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Journalisme et dépendances
Chupin Ivan ; Nollet Jérémie
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296007147
Les journalistes sont-ils aussi indépendants que se plaisent à le rappeler certaines déclarations de vertu déontologique ? Selon ces discours sur la liberté de la presse, celle-ci se serait émancipée progressivement de la tutelle de l'Etat et des organisations politiques pour devenir indépendante. Mais ce mythe professionnel néglige les contraintes imposées par le fait que les journalistes sont engagés dans des transactions plus ou moins durables avec d'autres univers sociaux (politique, militant, économique, médical...). Contraintes qui pèsent d'une manière ou d'une autre sur le travail quotidien des journalistes. Un journaliste est en effet soumis à de multiples (inter) dépendances : relations avec ses confrères et concurrents, avec ses publics, ses informateurs, ses financeurs, et, peut-on dire, avec l'ensemble de la société. La nature et l'intensité de ces relations varient en fonction de la position qu'il occupe au sein du champ journalistique. L'objet de cet ouvrage collectif est précisément d'examiner dans les détails en quoi consistent les échanges (et donc les marges de manœuvre) des journalistes à l'égard des divers réseaux sociaux avec lesquels ils travaillent pour produire de l'information médiatique. En d'autres termes, il s'agit de jeter un regard sociologique sur la manière dont le monde journalistique s'articule à d'autres espaces sociaux. Ce livre vise à souligner la diversité de l'activité journalistique et les multitudes de situations de plus ou moins grande autonomie que parviennent à négocier les journalistes avec d'autres acteurs. Les contributions réunies font le choix résolu de se fonder sur des études empiriques, appuyées sur des constructions théoriques variées, concernant aussi bien la chaîne internationale TV5 ou Le Monde Diplomatique, les journalistes au Liban ou en Italie, les chargés de communication ministériels ou les responsables de ressources humaines dans les groupes de presse, l'invention du journalisme à travers le développement de la presse locale à Lyon au XIXe siècle ou les scandales financiers des années 1930, les effets des divisions du travail sur ce que produisent les journalistes.
Nous aurions tous tendance à appeler l'Aude le Pays cathare. Sil est un fait que l'histoire des " bonshommes " continue à marquer cette terre, il ne faut pas oublier ses constituants géographiques que ce guide vous propose de découvrir par l'oeil et la plante des pieds. Collines arrondies du Lauragais, rochers et résineux de la Montagne Noire, littoral du Narbonnais avec ses étangs, mystérieux Razès, Carcassonne et sa Cité, mines du Cabardès, hauts plateaux du Pays de Salt, vignobles du Minervois. Et les cathares et leurs fameux châteaux que l'on retrouve au coeur des Corbières... Le plus court des parcours ne dépasse pas 2h50 (île Sainte-Lucie) ; c'est aussi celui qui propose le dénivelé le plus faible (à peine 50 m...). Le plus long vous fera marcher pendant 6h30 (sur les pas de Bélibaste à Villerouge-Termenès) et le plus rude totalise 1300 m de dénivelé (le pic Dourmidou). Vous découvrirez des abbayes (La rasse, Fonfroide, Caunes), des gorges (Galamus), vous irez de pic (de Nore), de pech (de Bugarach), de roc (de l'Aigle), en forêts (l'Escale), de labyrinthe (Nébias) en, dinosaure (Espéraza), du canal du Midi au lac du Lampy...
Les Bardenas? L'Arizona et le désert saharien à la fois, à cheval sur la Navarre et l'Aragon, à une soixantaine de kilomètres au sud de Pampelune et à une centaine seulement, mais à vol de gypaète, des sommets basques de la chaîne pyrénéenne. Le vent et la pluie, sévissant sur ce monde d'argile, de marne et de grès, ont façonné des collines arides striées par mille ravines, sculpté des cheminées de fées géantes, creusé des barrancos brûlés par le soleil (Jacques Jolfre)". Si ce paysage est rude, il est également d'une beauté saisissante que ce guide, en quinze itinéraires praticables à pied et/ou à VTT, vous invite à explorer, sous l'oeil des vautours, de la Piskerra au Castillo de Penaflor, du Rallon à la Virgen del Yugo, à traverser même en 50 km, du Monumento al Pastor à la ermita de Sancho Abarca. Randonner aux Bardenas, où paissent quelques moutons et où se dressent quelques épis de céréales, c'est se situer hors du temps, dans un espace aux dimensions insolites. C'est randonner hors les normes.
Julie Chupin a été journaliste pendant treize ans au Monde de l'Education. Très active dans la mise en place des politiques jeunesse, elle est aujourd'hui directrice de cabinet à la région Limousin.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.