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Miroir, appareils et autres dispositifs
Phay-Vakalis Soko
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296068803
L'ambition de Miroir, appareils et autres dispositifs est de rendre compte de l'importance du concept d' " appareil ", opérant tant en sciences humaines que dans le champ de la création. Dix contributions, provenant de différentes disciplines (histoire de l'art, cinéma, littérature, science et philosophie), quittent ici leurs catégories traditionnelles pour se confronter et tisser des liens le temps du programme de recherche " Arts, Appareils, Diffusion " à la Maison des Sciences de l'Homme Paris-Nord. Dans une perspective qu'offrent les pensées de Leroi-Gourhan, Simondon et Stiegler, notre équipe s'est placée d'emblée dans l'héritage de la pensée de Benjamin qui, le premier, a utilisé le terme d' " appareil " technique en rapport avec les arts. En ce sens, le miroir n'est pas un " appareil " mais un élément " technique " (Simondon) des prothèses de la vision. Par ailleurs, il participe aux inventions des appareils modernes ayant comme fonds commun la perspective soit comme élément essentiel du dispositif comme celui de Brunelleschi, soit comme modèle projectif ou réflexif, à l'instar des autres appareils que sont la camera obscura, la photographie, le cinéma, la vidéo, voire la cure analytique.
Nardin Patrick ; Perret Catherine ; Phay Soko ; Se
Ce recueil rassemble des essais, des analyses et des propositions visuelles qui montrent l'actualité et l'hétérogénéité des débats qui cristallisent aujourd'hui autour des pratiques contemporaines de l'archive. Il est manifeste que les pratiques d'archives dans l'art moderne relèvent d'une inquiétude face à l'enregistrement historicisant des objets artistiques, et de la volonté des artistes de s'affirmer " comme artistes " face à l'archivage de leurs oeuvres par les institutions académiques et muséographiques. Il s'agit pour eux d'anticiper sur l'archivage à venir de leurs travaux et de proposer d'autres manières d'écrire l'histoire non seulement de leurs oeuvres, mais plus généralement de l'art. Dans cette perspective, ces artistes interposent entre l'enregistrement matériel des choses et l'institution symbolique des oeuvres des dispositifs d'inscription qui excluent que l'un vaille pour l'autre, qu'enregistrement vaille institution. Ils restituent à ce qu'ils font le statut d'archives au sens historien du terme : d'archives non encore validées.
Comment penser la dislocation de la mimesis dans l'art contemporain; comment le miroir, sujet de peinture, va-t-il progressivement devenir "miroir-medium"; comment ce signe-miroir constitue-t-il une alternative à l'imaginaire narcissique de la peinture.
Résumé : Jacques Hébinger compte parmi ces artistes qui ne pouvaient se contenter de leurs acquis. Résolument moderne, naturellement porté vers l'usage des nouveaux outils, affirmant par là que la photographie est avant tout un art à la machine, son travail n'a eu de cesse de faire se rejoindre figure et lumière dans un mouvement continu qui montre l'attachement particulier du photographe à son objet d'observation et au trouble sensuel qu'il provoque. Cet ensemble de cent trente huit images témoigne de sa passion pour Fès, qu'il affectionnait tant et où il aurait aimé définitivement s'installer. Une aide à la création lui a permis d'accomplir sereinement un dernier chef d'?uvre.
Les années khmères rouges ont provoqué dans la société cambodgienne une forme d'amnésie qui efface de grandes strates de l'histoire antérieure. L'immense majorité de la population, dont 4o % est âgée de 15 à 25 ans, a aujourd'hui très difficilement accès à sa propre mémoire. Le mutisme et l'excès d'oubli ne favorisent pas la paix sociale, mais accentuent le danger d'une répétition des errements du passé, tout en ruinant le sentiment de posséder une histoire et un monde communs. Si Angkor reste un mythe national, ce sont les effets du génocide mêlés à ceux d'une mondialisation agressive qui façonnent la société : corruption généralisée, rupture ou manque de solidarité entre les générations, perte de valeurs, course effrénée à l'argent facile et à la satisfaction matérielle au détriment des nécessités de la vie collective. L'ambition de cet ouvrage est de montrer la complexité d'une histoire ne se réduisant pas à la splendeur d'Angkor et à l'horreur des années khmères rouges. Pour en percevoir les enjeux, sont réunis ici quelques-uns des meilleurs spécialistes, qui interrogent successivement les mythes et les survivances angkoriennes, les processus mémoriels de l'époque du protectorat à nos jours, ainsi que l'art post-khmer rouge. Cette cartographie de la mémoire permet au lecteur de saisir l'imaginaire d'un pays en pleine mutation sociale, économique et culturelle.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.