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Aussi hauts que soient les nuages, il y a toujours une échelle…
Yuan Mei
INSOMNIAQUE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782376231004
Ce livre est le récit de la vie de Qin Wenchen, célèbre compositeur de musique contemporaine, qui a grandi dans la steppe de l'Ordos, en Mongolie intérieure. Il rassemble soixante anecdotes marquantes de sa vie, illustrées par les dessins de Yuan Weixi, qui ont touché le coeur de nombreux lecteurs chinois, depuis sa parution en 2015. L'ouvrage nous permet de faire la connaissance de personnages insolites : - des paysans qui imaginent la vie urbaine à partir des illustrations des paquets de cigarettes, - les villageois qui se servent d'une chaussure comme instrument de mesure, - un professeur de erhu (violon à deux cordes) toujours ivre, - un conteur forgeron, - un personnage qui n'aurait jamais dû exister selon les normes en vigueur, - une école qui réclame 24 hottes de fumier comme frais de scolarité, - un enfant fasciné par l'odeur de l'essence, - un artiste de rue qui n'a jamais voulu s'installer nulle part...
Résumé : Zhang Li fait sans le vouloir un bond de plusieurs millénaires dans le passé, après avoir côtoyé une étrange statue de pierre... vivante. Mais la statue douce et bienveillante qu'il a connu a laissé place à un homme froid et cruel. Maintenant coincé dans une époque qui n'est pas la sienne, Zhang Li est bien décidé à survivre et à découvrir qui est réellement cet homme aux multiples facettes.
Elégies de Chu est le premier recueil non anonyme de la littérature chinoise. Pour la première fois, un poète chinois exprime ses sentiments, et notamment la douleur liée à l'exil, à un amour déçu, en ne dissimulant rien de ses multiples états d'âme. L'émouvante authenticité du poète et sa capacité à inventer des formes nouvelles font de ce recueil une oeuvre fondatrice de la poésie chinoise et un modèle pour de très nombreux auteurs, jusqu'à nos jours. L'ouvrage se compose des trois oeuvres majeures du Chu ci : Lisao, Jiuge et Yuanyou.
Afin de se distraire de ses nombreux travaux historiques et littéraires, Yuan Mei, lettré chinois du XVIIIe siècle, se lança dans un recueil de récits fabuleux, le Zibuyu, c?est-à-dire Le Maître ne parlait pas, ouvrage longtemps considéré comme mineur dans son oeuvre. Ce titre est issu d?une célèbre déclaration présente dans les Entretiens de Confucius: « Le Maître ne parlait ni du fantastique, ni de la violence, ni du désordre, ni du surnaturel ». Par ce titre malicieux sinon sarcastique, l?écrivain annonce son dessein de traiter des phénomènes étranges et surnaturels. Ce penchant pour les « amusettes » le suivit toute sa vie: dès son enfance, sa tante lui en donna le goût, et il collectionna ces récits auprès de ses relations et au hasard de ses rencontres. Dans son intégralité, le Zibuyu comprend 1 200 pièces; Ce dont le Maître ne parlait pas n?en retient que 135 récits, tous liés au rêve, un domaine qui a toujours fasciné les Chinois et qui a suscité depuis deux millénaires une littérature unique. Outre les récits de métamorphoses, de revenants, d?ensorcellement et de possession, Ce dont le Maître ne parlait pas réserve quelques surprises: on y découvre de multiples ouvertures sur les moeurs, les croyances et les pratiques de la société du temps; et Yuan Mei y dessine, à touches légères, un autoportrait d?une grande finesse.
Résumé : Il est le premier poète chinois connu. Immortel auteur et quasi fondateur de la poésie classique, Qu Yuan (vers 343 - vers 279 av. J.-C.) devint un mythe dès après sa mort tragique lorsque, chargé de sable, il se laissa engloutir dans l'intimité de l'eau par une nuit lunaire. Plus que le gravier, c'est le poids du désespoir qui l'empêcha de remonter à l'air de ce pays de Chu qu'il aima tant. Il en décrivit les forêts profondes, les fleurs odorantes, les bêtes étranges, les femmes séduisantes. Accablé par le désamour du prince, cherchant vainement une compagne pour adoucir son exil, affligé de ne rencontrer aucun sage qui le comprît, dégoûté de ce monde turbide, il jugea bon de s'en éloigner à jamais. Dans ses vers somptueux, parfois précieux, il décrivit les cieux multiples où il erra, sur son char attelé de dragons, accompagné de phénix et d'êtres fabuleux, parmi les esprits et les astres. Il dit la suavité des parfums du Sud, l'angoisse qui le saisit dans les ténèbres végétales, la douceur des eaux vives de son pays. Il chanta encore le charme des femmes qui dansèrent à la cour, la gaieté des chants qui résonnèrent au palais, les saveurs des mets épicés du Midi, la somptuosité des nobles demeures... Les Elégies de Chu comprennent aussi des poésies de ses disciples qui, aux siècles suivants, reprirent à sa suite les thèmes qui lui furent chers. Beaucoup parlèrent de bannissements, d'errances lointaines, d'êtres fantastiques escortant leur voyage erratique, quête d'amours et de sagesses.
