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Qui s'en souviendra ? 1915 : le génocide assyro-chaldéo-syriaque
Yacoub Joseph
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204102681
Présentation de l'éditeur "En niant l'existence d'un génocide, en l'oubliant, on assassine les victimes une seconde fois" (Elie Wiesel). Au moment où l'on commémore le centenaire du génocide arménien, il est bon de ne pas oublier celui d'autres peuples chrétiens, notamment celui des Assyro-Chaldéens perpétré au même moment. 1er novembre 1914. L'Empire ottoman entre dans la Grande Guerre contre les Alliés. La Guerre Sainte est proclamée contre les chrétiens : entre avril 1915 et juillet 1916 plus de 1 200 000 Arméniens et 250 000 Assyro-Chaldéens seront massacrés. Ce premier génocide du XXe siècle, qui mit longtemps avant d'être reconnu par la communauté internationale, fit dire à Hitler en 1939 : "Qui se souvient aujourd'hui de l'extermination des Arméniens ?". On sait depuis quelle autre amnésie il avait déjà en vue. Ces massacres ont poussé les Assyro-Chaldéens à chercher refuge hors de leur région d'origine, notamment en Occident. Aujourd'hui, cette nation compte dans le monde environ un million et demi de personnes, dont une communauté de 80 000 en France. Premier ouvrage d'envergure consacré à la destinée d'un peuple jusque-là occultée par l'histoire, cette somme passionnante, racontée ici avec autant de souffle que de précisions, est le grand oeuvre du spécialiste en la matière, lui-même descendant d'une famille de rescapés du génocide. Il confère à son travail scientifique tout le poids et le prix d'un témoignage. Ce livre unique est illustré d'un cahier photo et de cartes.
Dans ce livre, l'auteur évoque un cas unique, la tragédie assyro-chaldéenne de 1915-1918. Entreprise infernale et préalablement pensée, décidée au plus haut niveau de l'Etat, ces massacres se déroulent sur une large étendue en Cilicie et Anatolie orientale, ainsi qu'en Azerbaïdjan persan, dans les mêmes conditions et pratiquement sur les mêmes lieux que ceux des Arméniens. Des convois de déportés ont tristement jalonné les routes de Mardin, Diarbékir, Kharpout, Cheikhan, Sévérek, Ourfa, Ras-ul-Aïn, Deir ez-Zor et Sinjar. Plus de 250000 Assyro-Chaldéens trouvèrent la mort. Le drame des chrétiens de Syrie et d'Irak est toujours là pour rappeler le passé et raviver les mémoires. Le voyage du pape François en Irak en 2021 est venu réveiller les consciences.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, des hommes de bonne volonté, partagés entre un humanisme abstrait et un humanisme concret, parvinrent à faire entériner par la communauté internationale une déclaration des droits de l'homme susceptible d'être acceptée par toutes les nations, face aux atrocités et aux traitements inhumains des totalitarismes. Ce fut l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme par l'ONU, le 10 décembre 1948. Depuis, la problématique des droits de l'homme ne cesse d'évoluer et leur champ s'élargir et s'internationaliser, au point que ces droits sont devenus un enjeu mondial. C'est cette évolution que Joseph Yacoub invite à prendre en compte, pour que ce cadre soit actualisé, enrichi ou redéfini. Biographie de l'auteur Joseph Yacoub est professeur de sciences politiques à l'Université catholique de Lyon, Institut des droits de l'homme.
Résumé : "Plutôt que de faire une histoire de facture classique de l'Etat d'Israël, j'ai voulu en brosser à larges traits, à travers les problèmes qu'il a eu à affronter depuis sa venue au monde, le profil historique. Il est assurément difficile de condenser en si peu de pages une histoire aussi pleine que celle de l'Etat juif. Il est encore plus difficile, sinon parfaitement absurde, de prétendre à la froide objectivité sur un sujet aussi brûlant, aussi passionnément disputé que celui-là. Mais si l'on fait grâce à l'historien de l'impartialité de l'entomologiste, on est en droit d'attendre de lui une rigoureuse honnêteté intellectuelle, sans laquelle il sera peut-être un excellent pamphlétaire, mais sûrement un exécrable historien. je me suis par conséquent efforcé de respecter scrupuleusement le précepte que Cicéron propose à l'historien : ne rien oser dire qu'il sache faux, oser dire tout ce qu'il croit vrai."
Nul ne connaît mieux l'Asie centrale que René Cagnat. Véritable pivot stratégique, cette région lui sert de prisme géopolitique pour aborder les points brûlants d'aujourd'hui. De la guerre civile tadjike, afghane, pakistanaise, mais aussi yougoslave, à la résistance au contrôle des grandes puissances, en passant par le réveil de l'islam, les hauts et les bas de l'engagement américain, les avatars du triangle Washington-Moscou-Pékin, les migrations présentes et futures ou encore la condition féminine en tant qu'élément de renouveau et de résilience : c'est une image incandescente des incendies planétaires qu'il présente. On trouvera dans cet ouvrage la synthèse d'une réflexion ethnologique étalée sur un demi-siècle, mais aussi la description vivante et aimante, et poétique, des populations centrasiatiques, Afghans et Ouïghours compris.
Résumé : Le présent livre dépasse l'interminable débat sur l'antisémitisme et l'antisionisme, et lui donne de nouvelles et stimulantes dimensions. Il remonte aux débuts de l'histoire de la judéophobie, et remet en cause l'idée selon laquelle le christianisme se serait édifié après et en opposition au judaïsme. Au contraire, estime-t-il, et malgré le présupposé chronologique, c'est bien le judaïsme qui s'est constitué sous la pression du christianisme, s'accommodant du même coup des termes du procès que lui ont fait, des siècles durant, ses ennemis. Ce renversement est riche de bénéfices intellectuels et politiques. Il rend caduque la mauvaise querelle assimilant l'antisionisme à l'antisémitisme (celle-là même qui fut relancée par Emmanuel Macron), et nourrit des questionnements parfaitement contemporains : " Jusqu'à quel point, écrit Shlomo Sand, le sionisme, né comme une réponse de détresse à la judéophobie moderne, n'en a-t-il pas été le miroir ? Dans quelle mesure, par un processus dialectique complexe, le sionisme a-t-il hérité des fondements idéologiques qui ont, de tout temps, caractérisé les persécuteurs des juifs ? " Un essai brillant et brûlant. Professeur émérite à l'université de Tel-Aviv, Shlomo Sand est l'auteur de nombreux livres, parmi lesquels Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2008), qui a suscité des nombreuses controverses, où il questionne durement la construction mémorielle de l'Etat d'Israël. Il a récemment publié au Seuil son premier roman, La Mort du Khazar rouge, désormais en Points. Traduit de l'hébreu par Michel Bilis
Résumé : 2018 marque l'anniversaire des 70 ans d'Israël (vote de l'ONU du 14 mai 1948). Dans cet ouvrage, Salomon Malka revient sur 70 dates qui ont compté dans l'histoire de cet Etat. Il nous raconte ainsi chaque journée marquante ou déterminante pour ce pays, en guerre depuis sa création. La politique, les relations internationales, mais également l'archéologie, la culture, la technologie, l'écologie... sont revisités par l'éclairage qu'en donne l'auteur. Un essai passionnant et essentiel pour comprendre le parcours d'un Etat et d'un peuple, du roi David à l'actualité la plus récente.