Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Quelle gouvernance au service de la mobilité durable ?
Abidi Abelhamid ; Fialaire Jacques
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296542006
La mobilité urbaine est un fait social total dans le sens maussien (M. Mauss) du terme. Au regard des enjeux environnementaux, économiques et sociaux, elle est désormais, plus que jamais, le centre des politiques publiques, que ce soit à l'échelle locale, régionale, nationale ou internationale. De plus en plus d'acteurs de la société civile se mobilisent pour participer à l'élaboration des choix qui devraient répondre au mieux aux attentes des différentes catégories sociales, mais aussi au regard du principe de respect de l'environnement physique et des droits des générations futures. Néanmoins, les processus décisionnels en amont de ces politiques demeurent étroitement tributaires des contextes sociopolitiques et de la nature des rapports entre les acteurs impliqués. Ainsi, le sort des politiques visant l'institution d'une mobilité urbaine durable ne dépend pas seulement de la volonté politique des autorités organisatrices, mais aussi des spécificités socioculturelles, économiques et politiques des collectivités ou des pays.
L?histoire du jeune tunisien Mohamed Bouazizi résume à elle seule le quotidien des millions d?Arabes dont les libertés et les richesses sont confisquées par une caste défaillante et méprisante. La nouvelle génération arabe semble s'être affranchie de la chape de plomb qui pèse sur la région depuis des décennies. Les pouvoirs arabes ont échoué sur tous les fronts: faillite de l'Etat miné par sa nature patrimoniale et grevé par les rentes de situation; faillite de la libéralisation économique, mise au service d'une oligarchie égoïste qui en a ignoré les conséquences sociales; faillite de régimes sclérosés qui ont eu recours à des aménagements de façade et à des ouvertures au rabais afin de vendre à l'étranger leur image de garants d'une stabilité devenue obsessionnelle pour l'Occident; enfin, des grands projets politiques, avec les naufrages successifs des tentatives unitaires, les défaites répétées, la désintégration de l'Irak et du Soudan Le citoyen arabe se retrouve démoralisé, fatigué des slogans creux et accablé d'un indéfectible sentiment d'humiliation. Une transition démocratique réussie donnerait des ailes à tous les Arabes qui veulent s?affranchir des dictatures. Les observateurs ont fait la promotion de l?exception culturelle du monde arabe pour en expliquer les déficits chroniques en matière de démocratie. La rue a eu raison du différentialisme arabe.
Au-delà des controverses et des polémiques provoquées par l'irruption du politico-religieux dans notre vie quotidienne, les amalgames et les déformations concernant les définitions de l'islam et de l'islamisme ne font qu'amplifier l'incompréhension, les clichés et le repli. Ce lexique se propose de définir les concepts liés à une religion et aux actes commis en son nom. Il présente les écoles, les doctrines et les courants qui dominent en islam. Il recense les nouveaux acteurs de la scène du djihadisme et fait l'inventaire des classiques. Il restitue les mots dans leur vrai contexte sans en trahir les fondements et tente, sans prétention, de redéfinir les nouveaux termes. Les auteurs de ce lexique espèrent apporter quelque lumière sur des mots désormais évolutifs et incontrôlables, et livrer des clés au lecteur pour lui permettre d'appréhender une actualité complexe.
Depuis 2011, le monde arabe n'est plus en dehors de l'Histoire, et a montré qu'il n'est ni immobile ni stagnant. Il lui faut à présent refuser les scénarii préparés, pour être acteur de sa propre transition.
Un regard à l'échelle mondiale permettra de constater qu'il reste peu de conflits en dehors du Moyen-Orient. Cette zone serait-elle alors une zone génératrice de conflits pour des raisons endogènes mais aussi exogènes que les pays occidentaux ont tendance à omettre. Il semble donc important d'analyser les causes et les conséquences de l'instabilité chronique de cette aire géopolitique. Il est courant d'entendre que cette région serait comme " maudite ", préjugé qui sous-entend qu'elle serait frappée par une violence inhérente. Or c'est parce que le Moyen-Orient fait partie des zones d'influence qui attirent et attisent le plus les intérêts qu'il y a tant de violence. La région n'est pas aussi complexe que la représentation de l'imaginaire collectif mais elle a cependant été rendue absconse par les luttes des grandes puissances et les découpages hasardeux qui sont la source de l'embrasement de la région. Un paradoxe se pose par rapport à la présence et à l'intervention des puissances occidentales au Moyen-Orient : d'un côté elles sont contestées du fait de leur forte responsabilité dans la poudrière de la région mais d'un autre côté, l'idée se répand qu'il est compliqué de laisser le Moyen-Orient " livré à lui-même " car la région et les partenaires qui la composent ont été habitués à une assistante – sinon une ingérence – dont la disparition provoquerait un vide létal pour ces pays. L'alternative à cette dépendance sécuritaire fait défaut dans une région toujours en mutation, et difficile à saisir et à conceptualiser. Il s'agit véritablement d'une région laboratoire : beaucoup de paradoxes empêchent d'avoir des grilles d'analyses pérennes et donc l'attente et l'incertitude.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.