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Journalismes dans l'océan Indien. Espaces publics en questions
Idelson Bernard ; Almar Nathalie ; Decloitre Laure
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782296063976
Cet ouvrage collectif est le deuxième de la collection "Communication et Civilisation" à traiter des médias de l'océan Indien. Le premier analysait des productions journalistiques couvrant un événement médiatique "total": la visite du pape Jean-Paul II à La Réunion, à Madagascar et à Maurice en 1989. Celui-ci s'intéresse aux producteurs, journalistes réunionnais, mauriciens, malgaches, comoriens et seychellois. Il témoigne d'une rencontre qui a permis de réunir des chercheurs de plusieurs universités et des professionnels des médias venus rendre compte de leurs analyses pour les uns et de leurs pratiques pour les autres. S'il se dégage de ces contributions une première impression d'hétérogénéité - de contextes géographiques, de conditions d'exercice, d'histoires insulaires -, il apparaît des habitus communs chez l'ensemble des journalistes. Tous se réfèrent à une conception normative de leur profession, dans une volonté d'ouverture démocratique de leurs aires d'exercice. On découvre alors des espaces publics en émergence, issus d'une tradition de presse politique des périodes pré et post-coloniales. Qu'ils émanent de supports écrits, audiovisuels ou en ligne, ces espaces médiatiques publics en mutation sont ici mis en questions.
Devant le regard innocent et amoureux de son fils, Rose plonge petit à petit dans la folie qui la dévore. Atteinte de bipolarité sévère, elle change peu à peu de réalité, arrange la sienne, fantasque et excentrique. Pour supporter la maladie de sa mère, Théo, dix ans, se protège en composant avec les maux de Rose. Il va alors l'accompagner dans ses phases de démence, embrasser son extravagance et suivre chacune de ses danses. Il déploiera des trésors d'inventivité, d'humour et de tendresse pour aider sa mère à contenir sa folie. Cependant, un jour, des adultes en costume voudront savoir pourquoi il y a tant de rires, de bruits et de larmes dans leur monde. Effrayée à l'idée que Théo soit coupé du sien, Rose prendra une décision qui aura raison de leur royaume. En délaissant les jouets de son âge pour jouer avec les mots, Théo nous entraîne dans un univers mêlant poésie et surréalisme. Grâce à son âme d'enfant, son histoire, pourtant dramatique, deviendra au fil des pages aussi légère que sa plume. Plongez dans un monde onirique où les roses ne fanent jamais.
Tourner les pages de vie de journalistes peut s'avérer d'une grande utilité pour le chercheur en journalisme. En retraçant des biographies d'acteurs médiatiques, en restituant leurs parcours personnels et professionnels au sein de leur environnement sociohistorique, cet ouvrage s'intéresse aux phénomènes collectifs et singuliers qui fondent leurs actions. Faits de "structures" et discours d'acteurs sont de la sorte appréhendés en commun. La présente proposition de recueil d'histoires de vie d'acteurs du journalisme de tout support, y compris numérique, est ainsi qualifiée de démarche "sociobiographique". La démonstration est articulée en quatre parties. La première montre comment, s'inscrivant au sein des sciences de l'information et de la communication, l'apport sociobiographique peut enrichir les études sur le journalisme. Elle décrit le positionnement "de l'intérieur" d'un chercheur impliqué dans l'environnement qu'il étudie. Cette posture empirique guide son travail. La deuxième regroupe des éléments d'épistémologie de l'approche biographique telle qu'elle apparaît en sciences humaines et sociales : elle fait ressortir le rapport au biographique de diverses disciplines et ses réinvestissements possibles. La troisième restitue une quinzaine d'années d'enquêtes ayant permis de récolter des matériaux sociobiographiques. En même temps, elle décrit les contextes des espaces publics indo-océaniques (Réunion, Maurice, Madagascar, Comores, Mayotte, Seychelles). La quatrième est constituée par la proposition méthodologique proprement dite - notamment autour de l'entretien - de récolte d'histoires de vie de journalistes et d'acteurs des médias. In fine, il s'agit de montrer combien l'approche sociobiographique se révèle heuristique pour produire de La connaissance sur le journalisme, tout en s'interrogeant sur la généralisation de l'objet scientifique. Ce travail, géographiquement situé, conditionne une pratique de recherche qui implique un décentrement du regard. En revisitant des modèles explicatifs "pré-confectionnés" (comme celui du classique espace public habermassien), il suggère de les rendre davantage modulables.
Durant l'été austral de 2005/2006, l'île de La Réunion, département français et région ultrapériphérique de l'Océan Indien, fut touchée par la maladie virale du chikungunya, transmise par l'Aedes albopictus, un moustique particulièrement invasif. Plus d'un tiers des 800 000 habitants de l'île fut alors contaminé. En écho à l'ampleur de l'épidémie, la parole des différents acteurs, publics ou privés, en charge de cette crise sanitaire, ainsi que celle des malades et celle des médias se firent entendre, dans un mouvement amplifiant, au sein de l'espace public médiatique, local dans un premier temps, puis national. Il s'en suivit une crise sociale devenue "totale" qui mobilisa toute l'île, faisant ressortir les positionnements particuliers de celle-ci dans son rapport aux autorités locales et gouvernementales, lesquelles ne tardèrent pas à réagir, communiquant parfois d'une manière " discordante " (Libaert). Dans cet ouvrage,à l'aide de différents concepts l'altérité, l'interdiscursivité, la responsabilité des pouvoirs publics, des journalistes), des chercheurs (issus principalement des sciences du langage et des sciences de l'information et de la communication analysent les discours produits dans les médias (locaux, régionaux et nationaux) par tous ceux qui se sont sentis concernés, à un moment ou à un autre, par cette forme d'anémie sociale généralisée (Ledegen, Simonin). Complété par des contributions de professionnels de la santé, de l'information et de la communication l'ensemble des textes met en lumière les vulnérabilités et la fragilité révélées par cet épisode sanitaire douloureux. In fine, c'est bien une mémoire collective (Moirand) qui se dégage des traces discursives qui ont imprégné toute une communauté insulaire autour du chikungunya ; parfois avec humour, comme pour en conjurer le mal.
Plus jeune avocat et plus jeune député de France au début des années 1930, Pierre Mendès France n'a cessé de défendre la démocratie, la justice et la paix. Résistant, puis président du Conseil, il met fin à la guerre d'Indochine et milite pour l'indépendance des colonies. Au fil des pages, découvre l'héritage qu'il a laissé derrière lui.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.