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Vers une redéfinition du musée ?
Mairesse François ; Desvallées André ; Van Praët M
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296032934
Patrimoine immatériel, musées visuels, alibis touristiques, marchandisation du patrimoine... au seuil du XXIe siècle, les musées connaissent des bouleversements considérables dont il est difficile de percevoir les conséquences. Peut-on encore parler de "musées" pour décrire certains de ces nouveaux espaces et ne conviendrait-il pas de redéfinir ces établissements ? A l'heure où le Conseil international des musées (ICOM) se penche sur la délicate question de la définition du musée, son Comité international de muséologie (ICOFOM) propose, à travers cette série d'essais, quelques jalons permettant de baliser les enjeux actuels auxquels les musées sont confrontés et d'en définir de nouveaux contours. Points de vue différents issus des quatre coins du globe, l'ensemble de ces contributions présente tour à tour une vision théorique, pratique, parfois sarcastique mais toujours engagée d'une institution fascinante : le musée.
Dans la seule terre connue, appelée le pays d'or, avait été construit un grand autel d'une matière paradoxalement inconnue à cette époque. Cet autel fut construit en gloire à un homme ayant découvert un autre pays lointain, totalement différent du sien. Ce territoire s'appelait Rhue. Personne n'avait réussi à comprendre les coutumes de ce pays, pas même l'homme l'ayant découvert. Ce dernier était né dans le nord du pays d'or. Une partie ni trop riche ni trop pauvre, mais réputée pour ses matières premières, comme les métaux précieux. Mais les exploits de cet homme ne se résumaient pas à des découvertes de terres, il avait réussi à apprivoiser des matières irréelles ou immatérielles comme les rêves. Selon lui, même les choses imaginaires étaient constituées de matières palpables. . ".
Qu'il s'agisse de concevoir une exposition temporaire, monter un spectacle ou un événement, organiser un festival, préparer un catalogue, la gestion d'un projet culturel répond à des critères et contraintes qui lui sont propres. La nouvelle édition de cet ouvrage présente la démarche générale et les différentes étapes de la gestion d'un projet culturel (analyse de l'environnement, organisation du temps et des ressources, cadre légal, financement, communication, etc.). De nombreux exemples et études de cas (préparation d'un festival, accueil du public, budget d'une création théâtrale, etc.), proposés par des professionnels du secteur, illustrent les spécificités de la gestion en mode projet dans le domaine culturel.
Résumé : Cet ouvrage est une introduction générale à l'économie de la culture. Il s'adresse à un public (étudiants, milieux culturels) n'ayant, pour la plupart que très peu ou pas de notions d'économie, et plutôt réfractaires aux formules mathématiques (l'économétrie est évoquée, mais n'est pas privilégiée). Il présente, dans un langage simple, les outils économiques classiques, les discours privilégiant l'intervention de l'Etat (voire l'économie planifiée), mais aussi une réflexion sur le don et les enjeux actuels liés à l'essor du numérique dans la culture.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.