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Parlements N° 13, 2010 : L'homme providentiel
Garrigues Jean ; Castagnez Noëlline ; Borrell Alex
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782296116870
Comment devient-on l'homme providentiel ? Ce dossier déconstruit son mythe en proposant plusieurs études de cas, en France, en Italie, en Allemagne, en Union soviétique et aux Etats-Unis, et un ensemble de sources commentées pour les illustrer. Il ressort de ce panorama contrasté, de Jeanne d'Arc à Barack Obama, qu'être la " bonne personne au bon moment " nécessite plusieurs conditions. L'homme providentiel doit apparaître comme un sauveur en période de crise. Il doit être capable de saisir l'événement afin de promouvoir son destin et ses qualités exceptionnelles. Il doit impérativement bénéficier du soutien populaire. En régime autoritaire, le culte du chef vise à entretenir le récit mythique ; en démocratie, la pérennité du succès est plus incertaine. Dans tous les cas, l'homme providentiel est hissé au sein du panthéon national où il est comparé à ses illustres prédécesseurs.
Et si Charles de Gaulle avait été pour la France cet "homme providentiel" que tout le monde attendait ? Cet ouvrage revient sur cette notion incarnée par le Général qui représente le héros français par exellence, symbole vivant de notre aspiration à la grandeur. Par trois fois, de Gaulle incarne la figure héroïque du sauveur : le 18 juin 1940, il montre aux Français la voie de la Résistance aux nazis ; le 26 août 1944, il leur offre la victoire à Paris avant de lancer la reconstruction du pays ; et le 13 mai 1958, il revient une nouvelle fois pour résoudre l'impasse de la crise algérienne et instaurer la Ve République. L'auteur nous explique dans ce livre comment de Gaulle a pu nous léguer cet irrépressible sentiment de grandeur, qui fait que nous sommes convaincus d'être un peuple d'exception, voué à une destinée exceptionnelle. Son héritage est et sera toujours le moteur de nos ambitions.
Résumé : Depuis la Révolution française, le Parlement est le poumon de notre démocratie. Les discours qui ont jalonné son histoire, les débats qui ont enflammé l'hémicycle racontent non seulement l'histoire de la vie parlementaire mais l'histoire de France tout court, dans ce qu'elle a de plus grand et de plus fort. Mirabeau, Talleyrand, Danton, Robespierre, Saint-Just, Chateaubriand, Berryer, Odilon Barrot, Lamartine, Victor Hugo, Adolphe Thiers, Léon Gambetta, Jules Ferry, Georges Clemenceau, Jean Jaurès, Aristide Briand, Léon Blum, Maurice Thorez, Jean Zay, Paul Reynaud, Léopold Sedar Senghor, Jacques Chaban-Delmas, Pierre Mendès France, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, Simone Veil, Philippe Seguin, Pierre Mauroy, Michel Rocard, Jacques Chirac, Christiane Taubira ou Manuel Valls ont tous marqué de leur empreinte cette histoire parlementaire qui est le sel de notre vie démocratique. Pour la première fois, leurs discours les plus importants, leurs morceaux de bravoure sont réunis par Jean Garrigues dans un seul recueil, qui témoigne à la fois de la richesse, de la diversité et de la grandeur de notre éloquence républicaine. C'est un point de vue unique sur notre histoire contemporaine.
Et si Charles de Gaulle avait été pour la France cet "homme providentiel" que tout le monde attendait ? Cet ouvrage revient sur cette notion incarnée par le Général qui représente le héros français par exellence, symbole vivant de notre aspiration à la grandeur. Par trois fois, de Gaulle incarne la figure héroïque du sauveur : le 18 juin 1940, il montre aux Français la voie de la Résistance aux nazis ; le 26 août 1944, il leur offre la victoire à Paris avant de lancer la reconstruction du pays ; et le 13 mai 1958, il revient une nouvelle fois pour résoudre l'impasse de la crise algérienne et instaurer la Ve République. L'auteur nous explique dans ce livre comment de Gaulle a pu nous léguer cet irrépressible sentiment de grandeur, qui fait que nous sommes convaincus d'être un peuple d'exception, voué à une destinée exceptionnelle. Son héritage est et sera toujours le moteur de nos ambitions.
Il peut sembler paradoxal de consacrer un ouvrage aux grands débats parlementaires de la Cinquième République, un régime précisément fondé pour en finir avec les excès du parlementarisme. Mais le paradoxe n'est qu'apparent, tant il est vrai que le général de Gaulle et Michel Debré n'ont jamais remis en question la nécessité d'un dialogue fécond et animé entre les pouvoirs. Si le parlementarisme a été rationalisé, il n'en est pas moins conservé sa capacité de produire discours, débats, incidents et polémiques. En dépit de la présidentialisation du régime, en dépit de la discipline de parti, de la médiatisation réductrice et de la technocratisation des enjeux, la scène parlementaire est restée l'un des lieux essentiels du politique. Outre les déclarations de politique générale, certains discours semblent incontournables, celui de Michel Debré défendant en décembre 1959 sa loi de financement de l'enseignement privé; celui d'Edgar Faure, ministre de l'Éducation nationale, présentant en juillet 1968 sa réforme de l'enseignement supérieur; celui de Robert Badinter, ministre de la Justice, sur l'abolition de la peine de mort en septembre 1981... Mais la prépondérance de l'exécutif ne doit pas faire oublier la part de l'initiative parlementaire;; comme l'illustrent les discours de Lucien Neuwirth en faveur de la contraception, en juillet 1967, ou de Christiane Taubira visant à faire reconnaître l'esclavage comme un crime contre l'humanité, en février 1999. C'est encore dans la critique, voire dans la polémique, que peut s'exprimer la créativité rhétorique des parlementaires. Parmi ces grands discours d'opposants, citons celui de Paul Reynaud contre la révision constitutionnelle d'octobre 1962, celui de Pierre Mendés France condamnant la politique économique et sociale du gaullisme en mai 1967, celui de François Mitterrand contre Jacques Chirac en octobre 1976, celui de Jacques Chirac contre le projet Savary en mai 1984, ou encore le réquisitoire de Philippe Séguin, contre le traité de Maastricht en mai 1992. Si la technicité et l'expertise ont tendance à prendre le pas sur l'escrime oratoire et sur le plaisir de la délibération; les discours sélectionnés dans ce recueil recèlent une qualité littéraire intrinsèque. Biographie de l'auteur Jean Garrigues est professeur d'histoire contemporaine à l'Université d'Orléans et président du Comité d'Histoire Parlementaire et Politique. Il a notamment publié "Le Général Boulanger" (Perrin, rééd. 1999), "La France au XIXe siècle" (Armand Colin, coll. Campus, 2001), "Les Patrons et la politique" (Perrin, 2002), "Les Scandales de la République" (Robert Laffont, 2004) et, dans la même collection, "Les Grands Discours parlementaires de la Troisième République" (en deux volumes).
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.