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L'harmonium
Yi Ch'ôngjun
ACTES SUD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782742733088
Parce qu'il a gardé un souvenir impérissable de ses années d'école primaire dans un lointain village côtier, M. Chongsôn ne cesse d'en parler à son fils, devenu instituteur au même endroit. Mais, au dire du fils, là-bas plus rien ne subsiste des anciens bâtiments scolaires. La vieille école a brûlé dans des circonstances mystérieuses, les professeurs ont été dispersés : la guerre civile a tout englouti. Et les questions se heurtent à un silence embarrassé. Un harmonium poussiéreux, symbole des chants d'espérance et de propagande "rouge", voilà ce que le père et le fils vont exhumer au cours de leur enquête sur une époque subversive, dont la mémoire même pourrait être dangereuse. Y a-t-il une Corée pour tous, un passé commun à revendiquer sans honte, malgré la division ? Telle est l'obsédante interrogation qu'oppose au refoulement collectif ce roman indiscret et opiniâtre, qui prend à rebours le nationalisme ambiant, et élève la nostalgie ordinaire d'un vieil homme aux dimensions d'un exorcisme douloureux mais crucial.
Yi Ch'Ong-Jun ; Maurus Patrick ; Montigny Arnaud ;
Un chanteur vagabond emmène avec lui deux enfants après la mort de leur mère. Il veut leur apprendre à pratiquer son art. Mais le garçon refuse le chant et, ne parvenant pas à tuer cet homme qui n'est pas son vrai père, il choisit la fuite. Alors le vagabond rend aveugle sa propre fille, et en fait une chanteuse. Trente ans plus tard, devenu adulte, le garçon est à la recherche de sa demi-s?ur.. En cinq épisodes d'une errance traversée de rencontres incertaines, la quête de ce personnage nous initie au p'ansori - ce très ancien chant incantatoire, empreint de douleur et d'un état d'esprit presque intraduisible: le ressentiment sans ranc?ur. Obsédant comme une mélopée, le roman de Yi Ch'ongjun évoque aussi les rémanences d'un temps où l'homme et le langage, l'esprit et le corps, la nature et le chant étaient intimement accordés. De cette ?uvre profonde et intimement coréenne, le cinéaste Im Kwônt'aek vient de tirer son centième film, Beyond the Years (Par-delà les années).
A en croire la légende, on ne revient pas de l'île d'Iô, et c'est peut-être pour l'avoir contemplée que le journaliste Ch'ôn a disparu en mer. Accident? Suicide? Chargé d'enquêter sur cette affaire, un officier de marine se trouve bientôt confronté aux métamorphoses du mythe...
Vagabond dans l'âme, insoucieux de prendre pied dans une vie pleine d'incertitudes, le narrateur de L'Hiver, cette année-là entreprend un voyage à travers les solitudes glacées de la Corée, jusqu'à la mer où il compte mettre fin à ses jours. Mais au rythme de la marche et des rencontres, peu à peu il découvre l'inanité de ses interrogations, et de quel romantisme, surtout, il est encore prisonnier. Illusoires, les anciens repères s'effacent au profit d'un dépouillement dont la beauté et la violence sont salvatrices. Ce voyage, dès lors, prend la forme d'un apprentissage que Yi Munyol désigne - par-delà une Corée que déconcerte la fin de l'hégémonie confucéenne - comme une manière neuve et universelle de s'accorder au monde.
A en croire la légende, on ne revient pas de l'île d'Iÿo, et c'est peut-être pour l'avoir contemplée que le journaliste Ch'ÿon a disparu en mer. Accident ? Suicide ? Chargé d'enquêter sur cette affaire, un officier de marine se trouve bientôt confronté aux métamorphoses du mythe. Car "l'île d'Iÿo" est aussi le nom d'une très ancienne mélopée, et celui d'un cabaret que fréquente une prostituée dont la déréliction est bouleversante. Peu à peu, en un clair-obscur où s'efface toute certitude, l'auteur plonge son héros dans l'ivresse et la fascination, jusqu'à lui apprendre à désirer Iÿo, troublante figure de la consolation qui pourrait bien être la beauté même de la mort.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.