La notion d'identité connaît depuis une vingtaine d'années un succès qui déborde les sciences humaines et sociales au point que certains analystes y voient un effet de mode. Reste néanmoins à s'interroger sur les raisons de cet engouement et de la généralisation de son usage dans le champ de la recherche mais également dans celui des pratiques sociales. Dédié entièrement à la question identitaire dans ses différentes tentatives de théorisation (sociologique, psychosociologique, clinique, philosophique...), dans ses différentes formes d'expression (collective, individuelle, sociale, professionnelle, culturelle...) et dans ses différents champs de manifestation (le travail, le social, la formation), l'ouvrage tente d'appréhender les dynamiques sociales sous-jacentes à cette question. Cet ouvrage fait partie d'un ensemble de publications du Centre de documentation sur la formation et le travail du Conservatoire national des arts et métiers qui ont pour spécificité d'être les fruits d'une coopération entre chercheurs et documentalistes. Elles allient articles rédigés par des chercheurs et bibliographies analytiques. Composé de thématiques variées, cet ouvrage permet au lecteur l'approfondissement et la continuité de recherches autour de la question identitaire ainsi que la présentation de nouvelles pistes de recherches à explorer.
Albarello Luc ; Dupriez Vincent ; Kaddouri Mokhtar
Méthode inédite pour vérifier empiriquement des hypothèses de recherche. 12 étapes pour s'approprier l'étude de cas: de la construction de l'objet de recherche à la présentation des résultats, en passant par les techniques de récolte et de validation des données ou les aspects déontologiques. Méthodologie progressive, basée sur des recherches existantes et de nombreux exemples concrets. Méthode reconnue et utilisée en sciences de gestion et en marketing, enfin adaptée aux sciences sociales.
Il y a longtemps, j'ai découvert devant les images d'un livre de géologie que les pierres montaient des profondeurs de la terre, jusqu'à ce que le vent. la pluie, une main, un jour ou l'autre, s'en emparent. Il en va de même pour les notes de notre vie quotidienne. celles dont on voudrait faire des pierres écrites, notes de passant. notes de spectateur, de lecture. d'écriture, croquis, ricochets de conversation... Elles viennent toujours de plus loin qu'on ne croit.
Kaddouri Mokhtar ; Vermelle Marie-Christine ; Zero
En rupture avec une vision dogmatique de la sociologie, Claude Dubar a oeuvré pour un regard pluriel qui prend en compte la complexité du social qu'il a analysé dans ses trois niveaux : "les structures qui encadrent la vie sociale" ; "les interactions qui réunissent des individus et des groupes" ; les "discours, attitudes, croyances personnelles constituées de significations sociales" . Ce regard pluriel, traduit dans des grilles de lecture pertinentes, constitue des repères incontournables dont s'inspirent des chercheur·euse·s confirmé? e ? s dans leurs analyses, des étudiant·e·s en sciences humaines et sociales dans leurs travaux universitaires et des praticien·ne·s dans l'intelligibilité de leurs pratiques professionnelles. Ce dont témoignent les réflexions, les analyses et les postures tant théoriques qu'épistémologiques et méthodologiques des contributeur·ice·s à cet ouvrage qui lui est dédié.
Ce livre est constitué de six récits de trajectoires professionnelles et de vie personnelle. D'apparence chaotiques et discontinus, ils nous font vivre des actes de délibération interne, des transactions relationnelles, des compromis, des remaniements identitaires forgeant une posture professionnelle sans cesse re-interrogée. Formés à la sociologie, les contributeurs des récits de cet ouvrage nous livrent une lecture multidimensionnelle et pointue des milieux professionnels dans lesquels ils évoluent. Ils nous révèlent aussi comment ils se sont constitués comme sujets agissants.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.