Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Contacts Sourds-Entendants N° 4, Mai 2009 : L'adolescent sourd. Son parcours et ses questions
Gorouben Annette
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296099555
L'adolescence est une période de transition, une crise, un passage, où l'adolescent invente sa propre manière de se situer dans le monde et de se faire une place dans le lien social. Autrefois, ce moment se manifestait par une révolte contre le père. Mais on sait le déclin de l'autorité, la chute de l'imago paternelle, et ce n'est plus en s'affrontant à son père que l'adolescent découvre qui il est. Il trouve ses repères avec ses semblables, au sein d'une bande, avec ses codes et son langage. D'où cette dérive, tant de fois stigmatisée, vers un communautarisme où l'identification prend appui sur l'image du semblable. Il en va de même pour l'adolescent sourd. Pourtant, bien souvent, son parcours s'avère difficile. Si, dès l'enfance, la langue orale lui a été inculquée comme le seul code de communication, sans la liberté et le plaisir de jouer avec les mots, il exprimera alors indifférence et ennui, comme si aucune parole créatrice ne parvenait plus à dire son intimité. Il faut pour dépasser cette difficulté conduire l'adolescent au point où il pourra prendre la parole, sous toutes ses formes - avec ce que cela comporte de risques et de malentendus mais aussi, ce qui va de pair, de créations et de vie - afin qu'il puisse, sans renoncer à sa singularité, trouver sa place dans la vie sociale et inventer son avenir. Les changements éducatifs intervenus ces dernières années modifient-ils de façon significative cette dynamique ?
Issue de la bourgeoisie juive lithuanienne, Zila Rennert (1908-1976) était promise à une vie de femme du monde. Mais son destin se heurte de plein fouet aux deux guerres mondiales. L'antisémitisme la force à une fuite éperdue à travers l'Europe centrale. Les persécutions et les rafles transforment l'insouciante jeune fille en battante. A travers ce récit poignant écrit pour ses petits-enfants, Zila relate les milles dangers que sa fille Ina et elle ont bravé pour échapper au pire, recevant l'aide inespérée de parfaits étrangers.
Gorouben Annette ; Abbou Daniel ; Bureau Emmanuell
Si devenir parent d'enfant sourd n'a jamais été simple, aujourd'hui c'est encore plus complexe. Qu'en est-il du parcours chronologique des parents durant le laps de temps très court d'environ deux ou trois mois qui suit la suspicion de surdité ? Quelles décisions à prendre ? Dans ce numéro de CONTACTS, nous donnons la parole aux parents afin qu'ils nous disent, eux les principaux intéressés, comment ils ont vécu cette période. Nous la donnons aux professionnels les premiers rencontrés, médecin ORL, audioprothésiste, psychologue pour qu'ils nous exposent comment ils conçoivent leur rôle. Nous verrons qu'annoncer une surdité n'est pas si aisé pour le médecin et devrait obéir à certaines règles éthiques ; que pour les parents entendants et sourds de très nombreuses questions surgissent. Ceux-ci doivent intégrer des notions nouvelles, les assimiler. Ils ont à annoncer la surdité à leur conjoint parfois, à leurs autres enfants, à leur famille proche, aux amis. Ils doivent prendre des décisions, faire des choix éducatifs, alors qu'ils n'ont aucune expérience. Les parents sourds, face à leurs enfants entendants, ont eux aussi des interrogations. Nous verrons aussi que ces premières rencontres particulièrement décisives pour la suite entre parents et professionnels de la surdité, entendants ou sourds, sont pleines d'embûches.
C'est le livre de deux enfances qui se déroulèrent dans le même petit appartement dans la cour minuscule et bruyante de La Coupole, au 100, boulevard du Montparnasse, à Paris. Dans cet appartement, le père de l'auteur, juif, va vivre caché avec ses parents durant toute l'Occupation "sans grand drame". Après la guerre, ses propres enfants ne sauront longtemps rien de cette histoire, mais ils ressentiront chacun à sa manière ce terrible secret. Anne Gorouben, peintre, a commencé depuis quelques années à dessiner de mémoire, au crayon gris, minutieusement, l'oppression muette de la petite fille qu'elle était. Et puis les mots sont venus s'ajouter à cette "reconstitution". Des dessins, un texte, un livre écrit et dessiné. Premier livre écrit et dessiné de la peintre Anne Gorouben, ce récit autobiographique évoque le malaise profond d'une partie de la génération juive née après la guerre qui a vécu le silence et l'oubli impossible. Avec peu de mots, des dessins presque oniriques, Anne Gorouben, qui a souvent illustré l'univers de Kafka, signe ici une oeuvre particulièrement pudique et originale.
Une femme est retrouvée morte. C'est Marilyn Monroe. La scène peu à peu est envahie : policiers, médecins, photographes, journalistes, voisins attroupés dans l'impasse, prêts à forcer le passage. Et puis, ce sont des flashes : un ami, un parent, un photographe qui se souvient d'un sourire, d'un mot, d'une danse. Une pose. Un immense éclat de rire. Et le lecteur est avec eux. Parfois même, dans la peau de Marilyn. Et puis, le trajet de ce corps sans vie qu'on cache tant bien que mal, dont on ne sait pas quoi faire, qu'il faut emmener à la morgue... Et ce photographe enfin qui parvient à s'introduire, qui " mitraille la dépouille "... Et puis encore, l'autopsie. Les premières annonces officielles, le choix des photos, de l'emplacement des articles, les coups médiatiques qui se préparent. Ceux qui se sentent coupables. La cérémonie... A la limite de la fiction et du reportage, le texte est cru, parfois noir, mais plein de pudeur, et toujours tendre, étincelant...
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.