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Tribu
Yot Nathalie
CONTRE ALLEE
17,50 €
Épuisé
EAN :9782376650263
Elvire et Yann d'un côté, Mina de l'autre. Trois personnages que tout oppose, qui n'auraient sans doute jamais dû se rencontrer. Elvire, violoncelliste de renom ; Yann, prêt à tout pour conserver l'amour de la musicienne ; et Mina, femme de ménage qui n'aurait rien contre le fait de mettre un peu de piment dans son existence. Des parcours différents, des milieux sociaux et culturels éloignés, trois personnalités, trois corps, qui vivent l'expérience de l'autre, avec attirance et répulsion en ritournelle. Mina, Elvire et Yann, trois personnages en quête d'une vie plus grande, aux frontières des tabous et des interdits. Vivre plus fort, vivre vraiment. Mais les relations établies peuvent-elles réellement évoluer ? Domination et dépendance ne modèlent-elles pas les liens entre les êtres ? Jusqu'où Mina, Elvire et Yann seront-ils prêts à aller pour souder leur relation ? L'un ou l'? autre ne se fera-t-il pas manger par les autres ?
La fille a quitté la maison familiale depuis dix ans. Revenir n'est pas chose aisée, pourtant, elle veut retrouver Père, Mère, son chez elle, la douceur d'un foyer. Le retour de la fille détraque la relation entre ses parents, elle gêne, perturbe, fait remonter des souvenirs douloureux. La communication est difficile entre eux trois. Dans la maison, on ne sait plus comment se comporter, comment agir. On tente des choses inattendues, parfois burlesques. On essaie aussi de faire remonter les beaux souvenirs, avec plus ou moins de réussite... Comment communiquer quand on ne se comprend pas ? Comment dépasser les événements du passé pour se retrouver ? Comment supporter la présence de l'autre quand elle nous est imposée ? La folie guette, dans ce huis-clos familial où Nathalie Yot interroge le secret des familles. Avec une langue directe et percutante, proche de l'oralité, elle entraîne le/la lecteurice au sein d'un trio familial dysfonctionnel inoubliable.
Inédit à ce jour, Bonjour est associé dans ce recueil à la réédition de Hotdog (Le Pédalo ivre, 2017). L'un et l'autre ont pour trait commun de questionner des formes de précarité et d'invisibilité des femmes : femmes de ménage dans Bonjour, SDF toxicomanes dans Hotdog. Deux textes à l'écriture aussi poétique que documentaire, régulièrement mis en scène. La genèse de Bonjour Au commencement, il y a Bouchra Demrah, habitante du quartier du théâtre Jean Vilar à Montpellier dont elle rencontrera l'équipe. Bouchra avait ce désir qui ne la quittait pas de raconter son travail, sa vie dans le travail, et son regard particulier sur sa situation, celle d'une femme de ménage. Tandis que l'équipe du théâtre sollicite Nathalie Yot pour l'accompagner, d'autres femmes rejoignent le projet. "J'ai été contactée pour écrire leur parcours, traduire leurs mots et tenter de mettre mon écriture, ma langue poétique dans ces témoignages. Il a fallu beaucoup d'entretiens, il a fallu que je comprenne l'intention première, que je m'approprie le sujet, que je l'expulse du mode reportage et que nous arrivions ensemble à savoir l'intérêt d'une telle initiative. Cet intérêt a émergé de manière évidente quand je me suis aperçue que cette parole sortait d'un corps invisible, qu'elle allait être celle d'une renaissance. J'ai compris que cette parole devait éclabousser". Nathalie Yot A propos de Hotdog "Hotdog est un texte écrit après un "stage d'observation" dans un centre d'accueil pour SDF femmes toxicomanes. C'est un témoignage sur la précarité et le manque, une voix qui les réunit toutes. Ces filles, ces femmes, je les croise encore tous les jours. L'envie d'un théâtre réalité, où se confronteraient le témoignage écrit et la présence de ces femmes sur le plateau, ne me lâche plus. Un théâtre documentaire où il y aurait peu de place pour l'imaginaire, beaucoup pour la réflexion, et où seul le réel serait restitué comme tel. Le public pris en otage face à une évidence dont il détourne trop souvent le regard. Réalité, documentaire, témoignage : j'ai besoin de ces mots pour exprimer la nécessité d'un espace vivant et bien plus, un espace de combat que le texte réclame pour ne pas s'en remettre à la fatalité". Nathalie Yot
Janis Joplin a été la première chanteuse blanche à chanter comme une Noire. La première femme du rock à se comporter comme un homme, dans un milieu faussement égalitaire et finalement toujours très macho. Alcoolique, droguée, bisexuelle, grande gueule, écorchée vive, elle a vécu à cent à l'heure, en chantant comme si sa vie en dépendait. Car, justement, sa vie en dépendait. Nathalie Yot nous raconte, dans sa langue poétique, le parcours éblouissant et tragique de cette icône du rock, disparue il y a tout juste cinquante ans, le 4¿octobre 1970 : "Elle fut le symbole d'une liberté propre à son temps, parce qu'elle ne trichait pas, une liberté sans bornes, que l'on regarde de nos jours avec un sourire en coin. [...] Ils ont été plusieurs à vivre et à mourir de ça, la vie à fond, sans retenue. [...] Ils voulaient vivre une utopie contre une société archaïque et violente, ils sont tombés de haut." En conclusion de l'ouvrage, l'autrice a demandé à différentes personnes d'évoquer leur relation à la chanteuse, la femme, la star¿ : poètes, poétesses, musiciens, musiciennes, auteurs, autrices, ont partagé pensées ou histoires personnelles, rassemblées en une vaste mosaïque de textes hommages à Janis Joplin.
Je cherche la limite, toutes les limites. Celles qui partagent, celles qui disent de quel côté je suis l'étrangère, où je mets les pieds, où je dépasse [...].
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.
C'est ici que nous nous retrouvons tous les deux, toi et moi, comme lors de ces lentes promenades sur le Paseo de los Chopos avant que ton coeur n'éclate un midi de printemps il y a plus de vingt ans. De tout cela, père, il y a bien trop d'années, et bien trop de silence. Bien trop.
Dans ce roman de la ville composé de courtes histoires, Amandine Dhée passe au crible les comportements humains en milieu urbain. Avec ce ton décalé et cet humour parfois corrosif qui lui sont propres, elle décortique les situations absurdes auxquelles sont confrontées la plupart des citadines.
De Buenos Aires à Madrid, en passant par Paris et le Kent, ce roman nous entraîne au coeur des questionnements sur l'identité, la transmission, l'exil et l'écriture. Fils d'un immigré roumain installé à Buenos Aires, le narrateur, écrivain, décide de partir vivre à Paris. C'est dans un café qu'il prend l'habitude de lire les lettres que son père lui envoie, se remémorant l'histoire de sa famille. Quand il apprend que son père est lui aussi en train d'écrire un livre, il se sent dérouté. Et voilà que vient s'intercaler une autre histoire, celle de Józef et de son épouse, Jessie, tous deux installés en Angleterre. Tiens donc, Józef est écrivain lui aussi, d'origine polonaise, exilé en Angleterre : l'immense écrivain Joseph Conrad pourrait bien être le personnage du prochain roman de notre narrateur argentin. Avec ces histoires qui s'imbriquent, Eduardo Berti tisse une toile particulièrement fine et prenante. Son sens de la formule et son humour créent une narration dynamique qui emporte le lecteur.