A tous ! A toutes ! Le mouvement des Gilets jaunes exprime depuis le 17 novembre dernier le ras-le-bol d'un peuple qui n'en peut plus d'être taxé, humilié, exploité, méprisé par un pouvoir toujours plus distant de sa réalité..." C'est ainsi que débute "L'appel de Saint-Nazaire" du 21 novembre 2018, qui sera partagé plus d'un million de fois dès le lendemain. Depuis plus de cinq mois, des pauvres réunis par la colère se sont mis à palabrer, à chanter leurs rêves et crier leurs dégoûts, à échanger leurs idées et dépasser leurs préjugés. Nombre d'entre eux ont inscrit au dos de leur gilet fluo quelques mots qui leur venaient du coeur : la révolte et l'exigence égalitaire fleurissent sur ce bout d'étoffe synthétique mais lumineuse qui a le pouvoir formidable de rendre visible la plèbe, si vaste et pourtant si infime. Voici en images une centaine de ces dos - qui parlent et grondent, qui crient et rient -, auxquels nous avons joint des propos de Gilets jaunes, ainsi que quelques informations et observations de notre cru.
Le 4 juin 1989, l'armée chinoise réprimait par un carnage le vaste mouvement de contestation qui avait fait naître à Pékin l'espoir d'une démocratisation. Trente ans plus tard, on estime à plusieurs milliers le nombre de morts. Il en existe une liste partielle de 202 noms, établie par le collectif des Mères de Tian'anmen et très instructive quant à la diversité sociale des victimes, la férocité des bourreaux et les moyens militaires employés pour écraser une révolte de citadins sans armes. La voici, présentée par Hervé Denés, connaisseur averti de la société chinoise.
Victor Dojlida (1926-1997), né en Pologne, a grandi dans un coin de Lorraine minier et industriel. Au sortir d'une enfance pauvre, il est confronté à l'occupation allemande et se révolte face aux exactions des nazis et de leurs supplétifs de la police française. Hardi et dégourdi, Victor, alias le Dzikus (le sauvageon, en polonais), devient d'abord contrebandier pour nourrir sa famille et ses voisins, puis passeur, aidant des prisonniers de guerre évadés à sortir d'Allemagne. Il entre ensuite dans la Résistance à 16 ans, sous les couleurs des FTP et s'y distingue par son courage et ses faits d'armes. Il est arrêté par la police en février 1944 et déporté à Dachau et à Buchenwald. Il survit aux tourments barbares des SS, à la faim et au typhus, mais de nouvelles tribulations - et de nouvelles trahisons - l'attendent à son retour en Lorraine... Ce récit trépidant et sans fard s'arrête là. L'auteur a eu son moment de célébrité à la fin des années 1980. A son retour des camps, révolté par le fait que le juge collabo qui l'avait livré aux nazis était encore en poste, il lui avait cassé la figure et avait perdu toute foi en la justice de France, se faisant braqueur et ciblant des collabos. Très lourdement condamné à chacune de ses arrestations, il ne sortit de prison qu'en 1989, après avoir passé 15 mois en camp de concentration et près de 42 ans dans els prisons françaises ce qui faisait de lui le plus vieux prisonnier du pays. Il en sortit d'ailleurs qu'à la suite d'une campagne d'ex-déportés initiée apr Marcel Paul. Michelle Lesbre a connu un certain succès avec son Victor Dojlida, une vie dans l'ombre. Aujourd'hui, L'insomniaque, où il comptait de nombreux amis, est en mesure de publier ses souvenirs : c'est un témoignage essentiel pour servir à l'histoire tant de l'immigration d'avant-guerre que de la Résistance, dont la base ouvrière était alors en première ligne du combat pour la liberté et la dignité.