Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pigeon, vole
Abonji Melinda Nadj ; Toraille Françoise
METAILIE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782864248774
Née en 1968 en Voïvodine (alors yougoslave, aujourd'hui en Serbie), Melinda Nadj Abonji a d'abord été élevée en hongrois par sa grand-mère. Elle a rejoint à six ans ses parents à Küsnacht, en Suisse. Deux patries, deux langues, deux libertés.C'est sur cette expérience que repose Pigeon, vole.La narratrice Ildikó Kocsis y raconte alternativement des histoires d'émigration et des anecdotes de Voïvodine. La famille Kocsis a trouvé son bonheur en Suisse. En 1993, elle ouvre son propre restaurant au village. Mais pour en arriver là, il aura fallu aux parents, Rosza et Miklós, de la force, de la patience et de l'humilité. Les deux filles, Nomi et Ildikó, donnent un coup de main mais aspirent à conquérir leur liberté. Elles ne veulent plus se laisser humilier et insulter parce que étrangères. Sur un ton vivace, coloré et plein d'esprit, Melinda Nadj Abonji raconte ces deux aspects d'une émigration et d'une intégration réussies. L'auteur démontre une grande virtuosité stylistique, capable de construire une forme musicale et un style extrêmement souple tout en conservant la limpidité de sa narration. Elle maîtrise ses différentes langues et en utilise musique et images pour élaborer ainsi une structure rythmique subtile, et pourtant facile à lire, elle nous conduit entre humour et tendresse à la fois à la recherche du secret du grand-père et à la poursuite des aspirations des deux soeurs. Le lecteur est aussi fasciné par la vitalité et la modernité de ces jeunes femmes que par le rythme de l?écriture.
Résumé : Deux cousins liés par une enfance commune pris dans un épisode de la guerre des Balkans. Deux perspectives nouées par le fil rouge de l'amitié. Zoltán, son enfance tragique, ses rêves naïfs et sa passion pour son jardin, sa confrontation avec la réalité brutale de la guerre à laquelle il n'est pas préparé, la maltraitance de la part de ses camarades, l'insondable imbécillité des gradés. Anna, qui a émigré en Suisse et qui, abrutie par les tranquilli- sants, entreprend un voyage de retour vers une Yougoslavie qui n'existe plus. Dans une langue subtile, mélodique et poétique, Melinda Nadj Abonji raconte la douce résistance de l'imaginaire face aux limites d'un système qui voudrait imposer l'ordre, l'obéissance et la soumission. "Ce roman est un cri poignant contre la guerre et la violence". Der Taggesspiegel
Résumé : Zorbas le chat grand noir et gros a promis à la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier oeuf, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler. Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l'aider à tenir ces promesses insolites. A travers les aventures rocambolesques et drôles de Zorbas et Afortunada, on découvre la solidarité, la tendresse, la nature et à la poésie.
Résumé : Septembre 1713. Juché sur une étique rossinante, la rapière au côté, Blasco de Castiglione, coeur tendre et tête brûlée, entre dans Palerme. En quête du secret de sa naissance, il rencontre Don Raimondo de la Motta, qui a commis tous les crimes pour ceindre la couronne ducale, l'éblouissante et ténébreuse Donna Gabriella, le sbire Matteo Lo Vecchio, maître ès scélératesses, Violante, belle comme un rêve de pureté, le séduisant et mystérieux Coriolano della Floresta, et tout un petit peuple pittoresque et rebelle. Il rencontre aussi une ville de palais arabes, où se réunit la secte des Beati Paoli, dont l'idéal de justice sera défiguré par la mafia...
