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L'IRASCible N° 4 : Savoirs pénaux, savoirs diffus. La circulation d'une pensée pénale réformatrice d
Ferrand Jérôme ; Pin Xavier ; Scalia Damien
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782343018683
Que reste-t-il, sous la Monarchie de Juillet, des savoirs pénaux qui ont présidé à la révolution des formes procédurales et des pratiques criminelles à la fin du XVIII° siècle ? Comment a-t-on pu passer d'une explosion qualitative des connaissances dans l'espace décloisonné de l'Europe des Lumières, à leur liquidation par une idéologie réactionnaire dont on remarque les premiers signes sous la Révolution et qui gagne en vigueur à partir de l'Empire et de la Restauration ? En explorant les entrées juridiques et philosophiques de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, leur circulation à travers l'Encyclopédie protestante d'Yverdon, leur portée marginale dans le Patriote français de Brissot, leur caractère résiduel dans la presse locale iséroise et leur censure dans la très fameuse revue juridique de la Restauration (La Thémis), cette quatrième livraison de l'IRASCible interroge les modes de diffusion et les espaces de circulation qui permettent aux connaissances philosophiques de se frayer un chemin à travers le maquis touffu d'une culture juridique qui n'est pas vraiment prête à les accueillir. Loin de circuler à la vitesse de la lumière, la pensée radicale ne laisse en réalité que des traces diffuses dans l'esprit des lecteurs éclairés autant que dans celui des acteurs de la pratique législative et judiciaire. En posant les jalons d'une histoire culturelle des savoirs juridiques, ce quatrième numéro de l'IRASCible permet de repérer, du XVIII siècle à aujourd'hui, les signes et les masques d'une philosophie radicale qu'il est urgent de diffuser. Le persifleur permet en effet de prendre la mesure de la résistance que certains historiens contemporains opposent à la circulation d'une philosophie matérialiste qui n'est guère en vogue chez les juristes, tandis que la rubrique A l'Ire actualise, à travers la belle recension de l'ouvrage d'Italo Mereu et la stimulante réflexion menée autour d'un ouvrage collectif consacré à la dangerosité, l'irritation qui anime tous ceux qui éprouvent le désir de rompre avec des habitudes de pensée aujourd'hui dépassées.
Cet ouvrage explore les représentations de l'Antiquité dans la pensée moderne et contemporaine autour de deux problématiques : l'utilisation par la modernité européenne de figures empruntées, de manière réelle ou fictive, à l'Antiquité, et la question des continuités ou des ruptures entre Antiquité et Modernité.
Chabot Jean-Luc ; Didier Philippe ; Ferrand Jérôme
Lorsque Sieyès présente à Bonaparte un projet de Constitution qu'il a jugé bon d'embellir de quelques considérations, - considérations que les constituants de l'Union européenne ne renieraient sans doute pas aujourd'hui -, le Premier Consul sabre d'un trait de plume ce qu'il appelle tout haut " des niaiseries métaphysiques ". Ce dédain hargneux de la " métaphysique " n'augure pas un nouvel âge d'or des Droits de l'homme, mais préfigure plutôt leur repli, lequel est amorcé par le destin fameusement funeste du livre préliminaire du Code civil qui regroupait une trentaine de dispositions empreintes de droit naturel et de morale. Toutefois, bien que le texte ait porté la marque personnelle d'un homme dont Madame de Staël aimait à rappeler qu'il " pardonnait plus volontiers un calcul égoïste qu'une opinion désintéressée ", certains auteurs se plaisent encore à souligner l'esprit " spiritualiste " du Code Napoléon. Parce que la controverse n'a jamais cessé, un colloque organisé en décembre 2003 à Grenoble dans le cadre des manifestations du bicentenaire poursuit l'analyse des destinées croisées du Code civil et des Droits de l'homme en agrémentant les interrogations contemporaines par d'éclairantes contributions historiques.
Ferrand Sandrine ; Minchella-Gergely Nathalie ; La
Organiser et réussir sa démarche de prévention des RPS avec la PNL, tout en améliorant la qualité de vie au travail (QVT) de ses collaborateurs, leur performance et celle de la structure : voilà un challenge de taille pour de nombreux dirigeants d'entreprise et leurs représentants du personnel ! Le contexte du travail a beaucoup évolué, les systèmes sont de plus en plus complexes, l'urgence est devenue omniprésente. Avec cette pression, le moindre changement, la moindre situation de malaise ou de conflit sur le lieu de travail est directement associée aux risques psychosociaux. Outre l'aspect réglementaire de la prévention des RPS, les services RH et les managers sont en première ligne tant leur rôle est important sur ces questions de santé et sécurité, mais aussi de qualité de vie au travail. Comment satisfaire à cette obligation légale de prévention des RPS, tout en contribuant à améliorer durablement la qualité de vie au travail ? Quelles sont les étapes incontournables pour construire une démarche de prévention structurée et collaborative ? Comment déployer un plan d'actions de prévention durable et efficace ? Afin d'optimiser une démarche de prévention des risques psychosociaux, la PNL offre des outils pragmatiques et efficaces pour clarifier les objectifs, favoriser la communication, chercher des ressources, accompagner le changement... La PNL est une approche pédagogique dont les résultats sont rapides et durables. Alors, pourquoi ne pas l'utiliser dans une volonté de prévenir les risques professionnels et de préserver la richesse du capital humain ?
Comme Ulysse, les Droits de l'homme viennent du fond des âges. D'une certaine façon le Décalogue, un certain paganisme antique ou la pensée chrétienne, en constituent la préfiguration, même si l'esprit en est radicalement différent. Comme Ulysse, plus encore, les Droits de l'homme ont connu cette véritable Odyssée, si bien mise en évidence par le colloque international qui s'est tenu à Grenoble en octobre 2001, à l'initiative du Centre Historique et juridique des Droits de l'Homme (CHJDH) de l'Université Pierre Mendès France. Les différentes contributions retracent cette périlleuse aventure des Droits de l'homme, ballottés entre séductions et menaces. Ulysse avait dû échapper à la nymphe Calypso, à la magicienne Circé, fuir l'antre du Cyclope. Il avait dû se faufiler entre Charybde et Scylla et ne pas céder au chant des sirènes, avant de connaître une victoire sans partage. De même les Droits de l'homme peinent à se frayer un chemin entre menaces et séductions. Leur triomphe, aujourd'hui, semble absolu ; mais cet absolutisme même ne recèle-t-il pas un réel danger ? Fondés sur l'affirmation de l'unité de la nature humaine, les Droits de l'homme ont une vocation universaliste. Laissera-t-elle subsister la spécificité des cultures ? C'est tout l'intérêt de ces textes, enfin publiés, d'étudier, sous de multiples aspects, les Droits de l'homme et d'en montrer l'étendue, les grandeurs et les limites.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.