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Sautes d'humeur et d'humour
Huser Geneviève ; Weissenburger Raymond ; Unterein
DO BENTZINGER
11,00 €
Épuisé
EAN :9782849602768
Ce recueil est, comme son nom l'indique, constitué d'une alternance d'écrits tantôt gais, humoristiques, tantôt tristes voire noirs. Ecrits sur le vif, chargés d'émotion, ils expriment pour la plupart d'entre eux, une réaction immédiate et impulsive à l'actualité, à des événements heureux ou malheureux, des mots pour des maux, décrivent des situations et des sentiments dans lesquels chacun se reconnaîtra un peu. Le lecteur pourra également s'amuser de la subtilité des jeux de mots et de l'autodérision chères à l'auteure qui apporteront une note de légèreté et d'optimisme à l'ensemble. Une belle part du recueil est dédiée à l'Alsace, et les poèmes en alsacien toucheront le lecteur sensible à ce dialecte si fleuri et pourtant menacé de faner ainsi qu'à cette région si attachante. De sa patte d'illustrateur, Guy Untereiner apporte touches d'humour et taches d'humeur à cet ensemble.
Tricher. Pour moi, ce ne fut pas une décision. Ce fut un destin. Déjà, à ma naissance, j'ai triché. Mes parents attendaient avec certitude un garçon. Ils n'avaient jamais imaginé qu'ils pourraient avoir une fille. Une fille! Ma mère pleura. Il m'avait suffi de naître pour commettre une trahison. Loin de me repentir, je persévérai dans cette direction".
La Colline rouge. A quoi pense Emilie ? Dans une chambre d'hôtel, une nuit d'orage, elle raconte à son amant les jours d'un été brûlant. Une histoire ? C'est un secret qu'elle lui livre. Elle n'avait pas quinze ans et sa tante Julia aimait Alexandre. Dans la garrigue, sur la colline rouge, cachée, elle les a vus s'embrasser et se caresser. Jalousie ou désir ? Emilie aimait Julia qui lui avait fait découvrir son corps. Emilie aimait Alexandre. Alors, peut-être parce que le soleil était trop chaud, et la lumière trop vive, elle décida de commettre l'irréparable... Démon, Emilie apprendra ainsi, avant de devenir victime, que les chemins de l'amour sont souvent jalonnés par l'écueil enivrant des liaisons dangereuses.
Une jeune femme en éveil : Louise. Une jeune femme à prendre : Sabine. Un homme : Antoine. Bourreau ? Victime ? Complice en tout cas. Il est écrivain, enfin probablement, puisqu'une machine à écrire et du papier traversent le paysage du livre. Sabine aime Louise qui ne l'aime pas mais la soumet ou la désire dans la seule compagnie d'Antoine. Hormis quelques éclats de l'enfance retrouvée de Louise, inutile de chercher à en savoir davantage sur le passé de ces personnages : c'est la lumière du présent qui les éclaire. De cette transparence impudique, le roman tire toute sa force. Dans leurs gestes, leurs regards, les baisers qu'ils échangent, les nuits qu'ils partagent, les lits qu'ils défont, le crime qui consomme sans doute leur histoire, leur vérité sera, comme leurs corps, mise à nu le plus crûment, le plus cruellement. Car toute liaison est dangereuse et chaque amour coupable même si tous les amants sont innocents. La Maison du désir affirmait un écrivain. La chambre ouverte révèle une romancière. Ici et là se découvre un art oublié : celui de-décrire purement, simplement, tout l'abandon des sens.
Né le 25 Juillet 1918, alors que la Lorraine et l'Alsace sont allemandes, Jean BINZ devient français après le 11 novembre 1918. En 1942 il redevient par les hasards de l'Histoire, allemand, avant d'être à nouveau, en 1945, français pour de bon ! Il aura vécu entre-temps une aventure relativement peu connue en dehors des départements du Nord-Est, celle des "Malgré-Nous" enrôlés de force dans une armée qui n'était pas la leur. Les nombreuses rencontres, en Hongrie notamment, les échanges fructueux avec les habitants, les relations fraternelles avec les camarades "Malgré-Nous" qu'il a sous ses ordres... et puis l'accident grave qui le ramènera en France, après bien des vicissitudes, tout cela nous est raconté avec vivacité, drôlerie et émotion. Ce vécu a contribué à faire naître quelques années après, "l'Owé-O-Génie, dont Jean Binz est le concepteur et qui apporte depuis ses bienfaits à de nombreux malades.