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La métropole enfumée. Edition bilingue français-grec
Bey Leli ; Mavroeidakos-Muller Clio
L'HARMATTAN
11,50 €
Épuisé
EAN :9782343166643
La fumée qui parcourt les poèmes de ce recueil évoque l'élévation, aussi bien que les activités prosaïques des hommes. La fumée est noire, comme la lune, ou grise, comme le brouillard qui trouble la contemplation. Même le zénith voit s'élever "la brume de midi" et la lumière n'est évoquée qu'en association avec l'obscurité : lampe-tempête dans la nuit ou encore ce soleil, appelé de manière presque performative, en clôture d'un poème dominé par une lune noire. En écho à cette vision en nuances de gris, la matière est perçue dans différents états, en noir et blanc, qui dépeignent une nature mise à distance ou figée par le regard. La suie sur les cordes de la ville, les cendres, la neige et la glace d'un lac gelé, la mer indirectement mentionnée à travers la blancheur des salants, l'eau des marais et des moulins ou, enfin, les morceaux du soleil expriment une mélancolie existentielle. Leli Bey nous propose un voyage dans une "métropole enfumée", mêlant présent et passé et s'ouvrant sur des interstices d'avenir où l'espoir dissiperait toute fumée.
Na'um Shuqayr est un Syrien, né au Liban en 1864, enfant d'une famille chrétienne orthodoxe, d'origine yéménite. Il fit ses études au Collège Protestant Syrien de Beyrouth et en 1883, muni du diplôme de bachelier ès Sciences, il partit pour Le Caire où il fut recruté comme secrétaire par le Service de Renseignements de l'armée anglaise jusqu'en 1889, avant d'être affecté au Service de renseignements de l'armée égyptienne. De par ses fonctions. il a accès à une grande quantité d'informations, il voyage avec les grands personnages du régime pour des tournées d'inspection, il assiste à des batailles et surtout il a accès aux archives tant publiques que confidentielles. Son Takhir as-Sudan paru au Caire en 1903 a vocation à être la première histoire générale du Soudan. Elle l'est, même si aujourd'hui on est en droit d'émettre des réserves : son chapitre sur les différentes provinces et villes fait état en détail de ce qui se passe à l'ouest et à l'est du Nil, mais est beaucoup moins prolixe quand il s'agit des Monts Nuba et du Dar For ; son chapitre sur les religions parle abondamment de l'Islam mais passe sous silence les religions animistes ou les traites de superstitions négligeables ; son chapitre sur les langues s'étend longuement sur la langue arabe et ses manifestations culturelles mais néglige les autres langues parlées dans le sud et l'ouest du Soudan, régions qui sont pour lui des "terres inconnues". C'est par ailleurs un homme de son temps, qui valorise les Blancs et une certaine forme de culture qui leur est attachée et décrit de manière péjorative les Noirs, les Négroïdes - qu'il distingue - et autres barbares. Il invente "l'indigène" comme on inventera plus tard "le colonisé". Mais lisons cet auteur tel qu'il se présente, et contentons-nous de la riche documentation qu'il nous fournit en faisant abstraction de ses jugements de valeur qui peuvent nous attrister ou parfois nous faire sourire.
Dans la poésie de Leli Bey, le monde se pare des visages mythiques d'Ulysse ou de dieux grecs. Le héros voyageur du long poème Ulysse planétaire traverse les méandres d'une conscience contemporaine au lyrisme discret. Les autres poèmes de ce recueil sont autant d'instantanés sensibles du passé, et de souvenirs dont la beauté offre un contrepoint à la nostagie.
Voici des nouvelles d'Algérie écrites dans l'urgence de dire, dans la volonté de témoigner, dans le désir de faire comprendre ce que sont les douleurs mais aussi les espoirs des Algériennes et des Algériens qui continuent à vivre dans leur pays, croyant encore une paix civile possible. Alors, bien sûr, il est question de la peur, omniprésente, une peur qu'il faut savoir affronter pour continuer à respirer. La mort rôde en permanence, imprévisible. Qui tue qui ? Au nom de qui ou de quoi ? Chaque chapitre de ce livre dévoile l'absurde des situations, la fêlure à l'intérieur du pays, les déchirures dans les familles. Le livre ne dénonce pas : il raconte. Par le biais d'histoires qui ressemblent à des contes, il nous permet de comprendre, de l'intérieur, ce qui se passe dans les têtes et dans les coeurs en ce moment en Algérie. Les personnages de ce livre, des hommes mais surtout des femmes de toutes conditions, ne sont pas des héros. Ils s'interrogent sur le sens à donner à leur vie quand tout autour d'eux se décompose, et tentent de construire un présent en refusant la déraison et la violence.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !