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Obscènes, obscénités
Bernas Steven ; Dakhlia Jamil
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782296064089
Dans les processus de création gisent les enjeux théoriques de la recherche plurielle en image. Quelles sont les formes modernes de la croyance en l'image et de quelle manière le cinéma, la photographie, l'art-vidéo travaillent-ils sur les frontières de l'expérimentation et des mutations théoriques de l'image? Quels sont les registres de fluctuation, d'intervalle, de crise de la subjectivité dont sont victimes nos regards sur les mutations actuelles de l'image? La chair à l'image est alors un enjeu qui concerne notre lecture des changements de points de vue sur le corps du sujet et le corps de l'image. La moralité publique et la censure ont longtemps servi à flouer le senti et les besoins de la chair. Quel est le sort du senti, du charnel et du plaisir dans un tel gâchis? Est-ce que l'obscène s'apprivoise, se cajole, se séduit, s'amadoue? Est-ce que l'obscène se sexualise ou se découvre comme un interdit fabuleux, une jouissance jamais confisquée? Pour beaucoup, l'obscène est une figure de la gourmandise, le fruit désirable, le passage vers un vertige. Les arts et la pensée contemporains ouvrent à présent des horizons à une politique de transgression sans limites des tabous, dans une culture de l'obscénisation du monde que nous interrogeons dans ce livre. Que ce soit en droit, en philosophie, en art et en littérature, quelles obscénités modernes exhalent encore cette odeur de soufre et de scandale? Ce livre est issu des actes du colloque du même nom organisé par l'Université Paul Verlaine-Metz en 2006.
Dans cet ouvrage, je tente de répondre aux questions suivantes : quelle est l'autorité de l'auteur ? Quelle est la relation entre l'auteur et le lecteur ? Quelle est l'esthétique de la production textuelle ? En quoi la problématique de l'auteur rejoint-elle celle de la création ? Comment ce processus de création est-il à l'œuvre, chez l'auteur vivant, par opposition à l'auteur de papier ? Et surtout, pourquoi un nombre fantastique de fantasmes et de projections dépréciatives sont-elles venues s'abattre sur l'auteur ? Je suis allé à la recherche de la faille principale : la démagogie à l'égard du lecteur, la condescendance à l'égard de l'auteur, l'arrogance d'une critique établie qui veut tout maîtriser. En faisant naître le lecteur, Roland Barthes met à mort l'auteur en 1968. Le geste avait quelque charge provocatrice contre l'ordre du père, l'auteur du livre, Dieu en somme. Cet acte symbolique est suspect parce qu'il est éminemment haineux et fanatique. La relativisation des propos outranciers de Barthes et de Foulcault ne permet plus de postuler, avec Couturier à la fin des années 90, à l'existence de la tyrannie de l'auteur sur le texte. Les tyrans sont peut-être ailleurs. Mais, puisque Barthes a parlé de guerre des langages et de mort, la guerre est toujours ouverte ; elle dure depuis plus de trente ans et son résultat est une mise à mort de la fonction, de la place, du travail de l'auteur et de sa personne.
Dans les processus de création gisent les enjeux théoriques de la recherche plurielle en image. Quelles sont les formes modernes de la croyance en l'image et de quelle manière le cinéma, la photographie, l'art-vidéo, travaillent sur les frontières de l'expérimentation et des mutations théoriques de l'image ? Quels sont les registres de fluctuation, d'intervalle, de crise de la subjectivité dont sont victimes nos regards sur les mutations actuelles de l'image ? La chair à l'image est alors un enjeu qui concerne notre lecture des changements de point de vue sur le corps du sujet et le corps de l'image. Elire une image à l'aune de nos désirs signifie instituer un usage instrumentalisé des images. Les images sont enrôlées de force dans le récit, qui constitue la fiction en laquelle nous avons besoin de croire. Mais notre besoin de fabuler est aussi ancien que les religions. Ainsi débute la fable littéraire, paternelle, orale ou cinématographique de l'humanité parlante. Elle se fonde sur le désir de croire en la révélation du récit par la bouche qui prend et nous ravit la parole. Mais l'image se tait. Elle est muette. Cependant nous la chargeons de significations et de projections. Nous croyons en l'image comme représentation de ce que nous vivons. Nous nous reconnaissons dans notre reflet, car il est une donnée du monde inventé à notre image. Ainsi le narcissisme culturel joue ici sur nos représentations mentales et notre culte de l'ego.
Tantôt indécente, obscène, et tantôt cachée, la chair est habilitée à contraindre le corps à faire le beau. La chair n'est qu'une instance du corps, un aspect morphologique, un élément visuel. Cinéma et arts du récit ont fait appel à la figuration pour imposer l'idée que le corps à l'image est une banalité. Fragile et délicate, la chair n'est pas banale, elle signe la matière vivante sous la forme pensante et sentie.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.