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Outrages, insultes, blasphèmes et injures : violences du langage et polices du discours
Desmons Eric ; Paveau Marie-Anne
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296059368
Bougnoule, niakoué, raton, youpin / crouillat, gringo, rasta, ricain" chantait, il y a quelques années, un Jacques Dutronc désabusé, dans l'Hymne à l'Amour. Et la liste n'est évidemment pas exhaustive, tant le lexique est fourni... Autant de termes, autant de violences langagières, qui sont susceptibles d'un traitement pénal. La loi française matérialise en effet une police du discours et, en public en tout cas, il est entendu que l'on ne peut pas dire n'importe quoi avec n'importe qui. Sur cette thématique de la violence du langage, articulée à une pénalisation de la parole, juristes - universitaires ou praticiens -, linguistes, historiens du droit, psychanalystes et spécialistes de littérature ont décidé de se réunir pour confronter leurs analyses. Si l'approche juridique privilégie la définition de catégories aux frontières parfois ténues (outrage, injure, blasphème, diffamation), les approches linguistique et littéraire interrogent la production du sens en contexte et les effets de réception de ces paroles qui font acte. Les analyses détaillées et les nombreux exemples contenus dans l'ouvrage ne manqueront pas d'intéresser tous ceux qui, dans leur cadre professionnel, dans leur vie quotidienne, ou par simple curiosité intellectuelle, sont amenés à se pencher sur la question épineuse des limites de la correction et de la politesse dans les interactions verbales.
Il y a 60 ans, la conférence de Bandoung entendait jeter les bases d'une coopération entre pays africains et asiatiques. Elle a été déterminante dans la dénonciation de l'impérialisme occidental et a marqué le début d'une véritable dynamique tiers-mondiste dans un monde structuré par le colonialisme et la guerre froide. Loin d'être une idéologie monolithique, Le Tiers-mondisme doit se conjuguer au pluriel. C'est ce qu'entendent illustrer les contributions réunies dans ce numéro.
1517 marque symboliquement la première diffusion des thèses de Luther, et reste un moment fondateur, même si la Réforme s'est élaborée sur une période plus longue et par strates successives, grâce à l'action d'autres réformateurs. Si l'on retient avant tout de Luther son oeuvre en matière de pensée religieuse, son rôle et son influence politique, juridique, philosophique sont elles aussi impressionnantes et méritent d'être interrogées, à l'occasion du 500e anniversaire des célèbres 95 thèses.
Edouard Laboulaye (1811-1883), juriste de formation, professeur de législation comparée au Collège de France, parlementaire, est l'une des grandes figures du libéralisme républicain, dont l'influence sur les institutions de la Troisième République fut remarquable.
Si la culture romaniste de la doctrine privatiste classique est une évidence, elle semble l'être moins dans le monde des juristes de droit public. Pourtant, pour des raisons qui tiennent à leur formation, les publicistes sont tout autant redevables au droit romain. Les contributions réunies dans ce numéro tentent d'évaluer l'ampleur, le sens et la profondeur de l'empreinte du droit romain et des institutions romaines dans la doctrine du droit public.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.