Résumé : Agla travaille dans la finance, accusée d'évasion de capitaux, elle a été emprisonnée et se languit d'amour pour Sonia qui l'a abandonnée. A bout, elle tente de se suicider. C'est le moment que choisit un industriel qui connaît son habileté et son flair pour lui proposer une enquête sur le stockage de l'aluminium. Agla ne peut pas résister au challenge et choisit Maria, journaliste d'investigation complexée qui est à l'origine de sa propre condamnation, pour aller sur le terrain. Apparaît alors dans la cellule voisine une très jeune femme qui sort de désintoxication et essaye d'attirer son attention. Pendant ce temps un adolescent amoureux prépare une action d'éclat pour séduire sa petite amie. Il est aussi le fils d'un homme d'affaires mafieux ennemi intime d'Agla. En un tour de main, sur un rythme déconcertant et séduisant, Lilja Sigurdardóttir nous initie aux trafics des matières premières et aux dessous du transport de la drogue en Islande, nous fait assister à la naissance improbable d'une histoire d'amour et nous prouve qu'une femme sexy et sûre de son intelligence retombe toujours sur ses pieds. Un grand feu d'artifice habile et intelligent.
Résumé : Nos existences parfois nous pèsent. Même pour un temps, nous aimerions prendre congé des nécessités qui leur sont liées. Se donner en quelque sorte des vacances de soi pour reprendre son souffle. Si nos conditions d'existence sont sans doute meilleures que celles de nos ancêtres, elles ne dédouanent pas de l'essentiel qui consiste à donner une signification et une valeur à son existence, à se sentir relié aux autres, à éprouver le sentiment d'avoir sa place au sein du lien social. L'individualisation du sens, en libérant des traditions ou des valeurs communes, dégage de toute autorité. Chacun devient son propre maître et n'a de compte à rendre qu'à lui-même. Le morcellement du lien social isole chaque individu et le renvoie à lui-même, à sa liberté, à la jouissance de son autonomie ou, à l'inverse, à son sentiment d'insuffisance, à son échec personnel. L'individu qui ne dispose pas de solides ressources intérieures pour s'ajuster et investir les événements de significations et de valeurs, qui manque d'une confiance suffisante en lui, se sent d'autant plus vulnérable et doit se soutenir par lui-même à défaut de sa communauté. Dans une société où s'impose la flexibilité, l'urgence, la vitesse, la concurrence, l'efficacité, etc., être soi ne coule plus de source dans la mesure où il faut à tout instant se mettre au monde, s'ajuster aux circonstances, assumer son autonomie. Il ne suffit plus de naître ou de grandir, il faut désormais se construire en permanence, demeurer mobilisé, donner un sens à sa vie, étayer ses actions sur des valeurs. La tâche d'être un individu est ardue, surtout s'il s'agit justement de devenir soi. Au fil de ce livre, j'appellerai blancheur cet état d'absence à soi plus ou moins prononcé, le fait de prendre congé de soi sous une forme ou sous une autre à cause de la difficulté ou de la pénibilité d'être soi. Dans tous les cas, la volonté est de relâcher la pression. Il s'agit ici de plonger dans la subjectivité contemporaine et d'en analyser l'une des tentations les plus vives, celle de se défaire enfin de soi, serait-ce pour un moment. Sous une forme douloureuse ou propice, cette étude arpente une anthropologie des limites dans la pluralité des mondes contemporains, elle s'attache à une exploration de l'intime quand l'individu lâche prise sans pour autant vouloir mourir, ou quand il s'invente des moyens provisoires de se déprendre de soi. Les conditions sociales sont toujours mêlées à des conditions affectives. Et ce sont ces dernières qui induisent par exemple les conduites à risque des jeunes dans un contexte de souffrance personnelle, ou qui font advenir la dépression, et sans doute la plupart des démences séniles. Si souvent les approches psychologiques occultent l'ancrage social et culturel, celles des sociologues délaissent souvent les données plus affectives, considérant les individus comme des adultes éternels, n'ayant jamais eu d'enfance, ni d'inconscient, ni de difficultés intimes. La compréhension sociologique et anthropologique des mondes contemporains peut ressaisir la singularité d'une histoire personnelle en croisant la trame affective et sociale qui baigne l'individu et surtout les significations qui alimentent son rapport au monde. Telle est la tâche de ce livre.