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Decathlon ou les tactiques de la vertu. Sociologie politique d'une entreprise citoyenne
Yon Karel ; Rouxel Pierre ; Quijoux Maxime ; Allal
SCIENCES PO
22,00 €
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EAN :9782724644302
L'entreprise peut-elle sauver la planète et l'humanité ? Un discours enchanté affirme aujourd'hui qu'un capitalisme vertueux est possible, capable de combiner performance économique et défense de l'intérêt général. Au moyen de politiques de responsabilité sociale et environnementale (RSE), les firmes seraient à l'origine de nouvelles pratiques qui permettraient de produire conjointement une "entreprise citoyenne" et un "citoyen d'entreprise" ajusté à celle-ci. Decathlon, géant français de la distribution sportive, est l'incarnation de ce modèle d'entrepreneuriat. Présente dans 70 pays et employant plus de 100 000 personnes à travers le monde, l'enseigne se dit soucieuse du bien-être de ses salariés et de son engagement sur tous les territoires où elle est implantée. Pour autant, les logiques de développement et de concurrence entrent souvent en contradiction avec les intentions vertueuses revendiquées par le groupe, ce qui suscite de nombreuses critiques. Du Nord de la France aux magasins flambant neufs du Mexique ou du Sénégal, en passant par les usines tunisiennes de confection, cet ouvrage restitue l'origine, les usages et les limites de ces "tactiques de la vertu" . Politistes et sociologues, Karel Yon, Pierre Rouxel, Maxime Quijoux, Amin Allal, Mohamed Slim Ben Youssef, Anne Bory, Sidy Cissokho et Guillaume Gourgues ont mené de concert cette vaste enquête.
Un lorgnon masquant un regard malicieux, quelques notes familières: tout le monde a en tête le visage d'Offenbach et certaines de ses mélodies, parmi les plus célèbres de l'histoire de la musique. Cent trente ans après sa mort, l'inventeur de l'opérette n'a rien perdu de sa popularité. Ses ouvrages - de La Vie parisienne aux Contes d'Hoffmann, d'Orphée aux Enfers à La Périchole - occupent toujours l'affiche des scènes lyriques du monde entier. Et pourtant, Jacques Offenbach (1819-1880) demeure méconnu et une grande partie de son immense répertoire - cent dix oeuvres scéniques sans compter de nombreux autres morceaux - attend encore d'être redécouverte. Cette biographie est la première à retracer la carrière d'Offenbach dans toute sa richesse. Elle exhume une grande variété de sources longtemps ignorées et pour beaucoup inédites. Elle restitue l'ensemble des oeuvres scéniques du maestro des Bouffes-Parisiens, leur genèse, leur fortune, leur postérité. Jean-Claude Yon promène le lecteur d'une main sûre à travers le vaste répertoire de ce génie inépuisable, "l'un des plus grands créateurs satiriques de tous les temps et de toutes les cultures", selon le mot de Karl Kraus.
Résumé : Comment expliquer le morcellement du syndicalisme français ? Pourquoi si peu de salariés adhèrent aux syndicats ? Tous les syndicalistes sont-ils des professionnels du dialogue social coupés de leur base ? Pour répondre à ces questions classiques dans les controverses politico-médiatiques, ce manuel propose une synthèse des travaux récents conduits dans les champs de la sociologie et de la science politique autour de l'analyse des organisations syndicales, de leurs adhérents et de leurs pratiques. Il fait le pari que les outils de la sociologie politique permettent une analyse plus fine du phénomène syndical. En abordant des questions telles que les dynamiques de l'engagement militant, les ambivalences du processus d'institutionnalisation ou bien encore les modalités du travail de représentation, cet ouvrage développe des questions qui intéresseront tous les étudiants en sociologie et science politique mais aussi toutes celles et ceux désireux de dépasser les schématismes et de comprendre les spécificités du syndicalisme en France.
La vie culturelle sous le Second Empire n?a jusqu?à présent guère été étudiée, ou alors de façon superficielle. C?est pourtant sous Napoléon III que se mettent en place les prémices d?une culture de masse. Ce phénomène est particulièrement sensible pour ce qui constitue alors le principal loisir des Français, les spectacles. Par le décret du 6 janvier 1864, l?Empire instaure la « liberté des théâtres », mettant fin à tout contrôle administratif, hormis la censure. C?est certainement la décision politique la plus importante de tout le XIXe siècle en matière théâtrale. Réunissant une trentaine de chercheurs (historiens, littéraires, musicologues, spécialistes d?histoire de l?art, etc.), cet ouvrage, richement illustré, dresse un vaste panorama du monde des spectacles sous le règne de Napoléon III, de l?opérette aux cafés-concerts et des marionnettes à la construction de nouvelles salles (dont la plus importante est bien sûr le « nouvel Opéra » conçu par Charles Garnier). Tous les aspects de la vie des spectacles sont envisagés au fil de chapitres où l?on croise Offenbach, Labiche, Haussmann, Alexandre Dumas et Émile Zola.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.