Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Cordillère des Andes, demeure des dieux. Rituels et prières des Indiens Kallawayas (Bolivie)
Erny Pierre ; Rösing Ina
DO BENTZINGER
40,00 €
Épuisé
EAN :9782849602225
Rituels et prières des indiens Kallawaja s Les Indiens Kallawaya de Bolivie, implantés dans une région de haute montagne au cur de la Cordillère des Andes, sont réputés en Amérique du Sud comme guérisseurs ambulants ayant recours aussi bien aux plantes médicinales quà des prières et à des rites qui exigent une large manipulation de symboles. Leur art sinscrit dans une «cosmovision» selon laquelle des êtres invisibles, dieux, esprits bienveillants et malveillants peu personnifiés, sont présents derrière les manifestations de la nature quelles quelles soient, montagnes, sources, lacs, roches, foudre. Tout lieu est un lieu saint auquel il faut témoigner attention et respect. Ces entités accordent leurs faveurs et leur protection aux hommes à condition quen retour ceux-ci soient généreux en offrandes selon un principe de réciprocité qui régit toute lexistence. Ina Rösing, professeur à lUniversité dUlm, qui est de formation à la fois ethnologue et psychothérapeute, a consacré de nombreuses années dun travail de terrain particulièrement exigeant vu les conditions géographiques à létude de la vie et des pratiques à la fois médicales, religieuses et magiques de ces montagnards andins. Dans le présent ouvrage elle expose en raccourci quelles sont la pensée et la sensibilité sous-jacentes à leurs rites et à leurs prières, en leur laissant dans une très large mesure la parole. Quant à Pierre Erny, il procède à une présentation densemble de luvre de lethnologue allemande.
L'homme se réduit-il à sa dimension corporelle et psychique, comme tend à l'affirmer le scientisme contemporain ? Les diverses traditions spirituelles ont toutes prétendu que non. Partant des conceptions du psychothérapeute allemand Karlfried Graf Dürckheim, l'auteur montre que ce que celui-ci nomme "être essentiel" rejoint ce que dans la tradition chrétienne en particulier, mais aussi bien au-delà, on a appelé la dimension proprement spirituelle de l'homme, qui lui permet de se brancher sur le divin.
Les Grecs appelaient mystagogie " l'initiation aux mystères " à l'aide des mythes. Or aussi bien les traditions anciennes que la recherche récente ont souvent rapproché mythes et contes merveilleux. On reconnaît à ces derniers de nombreuses fonctions d'ordre pédagogique ou thérapeutique. L'auteur se pose la question suivante : N'ont-ils pas aussi une fonction mystagogique ? Ne sont-ils pas susceptibles d'ouvrir et de sensibiliser ceux qui les lisent et surtout les entendent, en particulier les enfants, aux mystères de l'existence et de la destinée ? Un mystère n'est pas un mur auquel on se heurte, mais un océan dans lequel on peut plonger toujours plus avant. Des approches très diverses, par l'ethnologie, l'histoire des religions, l'histoire de la littérature, l'histoire de la pensée, la théologie, la pédagogie, la psychologie des profondeurs, apportent un certain nombre d'éléments, de matériaux, de modèles et d'indications pratiques à ceux qui voudraient explorer la voie des contes en tant que mystagogie.
Roland Huckel est né, en 1923, à Strasbourg. Incorporé de force, en 1943, dans l'armée allemande il se bat sur le front russe et en Pologne, avant de rejoindre en 1945 le camp des prisonniers français de Tambov. Après la guerre il entreprend une longue carrière d'enseignant, d'abord en Alsace - Centre Mertian d'Andlau, Ecole des Frères à Matzenheim, Ecole Sainte Madeleine, Ecole de la Ziegelau, Ecole de Cronenbourg - puis à Agadir au Maroc, pour terminer sa carrière comme professeur de philosophie au Lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg. "Les malgré eux... ont été blanchis par la préférence nationale en 1945... excuses d'office", André Glucksmann, Le Monde 2 mai 2002. Mais excusés de quoi, de quelle faute ? Un texte parmi d'autres qui a fait bondir Roland Huckel et l'a persuadé de publier ses souvenirs de guerre, pour lui, pour ses enfants, pour... ceux qui voudront savoir. Incorporé de force dans cette armée-prison, qu'était la Wehrmacht pour les alsaciens, il utilisa son art, à travers de rapides portraits au crayon, dans l'espoir de tromper la vigilance des "geoliers" et d'organiser au mieux sa fuite. Prisonnier à Tambov, en mai 45, c'est à travers la décoration du camp et notamment des cuisines françaises qu'il chercha, avec un matériel de fortune, à créer une condition de vie un peu moins rude à tous ses compagnons d'infortune. "Un billet entre les orteils" est le témoignage d'un artiste-peintre que les hommes ont voulu transformer en soldat, et cela malgré lui. Son art lui a permis de supporter la guerre, en Pologne comme en Ukraine, puis la captivité à Tambov... un témoignage bien entendu, mais aussi un bien beau message. A ceux qui veulent se souvenir, ceux qui veulent savoir, à Monsieur Glucksmann...