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Pour une approche endogène au Congo-Brazzaville. Des hommes et des institutions
Nkaya Michel
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296077614
Poser le principe d'une approche endogène du développement au Congo-Brazzaville peut sembler, aujourd'hui, à contre-courant de l'idéologie dominante qui voit dans l'ouverture au commerce mondial et la stricte observance des prescriptions libérales des institutions de Bretton Woods, les seules et ultimes voies désormais pour les pays africains d'accéder au développement. Toutefois, contrairement à cette vision, et n'en déplaise aux discours de ceux-là même-que Vincent Hugueux nomme à juste titre " les faux amis de l'Afrique ", ces prophètes de septentrion qui n'ont pas perdu de leur paternalisme condescendant et de leur promptitude à penser et à vouloir en notre nom - comme si tant d'années après l'esclavage et la colonisation n'avaient nullement entamé leur inclination à notre infantilisation - le Réseau Congo 21 persiste à croire que l'avenir du Congo-Brazzaville comme, du reste, celui des autres pays africains, dépend principalement de ses propres capacités à se structurer démocratiquement et à valoriser ses ressources intrinsèques. En accord avec Michel Rocard pour qui " le développement se conquiert, il ne se parachute pas ", les contributions ici réunies soulignent, une fois de plus, la nécessité d'une endogènéisation des mécanismes de développement, pour contrer les faux discours dont le but est le renoncement à toute aspiration nationale et la survivance des réflexes de subordination. Au menu de cet ouvrage, la problématique de l'homme congolais, l'impératif de la citoyenneté, la gestion des entreprises congolaises, la passation des marchés publics, les enjeux du développement local, de l'investissement dans les moyens de transports et les nouvelles technologies de l'information et de la communication, la question des institutions idoines à mettre en place pour une meilleure gouvernance. Autant de fils offerts pour qu'ensemble les Congolais tissent la natte du développement ; un proverbe africain proclame, en effet, que " dormir sur la natte des autres, c'est comme si l'on dormait par terre ".
Résumé : Dans leur lutte contre le dogmatisme et le trouble qu'il cause, les sceptiques ont fait du langage un des pièges majeurs dans lequel celui qui cherche à philosopher se précipite inévitablement. Tout en s'inscrivant dans le vocabulaire philosophique traditionnel pour le critiquer et parfois le subvertir, les disciples de Pyrrhon ont usé de stratégies expressives permettant de suspendre la portée référentielle de leur discours, inventant ainsi un " nouveau langage " compatible avec leur suspension absolue du jugement. Parler aux dogmatiques de leur philosophie sans rien asserter pour autant, afin de les conduire à renoncer à l'obsession irritante de la maîtrise discursive, telle est la gageure du scepticisme, rationalisme dont l'exigence est précisément d'éliminer de son propre exercice tout effet passionnel néfaste. En ouvrant le regard de l'individu au-delà des ornières du langage et de l'argumentation, le scepticisme convie à renouer avec l'expérience, à épouser la vie sans qu'aucune médiation intellectuelle ne pervertisse cette immédiateté par l'inquiétude qu'elle finit toujours par entraîner. Explorer le vocabulaire usité par les sceptiques, c'est cheminer avec eux sur cette voie libératrice qui passe par une manipulation distanciée des mots dans le champ philosophique.
Lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre" : c'est ce surprenant aveu de subjectivité qui ouvre l'un des textes les plus modernes de la littérature française, quoique l'un des plus anciens. À la mort de son ami La Boétie, Montaigne décide en effet de prendre la plume pour perpétuer leurs discussions si fécondes. Sur ce mode autobiographique, tous les sujets seront abordés, de l'amitié à l'éducation, de la philosophie à la lecture, de la religion à la mort des hommes. En s'observant lui-même, Montaigne fait ainsi le tour de l'homme, proposant une réflexion essentielle sur sa place dans le monde et sur le champ d'action de la pensée humaine. Au siècle de Rabelais, des poètes de la Pléiade et de l'humanisme européen, l'oeuvre de Montaigne reste une météorite inclassable, entre écriture personnelle et monument philosophique. Oeuvre d'un homme engagé dans son temps, les Essais allaient fonder toute une tradition d'écriture à la française, de Pascal à Malraux, de Rousseau à Camus. --Karla Manuele
En nous assujettissant à une vie brève, la nature nous fait scandaleusement subir un injuste outrage. Pourtant, ce lieu commun qui fédère les plaintes des médecins, des poètes et des philosophes est lui-même scandaleux au regard de la raison; dans un de ses premiers traités philosophiques que l'on a trop souvent réduit à n'être qu'un pur exercice oratoire, Sénèque entreprend de redéfinir le plus complexe et le plus confus des concepts, le temps. La subtile construction rhétorique qui organise ici l'enquête ne l'empêche pas de se fonder avec précision sur la théorie stoïcienne du temps pour conduire le destinataire du traité à une pleine conversion philosophique: il s'agit de s'approprier sa propre existence en se dégageant de l'aliénation de la viequotidienne, dans une parfaite attention au présent. Espace de l'action rationnelle et morale, le temps présent ouvre à celui qui n'a pas su encore commencer à vivre la possibilité d'une nouvelle naissance où le hasard n'a plus de place; espace de liberté, il lui permet d'abolir les frontières qui le coupent de son passé comme de son futur, et de conquérir cette immortalité dont le désir, mal formulé, l'aliène. De cette maîtrise du temps présentdépend toute notre capacité à nous élever, comme le demande la Nature, à notre vocation divine.
S'il y a quelque personne, quelque bonne compagnie, aux champs, en la ville, en France, ou ailleurs, resséante ou voyagère, à qui mes humeurs soient bonnes, de qui les humeurs me soient bonnes, il n'est que de siffler en paume, je leur irai fournir des essais, en chair et en os.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.