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Convoi de minuit
Yizhar S
ACTES SUD
18,40 €
Épuisé
EAN :9782742725380
C'est au moment où s'affaiblissaient les échos de la guerre d'Indépendance de 1948 que S. Yizhar écrivit l'un des textes fondateurs de la littérature hébraïque, Convoi de minuit. Cette longue nouvelle catalysa en effet un débat virulent qui devait mettre plusieurs années à s'apaiser. Convoi de minuit, qui donne son titre au présent recueil, évoque le déplacement des habitants des villages arabes et leur expulsion, au-delà de la nouvelle frontière, vers des camps de réfugiés. Comme dans nombre d'écrits de S. Yizhar, la narration se nourrit de l'intensité du retentissement de l'événementiel sur l'état des personnages qui ont à y faire face. C'est par le biais, notamment, du monologue intérieur, qui permet à l'écrivain d'épouser le rythme même du doute et du questionnement, que S. Yizhar prend ici en charge les affres du déchirement entre positions personnelles et souci de l'intérêt collectif face à une situation inédite et, sur un plan existentiel, d'une immense complexité... Emblématique d'une génération, ce recueil de nouvelles est à bien des égards considéré par beaucoup, en Israël, comme l'une des ?uvres les plus accomplies de S. Yizhar qui parvient magnifiquement à y exprimer toutes les tensions qui furent à l'?uvre, durant cette période, entre aspirations "historiques" et contingences de la vie quotidienne. Mettant au service de cette problématique une prose inspirée, S. Yizhar propose ici une authentique vision d'une époque difficile afin de renouer avec l'idéalisme qui fut le sien et auquel l'expérience de l'Histoire a porté de nombreux coups. Loin de toute approche idéologique - loin de tout manichéisme surtout -, c'est le plus souvent à travers d'étonnantes et sensuelles évocations de la nature que S. Yizhar parvient à serrer au plus près le caractère hautement névralgique des situations auxquelles sont confrontés ses personnages.
Résumé : " Mais où était ce premier endroit ? Le tout premier ? Car le premier endroit, sans aucune preuve, était de couleur orange... " Ainsi commence une extraordinaire plongée dans le monde d'une enfance juive en Palestine, aux alentours des années vingt. Récit autobiographique, partition musicale, inventaire d'images matricielles disséquées avec la précision de l'entomologiste, ce livre - la premier en français de S. Yizhar, considéré pourtant comme le plus grand écrivain israélien vivant - exalte le monde dans sa folle complexité et retrace la saga de ces pionniers arrivés en Terre promise, la Bible dans une main et les romans de Tolstoï dans l'autre. Paysans et intellectuels, socialistes, slaves transplantés en Orient, ils furent le ciment sur lequel s'édifia l'Etat hébreu. Pour eux, la rédemption du peuple juif ne pouvait passer que par la terre. Et c'est précisément le rythme lent, lourd, répétitif, des travaux des champs et du cycle des saisons qui sous-tend ce roman où les mots semblent retournés par le versoir de la langue. Mais la terre se montrait souvent ingrate et beaucoup finirent par la fuir pour s'installer en ville. Là, entre les émeutes et les premiers émois, le jeune protagoniste du livre vit avec intensité une autre page de la genèse d'Israël. Aussi est-ce comme l'histoire d'une double formation qu'il faut lire Prémices : celle d'un enfant et celle d'un pays.
Cet ouvrage se veut concilier la sensibilité de l'oreille aux exigences de la raison et répondre ainsi à la question : qu'est-ce qui rend la musique intelligente ? On suivra le parcours à la fois érudit, théorique et technique de ce que, dans le sillage de Pierre Schaeffer avec Le traité des objets musicaux, Y. SADAI a appelé Traité des sujets musicaux. Ce livre est le résultat d'une longue réflexion de nature épistémologique, qui fonde une méthode à vocation didactique et pédagogique.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.