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Délit de fuite
Yun Jiang
MERCURE DE FRAN
12,11 €
Épuisé
EAN :9782715223066
Ce matin-là, il se réveilla avec un terrible mai de crâne. Il se leva pour aller dans la salle de bains et trouva qu'il faisait un peu froid. Dans le grand miroir qui occupait la moitié du mur, il surprit une image étrange, un homme entièrement nu, et sur ce corps nu, des lèvres rouges, partout des lèvres rouges, comme des gouttes de sang écarlate perlant sur une peau couverte de plaies. Il était terrorisé, complètement affolé. En se voyant, si misérable, dans la glace, il comprit que tout ce qui s'était passé était bien réel. " Professeur de lettres dans un lycée, Lin Ze mène une existence solitaire et austère. Il s'ennuie autant qu'il ennuie ses élèves. A peine entré dans un réseau de vente par relations, il découvre l'amour et un fugitif bonheur auprès de Ma Dan, une femme qui vit dans le souvenir d'une déception sentimentale. Autour de personnages tantôt mystérieux, tantôt ridicules et tourmentés, l'auteur nous livre le récit cruel et poétique de la vie d'êtres enfermés dans leur solitude.
Yun Dae-nyeong ; Jeong Jia ; Ha Songnan ; Park Min
La boulangerie de New-York (Nouvelle de KIM Yeon-su). J'ai toujours le Nouveau Journal de Gimcheon du 26 mai 1994. On y lit, au début d'un article : "Kim Yeon-su, un natif de Gimcheon âgé de 24 ans, a fait paraître, il y a déjà quelque temps, un poème et une nouvelle dont on a appris l'existence un peu tard." Pour le journaliste que j'ai été, une telle introduction a de quoi éveiller la curiosité du lecteur. Elle sous-entend tout un passé mystérieux. Par la suite, l'article ne précise pas pourquoi ces premiers écrits n'ont été connus qu'"un peu tard", mais en fait, c'est tout bonnement que la nouvelle en avait été communiquée "un peu tard" par papa. Il avait surligné cette phrase au marqueur jaune fluo : "Kim Yeon-su, de la boulangerie-pâtisserie de New York située à côté du poste de police de la gare,..." De temps en temps, il m'envoyait des articles de journaux dont il avait ainsi mis en évidence certains passages et qu'il glissait dans une enveloppe à courrier. C'est en ouvrant l'une d'elles que j'ai découvert une coupure du Chosun Ilbo. Je n'y avais jamais répondu à une interview ou écrit un article. Celui-ci parlait de Yu Miri, la lauréate du prix littéraire Akutagawa. Papa avait surligné son nom en rouge, ainsi que le titre de l'article du critique Hong Sajung : "Une écriture née de l'errance et du désespoir". Dans sa lettre, papa disait : "J'ai confiance en toi. Sois plein d'assurance, ne te décourage pas et suis ta voie. Et puis, de toute façon, c'est comme ça, la vie, non ?". Entre les mots "c'est" et "comme ça", il avait ajouté "bien" dans un crochet qu'il avait tracé au-dessus.
Résumé : Avec un père absent et peu fiable, la jeune Kyung-A, son frère, sa soeur et sa mère ne peuvent compter que sur eux-mêmes. De déménagements en nouvelles rencontres, d'emplois précaires en drames adolescents, chacun apprend à se débrouiller seul, fort de savoir qu'il pourra retourner auprès des siens à tout moment. Mais, le temps passant, les enfants se font happer par leur destinée individuelle et par la grande Histoire, et désertent ce foyer familial si fragile. Mia Yun se révèle à la fois poète, peintre et conteuse dans ce roman qui nous plonge dans un ailleurs dépaysant, évocateur, d'une beauté infinie.
Le vieux mendiant est toujours là, endormi sous la pluie qui tombe à verse. Yeong regarde autour d'elle : personne ne l'observe. Elle ouvre son parapluie vert et le pose doucement aux côtés du vieil homme... Une histoire émouvante, entre réalisme et poésie.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.