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La nouvelle anabase N° 6 : Saint-John Perse, 1960-2010 : les 50 ans d'un Prix Nobel
Céry Loïc
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296132443
L'année 2010 a marqué le cinquantenaire de l'attribution du Prix Nobel de Littérature à Saint-John Perse, et sans fonder une communauté homogène de " persiens ", les amateurs, lecteurs, critiques, enseignants, intéressés par la postérité toujours fragile de cette oeuvre réputée pour sa difficulté, ont pu trouver là une de ces occasions rares, d'en faire vivre la trace. Si 2007 avait pu livrer, en un rendez-vous académique de taille (la présence de textes du poète au concours de l'agrégation de Lettres), l'occasion d'une diffusion nouvelle de cette oeuvre auprès du public étudiant et universitaire, cette année du cinquantenaire fournissait le motif d'une transmission renouvelée, en dehors même des connaisseurs, en un moment où tant de mutations sont intervenues au cours des dernières années, dans les approches critiques. La nouvelle anabase se devait d'être au rendez-vous de cette commémoration, non comme un passage obligé et factice, mais bien comme le moment de miser sur un regain authentique. Quoi de mieux, en pareille circonstance, que de perpétuer l'élan à l'origine de notre revue, en un numéro à la fois dédié à l'événement, et reprenant dans le même temps la structure inaugurée avec le N° 1 ? Le signe, assurément, d'une pérennité déjà acquise, et le pari renouvelé de se faire l'écho d'une nouvelle vigueur dans notre rapport au poète.
Il est parfois des points de repères très révélateurs dans le commentaire établi au fil des ans autour d'un écrivain, et le cas de la présence d'œuvres de Saint John Perse au programme de l'agrégation de Lettres en fait partie. Avant la session 2007, où ont été désignés au programme du prestigieux concours. Vents, Chroniques et Chant pour un équinoxe, il faut remonter à 1977 pour une telle occurrence. Bien des mutations sont intervenues depuis dans l'appréhension et le commentaire de la poésie de Saint-John Perse, et l'œuvre est aujourd'hui bien explorée. Conçu dans le sillage de cette désignation mais aussi bien au-delà, ce deuxième numéro de la nouvelle anabase propose, sous le signe fédérateur de la " mantique du poème " (art de la divination) : -Un essai didactique consacré à une présentation des poèmes : Poétique de l'écart, poésie de la braise, par Loïc Céry et Esa Hartmann. -Un dossier philologique à propos de toutes récentes découvertes primordiales dur la genèse de Venus : dossier spécial réalisé par Christian Rivoire et Loïc Cery. -Une suite d'études critiques établies autour des œuvres.
Lors de la première édition du Collier chou en 1935, Camille Gast alias Louise Perrenot ne vise pas une diffusion qui aille au-delà d'un cercle restreint. Pourtant, ces "Impressions" recueillies tout au long d'un séjour de neuf ans en Martinique de la part de l'épouse d'un Inspecteur primaire de l'Education nationale dépassent à vrai dire cette relative confidentialité première. En consignant ses observations attentives sur la vie quotidienne des Martiniquais, Louise Perrenot fournit là un témoignage irremplaçable et exceptionnel sur la Martinique du XXe siècle commençant, période cruciale de transition que connaît alors l'île. Un document précieux.
Samia Kassab-Charfi est Professeur à l'Université de Tunis. Elle est l'auteur d'une thèse consacrée à la Rhétorique de Saint-John Perse et de plusieurs articles sur Baudelaire, Marguerite Duras et la littérature caribéenne entre autres. Loïc Céry est le fondateur de La nouvelle anabase et du site Sjperse.org. Il est l'auteur de plusieurs études consacrées à Saint-John Perse entre autres. Il a également réalisé le site Internet officiel d'Edouard Glissant (" Edouard Glissant, une pensée archipélique ").
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.