Cette biographie retrace le parcours atypique d'un homme dont l'existence et les oeuvres sont superbement reléguées aux oubliettes. Pourtant, il a marqué de son empreinte indélébile la vie de plusieurs générations et l'activité socioéducative au Cameroun, dépendant et indépendant. Cet homme, né à Nkol-Mfoundi, un quartier de la ville de Yaoundé, formé à l'école primaire de Djoungolo, petit séminaire Saint-Joseph-d'Akono, séminaire de Mva'a, grand séminaire Saint-Laurent-de-Mvolyé, a été appelé à encadrer les paysans au pays Mvelé, à enseigner aux Camerounais et aux enfants français, à conseiller la municipalité, et à présider aux destinées de l'école Saint-Joseph et des écoles satellites, Peut-on honnêtement oublier un tel homme qui, soucieux de l'éducation de la jeunesse, s'est consacré corps et nie à bâtir l'espoir de la société ? Un homme qui, sa vie durant, a milité pour que les enseignants du secteur privé soient restaurés dans leur dignité et leurs droits ? La sagesse populaire africaine ne dit-elle pas que "celui qui boit de l'eau de la calebasse doit toujours penser à la source" ? En tout cas, Joseph Cunibert Nkondongo Obama, ce héraut de l'éducation et du christianisme social au Cameroun, a estampillé bien des esprits, tel que nous venons de le peindre dans ce portrait. Cette oeuvre modeste constitue un devoir de mémoire et un hommage mérité, car un proverbe célèbre dit que "celui qui a planté un arbre avant de mourir, n'a pas vécu inutilement".
En cette époque de chasse aux livres, Iku Kasahara a intégré le corps des bibliothécaires à la recherche d'un homme qu'elle admire (son prince charmant). Elle a été affectée au GIB, où les jours passent sans un prince en vue. Mais la bibliothèque est victime d'une attaque armée! Juste après avoir mené à bien sa mission, Tezuka, dont Iku pensait qu'il la détestait, lui demande de sortir avec lui!
Iku, accusée de complicité de dissimulation de matériellittéraire, subit au quotidien les auditions de la commission.Elle va rencontrer le frère aîné de Tezuka, Satoshi! Alorsqu'en apprenant la vérité, elle sent la colère la gagner, Dojo seprécipite auprès d'elle!! Mais la lettre de Satoshi qu'elle reçoitquelques jours plus tard contient une dernière révélationchoquante... Un tome 8 comprenant deux side scories à ne pasmanquer!
Pour protéger le célèbre romancier Toma de la censure, le Corps des bibliothécaires utilise le domicile de l'ancien commandant de la base de bibliothèque du Kanto, Inamine. Mais voilà que les Services Spéciaux d'Amélioration s'y présentent ! Dojo et Iku doivent fuir. De plus, on leur fait part d'une tactique effarante? Enfin, l'Histoire est en marche !
Revue de presse Attendu pendant très longtemps à cause de son rythme de parution très lent, le dixième volume de Library Wars est enfin sorti, et nous replonge très facilement dans son intrigue, où l'on retrouve nos héros à une période charnière, puisque, pour la première fois, des gens du peuple se sont soulevés contre la loi de censure afin de réhabiliter le mot "coiffeur" ! Rapide, ce passage est avant tout l'occasion de consolider certaines évolutions de certains personnages, à commencer par Iku bien sûr, dont les doutes sont toujours estompés par Dojo, mais c'est surtout Tezuka qui change, évoluant un peu dans son lien avec Shibasaki et dans sa relation houleuse avec son frère Satoshi.Dans une ambiance propice à la lutte contre le comité d'amélioration, la mission suivante s'annonce importante, d'autant qu'elle est d'envergure : pour protéger une exposition d'art devant se tenir dans la préfecture d'Ibaraki et ayant pour pièce maîtresse une oeuvre s'opposant à la loi d'amélioration, Iku, Genda, Dojo et les autres doivent se rendre sur les lieux, mais la situation sur place va le clouer sur place : les forces armées y sont reléguées au dernier rang de l'échelle depuis l'arrivée au poste de directrice d'une femme trop pacifiste. Les groupes pacifistes et les bibliothécaires font régner leur loi au point de harceler les corps armés, et si les hommes emmenés par le colossal Genda n'ont pas grand-chose à craindre, Iku, seule fille du groupe, devient la cible privilégiée des bibliothécaires...Avant le conflit pour protéger l'exposition d'art, c'est donc un conflit interne qui attend Iku et les autres, le système anti-violence mis en place par la directrice à Mito prenant plaisir à dévaloriser les corps armés. Mais que ce soit du côté de Genda qui impose très vite sa façon d'être, ou chez Iku qui conserve son caractère, pas question de se laisser marcher sur les pieds ! Les épreuves liées à ce conflit interne sont en réalité assez basiques et vite passées en revue, on peut par exemple regretter de ne pas suivre un peu plus les agissements de Genda ou de ne pas voir un peu plus en avant les compagnes d'infortune d'Iku, cela dit ça a le mérite de ne pas traîner inutilement, et de faire ressortir l'essentiel, à savoir les évolutions marquantes d'Iku, qui assume encore un peu plus ses sentiments pour un Dojo toujours là pour elle, remarque la prévenance de son amie Shibasaki, prend conscience de sa petite part de méchanceté, puis se confronte enfin à ses parents dans un passage bref, mais joliment tourné et très touchant.En somme, les rebondissements sont une nouvelle fois un peu simples, mais là où l'on reprochait souvent le manque d'évolution concrète des personnages, cette fois-ci on en a un peu plus, et de façon convaincante. La lecture est plaisante, et en profite pour bien contextualiser l'arc à Ibaraki, qui s'annonce passionnant dans le prochain tome. (Critique de www.manga-news.com)
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.