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Droit et cultures N° 61-2011/1 : Technologies, Droit et Justice
Guillorel Hervé
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782296552227
Empreintes génétiques et vocales, analyses de sang et d'urines, reconnaissance de l'iris, bracelet électronique, vidéosurveillance, technologies de l'Internet, audiences par visioconférence, règlement en ligne des conflits, environnements virtuels, simulations par ordinateur, base de données juridiques et fichiers informatisés, élaboration de logiciels spécialisés, géolocalisation... Nombreuses sont les technologies qui innervent la production du droit et de la justice et contribuent à mettre en forme les activités juridiques et judiciaires envisagées sous l'angle de la construction et de la documentation du raisonnement juridique, de la mise en forme du processus judiciaire, de la production de preuves, de l'exercice du jugement ou encore des modalités d'exercice de la sanction pénale. Bien qu'inégalement développées, en fonction des contextes nationaux, institutionnels, professionnels..., ces technologies se banalisent. Or, plus elles s'intègrent aux activités, plus leurs effets de cadrage deviennent discrets, silencieux, presque imperceptibles. Quels sont les effets produits par l'incorporation de ces technologies dans des activités, des pratiques et des organisations déjà fortement structurées et ritualisées ? Dans quelle mesure ces dispositifs sociotechniques participent-ils à recomposer non seulement les modes de fonctionnement établis, les habitudes et les routines mais peut-être aussi les objectifs des systèmes pénaux contemporains ? Est-il possible de repérer des régularités, des points de convergence d'une technologie à une autre, par exemple dans la façon dont elles s'accrochent à ces organisations et activités de justice et de sécurité ou bien dans la façon dont elles recomposent le monde autour d'elles (le rapport à l'espace et au temps, la mobilité, la place donnée aux corps, les frontières entre présence et distance aux autres...) ? Autant de questions qu'aborde ce dossier thématique riche d'une dizaine d'études, réalisées à partir de prismes disciplinaires diversifiés.
A 28 ans, Karen Guillorel décide de rallier Jérusalem depuis Paris, via Istanbul, seule et à pied. Son aventure risquée se transforme en un voyage intérieur bouleversant. Les interrogations qui naissent, vastes et intimes à la fois, jaillissent au fur et à mesure du chemin, modifiant profondément sa perception de la vie. Partie à la rencontre de l'autre, c'est elle qu'elle découvre. Un récit inattendu, écrit avec une grande vérité, sur la solitude et la découverte de la féminité. "Partir en voyage à pied, cela raconte quoi? En voyageant en tant que femme seule, qu'est-ce que je signifie? La prise de conscience de mon propre corps comme médium a pris plus d'acuité en chemin. Ce que raconte le corps est une part de notre discours. Par notre seule présence, nous signifions quelque chose. Il est essentiel de prendre en compte cette particularité du voyage: nous sommes des êtres sensuels. Voyagera quelque chose de l'acte d'amour avec le monde. Notre corps a des mots pour le dire, parfois à notre insu, ce qui peut nous mettre en danger. En me confrontant au masculin de manière si violente, je me suis désintégrée puis reconstruite en devenant"autre'. Ma transformation aurait pu s'arrêter à une haine des hommes - par chance, cela n'a pas été. Je suis partie pour voir par mes propres yeux. Je veux bien dire ma joie ou ma colère, souvent les deux. Mais entrer dans un jugement de valeur est insupportable. J'ai changé, le monde m'a changée. Dans un mouvement paradoxal, j'ai à la fois grandi à l'intérieur de moi-même, et rétréci dans le monde. Je suis mon propre creuset... Quand finira donc ce voyage?" Biographie de l'auteur Karen Guillorel a travaillé dans l'audiovisuel, l'édition, le jeu vidéo, etc., guidée par son goût pour la découverte et l'aventure. Aujourd'hui, elle écrit dessine, conçoit des installations plastiques, réalise des films, voyage et rêve de nouveaux espaces. De son équipée de Paris à Jérusalem, elle a tiré un carnet de voyage audiovisuel mêlant graphisme, vidéo et photographies."
L'odyssée sensible au Tibet pendant le Nouvel An d'une artiste qui ne parvient pas à trouver sa place dans le monde. Quand Karen Guillorel cesse ses longs voyages en 2013 et " s'installe ", elle se sent alors en décalage par rapport aux autres. Echouant à discerner ce qui ne tourne pas rond, elle se demande quotidiennement : comment entrer avec justesse dans la danse humaine ? L'interrogation parvenue à son pic en 2019, elle ressent alors le besoin de repartir pour réfléchir. Elle choisit l'Himalaya en une occasion particulière : les festivités de Losar, le Nouvel An Tibétain. Autour des cérémonies célébrant l'entrée dans la nouvelle année, les Tibétains pratiquent des rituels qui établissent l'abandon de ce qui est ancien ou mauvais et permettraient d'entrer dans un esprit de renouveau. Cela entre en résonance avec la quête de Karen. En début d'année 2020, elle se rend donc au Népal. La pandémie de covid-19 parait alors un spectre lointain aux occidentaux. Son objectif est concret : vivre les trois jours de festivités de Losar au sanctuaire de Bodnath où elle souhaite voir en particulier les danses masquées des moines. Pour la préparation, elle s''en remets à la musique des syllabes de Losar. Dans Lo-sar, j'entends aussi : " le hasard " et espère de la dérive du périple qu'il m'amène à mon but. Mais la déception est au rendez-vous dans ce célèbre écrin du bouddhisme à Katmandou et elle fait alors un pari : celui de partir au petit bonheur la chance dans un village de réfugiés tibétains de Pokhara, au pied de l'Annapurna. Puis sous l'impulsion d'un rêve, elle m'envole pour le Dolpo jusqu'au Lac Phoksundo et son village Ringmo, désert durant l'hivernage. Dans ces lieux vides et ensevelis sous la neige, les claquements des drapeaux de prière et le miroir du lac glacé répondront à la question qui m'a fait partir pour l'Himalaya. D'une plume sensible, à fleur de peau, ce carnet de voyage narre l'odyssée intérieure de l'auteur et sa rencontre avec le Tibet et ses rituels. Plusieurs dessins de l'auteure ponctuent le texte.
Les révoltes populaires de l'époque moderne sont difficiles à documenter car la culture des insurgés est principalement orale et laisse peu de traces écrites. Mais la mémoire de tels événements a parfois été conservée sous forme de traditions orales (chansons, récits, légendes, prophéties...) qui, au cours de leur transmission dans le temps, ont pu influencer des sensibilités et des comportements. Ces productions culturelles sont connues lorsqu'elle ont été consignées par écrit au cours de la période moderne ou, plus souvent, recueillies lors d'enquêtes ethnographiques à partir du XIXe siècle. Depuis les révoltes urbaines des Pays-Bas au XVe siècle jusqu'aux soulèvements révolutionnaires des années 1790, en passant par la guerre des Paysans de 1525 ou les soulèvements cosaques dans la Russie des XVIIe et XVIIIe siècles, la prise en compte des traditions orales permet une lecture renouvelée des révoltes européennes de l'époque moderne et des mécanismes de constitution des mémoires sociales qui les accompagnent.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.