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Usages de l'oubli. Contributions au colloque de Royaumont [1987
Yerushalmi Yosef
SEUIL
10,10 €
Épuisé
EAN :9782020100502
L'oubli est fondateur, autant que la mémoire, dont il n'est pas le contraire. Et les usages de l'oubli ne sont jamais neutres. Les textes réunis ici, après le colloque qui s'est tenu à Royaumont en 1987, en sont l'illustration. Dès la définition même du mot oubli apparaît la richesse et la diversité de ce qu'il recouvre. De quoi ou de qui peut-il être l'alibi? En quoi est-il indispensable, par exemple, à la constitution et à la continuité d'une communauté spirituelle? Pourquoi vivons-nous aujourd'hui encore sur un héritage politique qui fait une part centrale à l'oubli collectif et institutionnel à travers l'amnistie? Est-il paradoxal de considérer l'oubli comme inséparable de la transmission culturelle en philosophie comme en art? Quel usage les historiens, particulièrement dans l'époque contemporaine, font-ils de l'oubli, eux qui pensent avoir à faire plutôt avec la mémoire? Autant de questions qui, loin d'exclure la polémique, la ravivent d'un texte et d'une pensée à l'autre pour mieux enrichir cette réflexion sur les usages de l'oubli.
De la Cour d'Espagne au ghetto italien, tel fut le singulier destin de Fernando Cardoso, médecin marrane et apologiste juif. Né en 1604 au Portugal, élevé en Espagne, Cardoso, grâce à de brillantes études, devint médecin à la Cour de Philippe IV. Intellectuel respecté, il connut les plus grands de son temps _ dont Lope de Vega _ qui le tinrent pour l'un des leurs. Comme nombre de descendants de Juifs convertis de force, Cardoso menait une existence ouvertement chrétienne et clandestinement juive. En 1648, au faîte de sa gloire, il quitte brusquement l'Espagne et se réfugie en Italie. A Venise d'abord, dans le ghetto de Vérone ensuite, où il finira ses jours, il professe publiquement le judaïsme. Signant désormais Isaac Cardoso, il publie l'un des plus beaux textes de l'apologétique juive : Las Excelencias de los Hebreos. A travers cette biographie peu commune, Yosef Hayim Yerushalmi a profondément renouvelé la vision du marranisme. Pour la première fois, l'histoire des Crypto-Juifs d'Espagne et du Portugal n'était plus saisie dans une seule dimension _ espagnole ou juive _ mais dans le contexte des structures sociales, de la culture et de l'antisémitisme chrétiens de la péninsule ibérique et d'un judaïsme alors bouleversé par des courants messianiques. Elle révélait les mille canaux par lesquels la culture juive irriguait l'identité du marranisme. Cette enquête historique modèle, pistant les hommes, traquant les faits ignorés ou refoulés, découvrant des archives inédites, mesurant la véritable ampleur d'un des phénomènes clés de l'histoire du judaïsme et de l'histoire hispano-portugaise, fait, depuis sa publication en langue anglaise, figure de classique. Yosef Hayim Yerushalmi est professeur à l'Université Columbia, où il occupe la chaire Salo Wittmayer Baron d'histoire, de culture et de société juives et où il dirige le Centre d'études juives et israéliennes. Membre de l'American Academy of Arts and Sciences, membre honoraire de l'Academia Portuguesa da História, il est notamment l'auteur de Zakhor. Histoire juive et mémoire juive, dont la publication en langue française (1984) fut saluée comme un événement.
Pixinguinha, ou la singularité d'une écoute retrace le parcours du compositeur, instrumentiste et arrangeur Pixinguinha, de sa formation musicale dans les cercles de choro cariocas jusqu'à sa consécration dans l'industrie phonographique des années 1920 et 1930. Cet ouvrage se penche également sur la formation de la musique populaire urbaine au Brésil, issue de la fusion des danses européennes et des rythmes afro-brésiliens. Flûtiste virtuose et compositeur inspiré, Pixinguinha a développé une e écoute singulière", intégrant à ses compositions, à ses interprétations et surtout à ses arrangements, des sonorités issues de traditions diverses, de la rythmique africaine des terreiros de candomblé aux improvisations de jazz. L'artiste a ainsi contribué aux différentes phases de la construction du divertissement musical carioca, de ses formes premières et amateurs du début du siècle à celles d'une industrie culturelle plus organisée. Et dans chacune d'elles, la "brasilianité" unique attribuée à Pixinguinha s'est modifiée, tant dans la critique de ses contemporains que dans le jugement a posteriori des historiens de la musique populaire.
Résumé : L'homme Moïse et la religion monothéiste occupe dans l'ouvre de Freud une place particulière. Texte le plus contesté pour sa reconstruction des origines du judaïsme, du christianisme et de l'antisémitisme, il suscita les plus fortes hésitations chez son auteur même, qui balançait à le qualifier - était-ce un roman historique ou l'analyse appliquée à l'Histoire ? -, voire, alors que triomphait le nazisme, à le publier. Il répondait pourtant chez Freud à la double et impérieuse nécessité d'obéir à l'injonction qui lui avait naguère été faite par son père de revenir à la Bible et d'expliquer pourquoi, bien qu'incroyant, il se sentait si juif. Concluant qu'un "caractère national" peut se transmettre "indépendamment d'une communication directe et de l'influence de l'éducation par l'exemple", Freud posait donc que la "judéité" se perpétuait "dans le sang et dans les nerfs" indépendamment du judaïsme, que la première était interminable quand le second pouvait être terminé. Mais la vraie conclusion à laquelle était parvenu Freud, s'interroge Yosef Hayim Yerushalmi, ne serait-elle pas plutôt que la psychanalyse, cette "affaire juive" dont parlait son fondateur, était le prolongement du judaïsme dépouillé de ses manifestations religieuses illusoires, bien que conservant ses caractéristiques monothéistes fondamentales ? Somme toute, "juif sans Dieu", comme il aimait à se définir, Freud ne voyait-il pas dans la psychanalyse un judaïsme sans dieu ?
Zakhor, en hébreu, « souviens-toi! ». Cette injonction récurrente dans la Bible suffit à justifier la réputation du peuple juif d'être par excellence le peuple du souvenir, élu par un Dieu qui s'est historiquement révélé à lui comme « le Dieu de ses pères ». Mais alors, pourquoi l'histoire, récit des événements réellement advenus, ne joua-t-elle pour ainsi dire aucun rôle dans le judaïsme? Pourquoi les historiens ne furent-ils jamais les premiers dépositaires de la mémoire collective juive du passé, pourtant essentielle à travers les âges? Ce grand livre, par la vaste culture comparatiste de son auteur, s'adresse à celles et à ceux - Juifs ou non - qui s'interrogent sur l'histoire et la mémoire nationale ou collective, sur l'ambiguïté de leurs rapports. Une société de modernité ne réserve pas nécessairement à l'histoire la place essentielle qu'on lui croyait acquise."La mémoire a d'autres canaux. Telle est l'une des conclusions de ce remarquable essai d'intelligence de l'histoire."
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".