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Cahiers Kubaba N° 10 : Histoires de monstres à l'époque moderne et contemporaine
Gantet Claire
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296037564
L'objet de cette étude est de rendre compte de l'élaboration progressive d'une définition des monstres à l'époque moderne et contemporaine. Chaque époque, chaque systèmes génère sa propre définition des monstres. On relève certaines constantes dans cette diversité même. La représentation du monstre moral lui-même a connu des transformations radicales depuis l'Antiquité. Les critères d'estimation du mal sont susceptibles de grandes évolutions d'une époque à l'autre. Aujourd'hui, on tend à éliminer toute référence à la monstruosité alors même que notre discours est extrêmement normatif. On peut parler de regard compassionnel à l'égard de certaines formes de monstruosité. En revanche, la société à présent tend à masquer le recours à la violence pour éliminer les êtres normaux ou anormaux qui n'entrent pas dans le champ de l'organisation sociale. Elle tend à ériger de nouvelles définitions de la monstruosité, l'abandon progressif de toute référence au droit naturel visant à en réorganiser la typologie. On soulignera la diversité des approches retenues. Les chercheurs, historiens, linguistes ou spécialistes de la littérature mettent en commun la diversité de leurs points de vue.
Entre 1500 et 1800, la définition du rêve fut âprement discutée. Elle touchait à des savoirs en profond renouvellement (en médecine et en théologie notamment), voire naissants (psychologie et anthropologie) et à des pratiques difficilement contrôlables (prophétie, oniromancie). L'étude du songe renvoyait donc à une intense interrogation sur l'être humain, mais les termes en changèrent foncièrement : le rêve subit un complexe processus de psychologisation. à terme, ce livre montre que C. G. Jung fut un intense lecteur de l'onirologie du XVIe au XVIIIe siècle.
Qu'est-ce que le Saint-Empire ? Mosaïque de principautés allant des Flandres au royaume de Hongrie et de la Baltique à la Méditerranée, le Saint-Empire déroute par maints aspects. Il ne s'oriente pas vers une monopolisation croissante du pouvoir dans les mains d'un unique prince mais reste jusqu'au moins la fin du XVIIe siècle fondé sur un principe féodal. Il n'est pas non plus un Etat territorial délimité par des frontières nettes et demeure dépourvu de capitale. Il ne possède ni exécutif commun, ni armée unifiée face à l'ennemi extérieur. Mais la fragmentation, y compris du paysage universitaire et académique, démultiplie aussi la discussion intellectuelle et les possibilités d'échanges interterritoriaux. Le Saint-Empire est ainsi non seulement une couronne et un espace de communication et de savoirs, mais encore un espace de paix et de conflits négociés qui n'a plus sa place dans l'Europe des nations redéfinie par le Congrès de Vienne.
Résumé : A l'aube des temps modernes, l'Europe est secouée par une série d'affrontements religieux. Par routine ou par paresse, on pense en premier lieu à l'irruption de Martin Luther et des autres protagonistes de la Réforme protestante et à 1a scission de la chrétienté latine. Mais toute l'Europe n'est pas chrétienne : les temps modernes s'ouvrent avec l'expulsion, les conversions forcées et la persécution des juifs et des musulmans dans la péninsule Ibérique de la Reconquista. Et il y a une Europe ottomane, elle aussi plurireligieuse. L'expérience européenne des conflits religieux se fait en outre dans un horizon global de la rencontre avec d'autres religions et civilisations où les Européens découvrent leur propre barbarie. Celle-ci s'exprime dans les atrocités des guerres civiles, des guerres de religion en France à l'action des troupes de Cromwell en Irlande. Partant de la pluralité religieuse de l'espace européen, les affrontements de la première modernité se lisent comme un douloureux processus d'apprentissage d'accepter et de gérer celte pluralité irréductible. Ainsi naît une notion et forme historique, politique et culturelle de l'Europe qui intègre dans sa constitution la conflictualité religieuse. Les contributions ici réunies analysent ce processus couvrant tout l'espace européen. Cet ouvrage est né de la collaboration d'un groupe d'historien(ne)s européen(ne)s spécialistes de ces questions et montre la richesse du paysage historiographique européen.
Les histoires de la France et de l'Allemagne ont rarement été autant liées qu'entre 1789 et 1815. Or les études historiennes portant sur cette période n'ont jusqu'à présent envisagé ces deux pays que de façon séparée et se sont plu à les opposer : à la Révolution s'emparant du premier ferait face la voie réformiste empruntée par le second. Ce livre envisage de façon neuve les interférences produites malgré et par la guerre, dans des contextes de violence et de domination. Sondant les représentations de la frontière commune, les perceptions de l'autre, les échos par la voie de l'imprimé, les notions de politisation et de modernisation de l'appareil d'Etat, les perceptions du temps, le vécu de la violence, il dénonce les dichotomies trompeuses. Ce bilan d'une histoire appelée à être transnationale interroge les notions et méthodes des transferts culturels, de la comparaison et de l'histoire croisée. Autrement dit, il présente à la fois la trame chronologique de cette difficile période et une réflexion sur la méthode historienne.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.