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Ainsi disent-ils
Yeniay Müesser ; Ménaché Michel ; Lajus Claire
BRUNO DOUCEY
15,00 €
Épuisé
EAN :9782362291319
Etre femme libre et poète en Turquie aujourd'hui... Je n'ai pas besoin d'en dire davantage pour dévoiler les raisons qui me poussent à publier Müesser Yeniay, l'une des voix les Mus prometteuses de son pays. Ainsi disent-ils s'ouvre sur une évocation de la terre d'enfance, où "une fleur m'a appris à rester à ma place" ; puis viennent les textes du ciel redessiné par un désir d'ouverture au monde et les pouvoirs libérateurs de la poésie. Dans ces textes, parfois très incisifs, la jeune femme révèle aussi le territoire de ses insurrections intimes, refusant de souscrire à l'image que les hommes donnent de la féminité, acceptant plus encore de devenir étrangère à elle-même. Et de risquer cet aveu, d'inspiration soufie, dans les poèmes inédits qui viennent clore le livre : "C'est seulement quand j'écris des poèmes que mon âme danse. C'est cela la joie d'exister..."
Ceux du large? Qui Ananda Devi désigne-t-elle par ce titre ? La réponse nous est suggérée dès les premiers vers du recueil : "Dans des barques de feuilles mortes / Ils portent à bout de fatigue / Les enfants de leur faim", avant d'être assénée comme une gifle dans le dernier poème : "Ceux que la vie éventre / De son coutelas". Entre ces deux poèmes, elle suit l'errance des réfugiés, de tous ces êtres qui ont fui la terre où ils vivaient pour tenter d'atteindre une autre rive. Malgré la "terreur de l'eau", malgré la mort en embuscade. Et si l'auteure s'est donnée la peine d'écrire ce texte en trois langues ? français, anglais, créole ? c'est pour se prouver à elle-même qu'elle n'est pas restée "Tête baissée bras ballants "devant" Le film catastrophe" qui se déroule sous nos yeux.
Résumé : "Je sais que tu m'as inventée, Que je suis née de ton regard, Toi qui donnais lumière aux arbres, Mais depuis que tu m'as quittée, Pour un sommeil qui te dévore, Je m'applique à te redonner, Dans le nid tremblant de mes mains, Une part de jour assez douce, Pour t'obliger à vivre encore".
Du haut des montagnes les hirondelles Se sont jetées sur notre balcon Elles ont construit leur nid avec la paille du silence Et lorsque la famille fut au complet, elles s'envolèrent. Voilà leur histoire".