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MONSIEUR MANI
YEHOSHUA AVRAHAM B.
CALMANN-LEVY
24,40 €
Épuisé
EAN :9782702121153
Epopée familiale, chronique couvrant l'histoire de six générations, Monsieur Mani est composé de cinq conversations remontant progressivement dans le temps, du début des années 80 à la moitié du xixe siècle. Dans un kibboutz du Néguev en 1982, pendant l'occupation allemande de la Crète en 1944, en 1918 dans une Jérusalem contrôlée par l'armée britannique, dans un village polonais au tournant du siècle dernier, à Athènes en 1848, des conversations, des dialogues tournés en monologues - seule une voix est chaque fois restituée - se font écho à travers les années, les pays et les événements. Au-delà de l'intrigue historique et de l'intérêt porté aux membres de la famille Mani, le roman de A. B. Yehoshua renvole constamment à une expérience présente, vivante et universelle : celle de la transmission entre les pères et les fils, hors de la simple procréation. Démission des pères, héroïsme des fils, ingratitude des fils, générosité des pères, c'est ainsi que Yehoshua scande le nom des Mani. Abraham B. Yehoshua est né en Israël. Révélé en France par Maurice Nadeau, il est l'auteur de trois autres romans (L'Amant, Un divorce tardif, L'Année des cinq saisons) et de deux recueils de nouvelles (Trois jours et un enfant, Au début de l'été 1970), Monsieur Mani a obtenu le grand prix de la littérature israélienne. Traduit de l'hébreu par Arlette Pierrot. Document de couverture : (c) Horst Tappe Couverture : Didier Thimonier
Yaïr Mozes, célèbre réalisateur israélien au crépuscule de sa vie, est convié à une rétrospective en son honneur à Saint-Jacques-de-Compostelle. En compagnie de Ruth, l'actrice qui fut jadis sa muse, il revoit ses oeuvres de jeunesse. L'épreuve est troublante pour le vieil homme qui croyait avoir fait le deuil paisible de ses émotions. Au coeur de ce voyage dans le passé, un énigmatique tableau, accroché au-dessus du lit que Mozes et Ruth partageront chastement : une Charité romaine, où l'on voit une jeune femme allaiter un vieillard emprisonné. Qui écrit le scénario de nos existences ? Et si la vie n'est qu'un songe, peut-on in extremis en corriger les faux raccords, tel un film sur une table de montage ? Dans ce roman pétillant d'intelligence, l'un des plus grands écrivains israéliens scrute l'âme d'un homme qui se demande "comment ne pas renoncer au désir pendant le peu de tempsqui nous reste".
Le docteur Benjamin Rubin termine son année de stage dans le plus prestigieux des hôpitaux de Tel-Aviv, lorsqu'il lui faut accompagner le directeur de l'hôpital, Akiva Lazare, et sa femme Dori qui partent en urgence retrouver leur fille Einat, immobilisée en Inde par une hépatite aiguë. Commence alors un long périple qui les conduit à Rome, New Delhi, Bénarès : à chaque étape, Benjamin se sent un peu plus gêné de vivre dans l'intimité de ce couple de semi-retraités étrangement fusionnel, et un peu plus exaspéré par cette lourde femme capricieuse imposant à tous ses quatre volontés. Et voici que, soudain, l'inimaginable se produit. Alors qu'il est sur le point de s'éprendre de la fille, une étrange alchimie du désir l'attire irrésistiblement vers la mère. Cette femme brune et replète dont la présence l'agaçait depuis le départ, cette femme mûre, sans beauté particulière, est en train de devenir le seul amour de sa vie. Tout le reste du roman est l'histoire folle de cet amour impossible, qui entraîne Benjamin dans une spirale obsessionnelle et plonge le lecteur dans la confusion des sentiments, le mystère de la passion et l'obsession de la mort. Avraham B. Yehoshua est l'un des plus grands écrivains israéliens, traduit dans le monde entier. Il vient de recevoir le très prestigieux Grand Prix de Littérature d'Israël pour l'ensemble de son oeuvre. Révélé en France par Maurice Nadeau dans la collection " Lettres nouvelles ", il a peu à peu conquis le public français avec L'Amant (Calmann-Lévy, 1979), Au début de l'été 1970 (Calmann-Lévy, 1980), Un divorce tardif (Calmann-Lévy, 1983), L'Année des cinq saisons (Calmann-Lévy, 1990), Pour une normalité juive (Liana Levi, 1992) et Monsieur Mani (Calmann-Lévy, 1992, Prix Wizo 1993).
