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Varia. 129
Yon Karel
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782336411286
Des ressorts des négociations internationales, à l'étude des réponses judiciaires apportées au refus des autorités italiennes de secourir des migrants en mer, en passant par l'analyse des mobilisations de partisans de Jair Bolsonaro appelant l'armée à défaire le résultat de l'élection qu'il venait de perdre, ce numéro de Cultures & Conflits rassemble des textes traitant de sujets hétérogènes, mais qui ont en commun de trouver une résonance avec des thèmes d'actualité sur lesquels ils apportent un regard un peu décalé. Il présente également une réflexion collective sur l'écriture des sciences sociales, dont la globalisation tend à produire une homogénéisation des formes et des modes de raisonnement, au détriment des différentes traditions culturelles et manières de penser.
Un lorgnon masquant un regard malicieux, quelques notes familières: tout le monde a en tête le visage d'Offenbach et certaines de ses mélodies, parmi les plus célèbres de l'histoire de la musique. Cent trente ans après sa mort, l'inventeur de l'opérette n'a rien perdu de sa popularité. Ses ouvrages - de La Vie parisienne aux Contes d'Hoffmann, d'Orphée aux Enfers à La Périchole - occupent toujours l'affiche des scènes lyriques du monde entier. Et pourtant, Jacques Offenbach (1819-1880) demeure méconnu et une grande partie de son immense répertoire - cent dix oeuvres scéniques sans compter de nombreux autres morceaux - attend encore d'être redécouverte. Cette biographie est la première à retracer la carrière d'Offenbach dans toute sa richesse. Elle exhume une grande variété de sources longtemps ignorées et pour beaucoup inédites. Elle restitue l'ensemble des oeuvres scéniques du maestro des Bouffes-Parisiens, leur genèse, leur fortune, leur postérité. Jean-Claude Yon promène le lecteur d'une main sûre à travers le vaste répertoire de ce génie inépuisable, "l'un des plus grands créateurs satiriques de tous les temps et de toutes les cultures", selon le mot de Karl Kraus.
A la croisée de domaines de recherche variés, l'histoire culturelle est en pleine expansion. S'appuyant sur ce dynamisme, le présent ouvrage a l'ambition de proposer le panorama culturel d'un siècle particulièrement riche, de 1814 à 1914, non sans revenir sur l'oeuvre fondatrice de la Révolution et de l'Empire. Il montre comment la France, d'abord marquée par l'Ancien Régime culturel, entre à la fin du siècle dans la culture de masse et la société des loisirs. L'éventail des thèmes abordés est très large: livre et presse, éducation, spectacles, politiques et institutions culturelles, littérature, Beaux-Arts, religion et histoire des sciences, etc. Ce livre, qui se veut un outil pour les étudiants de licence et de master en histoire et en sciences humaines, entend également aider un public plus large à mesurer l'apport du XIXe siècle à la culture contemporaine.
Elles sont des milliers à travailler dans nos hôtels et centres commerciaux. Invisibles, avec leurs seaux et leurs balais, levées tôt, parties tard et mal payées. Femmes de chambre, femmes de ménage mais surtout femmes de l'ombre. Un salariat invisible, essentiellement féminin, plus qu'exploité, en situation précaire et souvent sans défense, employées par des entreprises de nettoyage, sous-traitantes et peu respectueuse du Code du travail. De nombreux conflits récents dans de grands hôtels ont brisé le mur du silence sur leur situation. Ce livre parle d'elles. L'histoire des femmes de ménage en charge des toilettes d'un des plus grands centres commerciaux d'Europe, celle des femmes de chambre de sept hôtels ou encore les femmes agents de service hospitalier d'une clinique de l'ouest lyonnais. De leur vie, de leur travail et de leurs souffrances. Leur témoin, Marielle Benchehboune, l'autrice de cet ouvrage, est une "? organisatrice syndicale ? ", ce qui n'est pas une fonction courante dans le syndicalisme français. A leur côté, elle organise des rencontres sur le lieu de travail, des tête-à-tête discrets, des formations à la négociation. Elle nous raconte comment ces femmes écrasées ont trouvé les capacités individuelles et collectives d'agir face aux injustices dont elles sont victimes. Marielle Benchehboune nous livre un récit poignant, ponctué de témoignages de salariées et d'extraits de son carnet de bord. Dans la veine du Quai de Ouistreham de Florence Aubenas, elle nous propose un état des lieux de conditions de travail de ces salariées et des combats que plusieurs d'entre elles ont menés jusqu'à la victoire. Elle nous raconte notamment la lutte des femmes de ménage et des femmes de chambre de la région lyonnaise. La postface de Karel Yon, sociologue à l'université Paris-Nanterre, donne un éclairage sur ces nouvelles formes d'organisation du salariat.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.