un collaborateur proche d'Action Poétique. Plusieurs de ses recueils de poèmes ont été publiés en traduction française. Chargé de l'édition des ?uvres complètent de son ami Julio Cortazar, il avait publié Littérature latino-américaine: traces et trajets en Folio-Gallimard.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Calligrammes est un recueil de poésie exceptionnel. Par les circonstances de sa composition : en pleine Première Guerre mondiale et, pour partie, sur le front même. Par l'intensité émotionnelle qui s'en dégage : du désespoir le plus profond au plus vibrant d'hymne à l'amour. Par la nouveauté de son mode d'expression : le poème-dessin. Quand Apollinaire publie son recueil en avril 1918, il lui reste sept mois à vivre.
Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une ?uvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.
Résumé : Fêtes galantes, un recueil court, composé de 22 poèmes dans des formes métriques très variées, met en scène des scènes de séduction et de badinage amoureux entre des personnages issus du monde de la commedia dell'arte italienne et d'une campagne idéalisée. Quant au recueil Romances sans paroles, il se divise en 4 parties : les Ariettes oubliées, Paysages belges, Birds in the Night et Aquarelles. Le recueil porte l'empreinte de l'intérêt du poète pour la musicalité des chansons et pour la peinture en général. Paul Verlaine, poète français (1844-1896). Fêtes galantes est un recueil de poèmes publié en 1869. C'est le deuxième recueil signé par le poète après les Poèmes saturniens de 1866. Il publie quelques années après le recueil de poésie Romances sans paroles (1874).