A l'approche du troisième millénaire, ce roman de Yehoshua nous invite à une extraordinaire odyssée. Nous sommes en l'an 999 : la " sauvage et lointaine Europe " est plongée dans l'attente de l'An Mil où, peut-être, le fils de Dieu reviendra sur terre. A Tanger, l'opulent négociant juif Ben-Attar s'embarque pour une aventureuse expédition avec ses deux épouses, son associé musulman et un rabbin dont il a loué les services en Andalousie. La nef du Maghrébin traverse l'océan et le mène, par la Seine, à une lointaine petite ville nommée Paris. Le but de ce périple : faire comparaître son bien-aimé neveu Aboulafia devant la cour de justice juive pour régler le litige qui les a séparés. Dame Esther-Attar, veuve originaire de Worms (sur le Rhin) devenue l'épouse d'Aboulafia, a en effet exigé de lui qu'il rompe sa fructueuse association commerciale avec Ben-Attar, tant elle ressent de répulsion à l'égard de la bigamie de l'oncle. Le jugement rendu à Paris ne satisfait pas les parties : voici que la caravane entreprend un long périple, par voie de terre, jusqu'à Worms, où siège un second tribunal. Lorsqu'ils reviendront sur leurs pas - de Worms à Paris, puis de Paris à Tanger - , les juifs du Sud seront tous aussi profondément transformés que l'ont été à leur contact ceux du Nord qu'ils laissent derrière eux. Voyage vers l'An Mil est à la fois un roman d'aventures bariolé, bigarré, coloré, riche, drôle et sensuel, qui peut être lu comme une parodie de récit picaresque ; un roman d'initiation subtil, cherchant à explorer la vie émotionnelle et les possibilités de rapports entre hommes et femmes qui ne reposeraient plus sur le principe d'exclusivité ; un roman ambitieux et profond avec une symbolique complexe, une documentation historique lourde, une science religieuse érudite, pour une remontée vers la source de la double ascendance culturelle du judaïsme.
Le judaïsme libéral trouve-t-il une place légitime au sein du judaïsme? La tradition juive est-elle, par essence, immuable ou est-elle évolutive? Comment le judaïsme libéral comprend-il et interprète-t-il les textes de la tradition? Où trouve-t-il ses racines? Dans quelle mesure les lois ont-elles été influencées par l'Histoire? Un homme, une femme peuvent-ils s'identifier et se référer à une tradition ancestrale et la vivre aujourd'hui? En répondant à soixante-dix questions, Pauline Bebe présente les principes du judaïsme libéral, retrace son histoire, ses origines et ses perspectives, traite des questions de responsabilité et de commandements, de l'égalité des droits et des devoirs entre hommes et femmes, et enfin des rites et des pratiques du judaïsme libéral.
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.
Décalé. Il paraît que je le suis. Il est certain que je ne suis calé en rien. Cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au c?ur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Henri Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, Calet, les jazzmen adorés. Pour beaucoup personnage culte des Galettes de Pont-Aven, il est tout autant l?austère M. de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde. C?est ça le paradoxe de ce comédien d?exception. Aussi à l?aise dans la truculence, le burlesque, la fantaisie que dans la sobriété, la retenue et la profondeur. À l?image de l?homme Jean-Pierre Marielle, solaire, jouisseur, fort en gueule, mais également solitaire, discret et cultivé. Dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d?esprit et anecdotes savoureuses composent l?autoportrait sensible de l?un des Grands ducs du cinéma français.