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EurOrient N° 29 : L'exil et la gestion de la trajectoire
Ayati Ata
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296097582
On appelle, de façon abstraite, " exilés non volontaires " ceux qui, d'une manière bien réelle, ont dû fuir dans une conjoncture de crise la violence imposée par leur Etat aux acteurs sociaux et politiques. Ils ont alors effectué un parcours que nombre d'entre eux n'ont pas pu réaliser en une seule étape. Comment parvenir à restituer leurs trajectoires ? Sont-elles linéaires ou bien comportent-elles des allers-retours, des hésitations, des aléas, voire des conflits ? Comment étudier les processus mentaux - E. Goffman parle de " carrière morale " - de ces personnes contraintes de faire un choix extrême ? Les auteurs de ce numéro tentent de répondre à ces questions en proposant le résultat de leurs recherches dans des zones géographiques plus ou moins conflictuelles : Maghreb, Moyen-Orient, Asie centrale et Caucase. Ce numéro montre comment s'est accompli progressivement pour les exilés un processus d'isolement social et politique. Il s'intéresse aux conditions dans lesquelles se déroule leur déplacement clandestin et aux stratégies qu'ils mettent en oeuvre pour mobiliser leurs ressources physiques et sociales. Il étudie les multiples bifurcations d'itinéraires où la mobilité est liée à des contraintes de survie ou à des situations imprévisibles et évalue aussi la fréquence des troubles mentaux apparus après l'installation dans le pays d'arrivée.
Résumé : Ce livre est un ensemble de textes qui suivent la révolution iranienne de ses débuts jusqu'à aujourd'hui. On y trouve l'histoire qui se décline presque au présent, avec les incertitudes et les projections vers le futur, ainsi que l'analyse qui veut coller à l'évènement tout en lui donnant un sens qui le dépasse dans son caractère immédiat. Les textes portent sur les thématiques du mouvement des femmes, des intellectuels, des jeunes ; mais aussi sur l'histoire tumultueuse de la démocratisation en Iran, ses hauts et surtout ses bas : de la constitution d'un noyau irréductible de société civile et son affrontement à fleurets mouchetés avec l'Etat théocratique ; de la constitution de nouveaux types d'acteurs sociaux qui prennent le relais des évènements comme lors des élections et leur donnent un sens qui dépasse largement son caractère ponctuel. L'ensemble de ces textes tente de démontrer la mutation de la société iranienne et sa sécularisation en dépit de la présence massive, voire écrasante, d'un Etat théocratique qui se nourrit de la rente pétrolière et dresse d'innombrables obstacles sur la voie de l'ouverture pluraliste sur le long terme de cette société. La société civile en gestation aura son mot à dire, l'Etat au nom de Dieu perdant de son hégémonie dans les esprits tout en préservant, pour le moment, sa capacité d'intimidation et de contrôle de la société. Cette dichotomie entre les deux instances fonde ce que l'on pourrait appeler "le divorce à l'iranienne" selon la version pessimiste, "le concubinage à l'iranienne" selon la version optimiste. La société iranienne ne se désislamise pas, mais s'islamise selon un nouveau modèle qui rend à la citoyenneté tout son sens dans l'autonomie de l'acteur politique et social par rapport à l'acteur religieux. Il y a un conflit, mais celui-ci ne se résoudra pas à court terme, plus certainement à moyen ou long terme. Le vainqueur sera plutôt la société civile qu'on n'arrivera pas à soumettre et qui parviendra à jeter les bases d'une nouvelle forme de démocratie pluraliste.
Ayati Ata ; Arayici Ali ; Djebali Taoufik ; Jebnou
Une occidentalisation de la Turquie kémaliste, issue d'une volonté politique, a-t-elle provoqué un trouble identitaire risquant de secouer le devenir du pays? Un ensemble de menaces guette effectivement les principales options de cet État-nation qui voulut faire de l'Europe son maître à penser. Or celle-ci tient sans doute à préserver jalousement son homogénéité, ce qui rend complexe l'adhésion de la Turquie à l'entité pan-européenne. Dans cette optique, ce livre relate cette problématique en y apportant sa contribution.
Résumé : La chute du Haut-Karabagh arménien et l'exode de la totalité de sa population, suite à l'offensive de l'armée azerbaïdjanaise en septembre 2023, ont été un séisme géopolitique pour les Arméniens de ce territoire et pour l'ensemble de la transnation arménienne. Achevant une séquence militaro-diplomatique d'environ trois ans, entamée par l'attaque de l'Azerbaïdjan, soutenue par la Turquie, en septembre 2020, cette fin tragique pour la partie arménienne est le fruit de dynamiques locales, à l'oeuvre parfois depuis des décennies, mais découle également de dynamiques internationales. En effet, beaucoup d'Etats et d'acteurs géopolitiques majeurs ont été amenés à prendre position sur la question, voire se sont impliqués politiquement ou militairement. L'objectif de ce numéro est ainsi d'examiner les points de vue, les politiques, et donc le rôle, direct ou moins direct, des grands acteurs régionaux et internationaux dans l'effondrement du Haut-Karabagh arménien, en se focalisant spécifiquement sur la séquence géopolitique de 2020-2023.
De Sa'di à Aragon vise à familiariser le lecteur avec les littératures française et persane durant quatre siècles (XVIIe-XXe) et à mettre en évidence l'influence de la seconde sur la première, en s'efforçant de faire ressortir la richesse et la culture persanes, entreprise inédite jusque-là ! Destiné à toute personne qui nourrit un questionnement sur les rapports entre ces deux littératures, ce livre pose d'une manière originale les questions suivantes : à partir de quel moment les Français ont-ils eu connaissance de la littérature persane et pour quels motifs ? Quelles ont été les étapes de ce rapprochement entre les deux pays à travers les siècles ? Dans quelle mesure peut-on parler d'influence lorsqu'il s'agit d'auteurs aussi renommés que La Fontaine, Montesquieu, Voltaire, Hugo, Gide, Montherlant, Aragon et d'autres ? C'est sans doute dans le domaine de la poésie que l'influence s'exerça avec le plus de force, notamment à partir du xixe siècle, grâce particulièrement aux plus célèbres d'entre eux, Sa'di, Hafez et Omar Khayyam, dont les Quatrains connurent un nombre record de traductions. Et l'oeuvre majeure de Louis Aragon, Le fou d'Elsa, histoire d'un amour impossible, a une dette immense (et reconnue) envers Majnun et Leyla, du poète Jami. L'herméneute Paul Ricoeur soulignait que "lire un livre, c'est considérer son auteur comme déjà mort et le livre comme oeuvre posthume. En effet, c'est lorsque l'auteur est mort que le rapport au livre devient complet et en quelque sorte intact ; l'auteur ne peut plus répondre, il reste à seulement lire son oeuvre."
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !