L'explosion des technologies de l'information et de la communication, le caractère de plus en plus global de l'économie mondiale et les flux migratoires qu'elle produit affectent nos sociétés, brisent les frontières, bouleversent les repères établis. Il ne fait aucun doute que notre époque est marquée par une compression de l'espace et du temps, qui modifie en profondeur le fonctionnement du monde. Le religieux est lui aussi transformé, de façon aussi intense que rapide, par ces changements spatio-temporels. L'exportation de religions hors de leurs territoires d'" origine ", leur déterriorialisation, est un phénomène certes très ancien. Pourtant la donne paraît aujourd'hui nouvelle, tant les transformations spatiales et leurs conséquences sur les religieux sont importantes. Cet ouvrage entend cerner la dimension religieuse de ce qu'il est désormais commun d'appeler la " globalisation " ou la " mondialisation ". Il vise à en saisir les différentes logiques et à comprendre en quoi celles-ci diffèrent des processus plus anciens d'internationalisation du religieux. A travers ces questions, il s'agit d'aborder la dimension culturelle de la globalisation, une dimension encore très largement ignorée.
Avant de devenir délégué aux obsèques et d'entrer en formation, chacun est invité à un questionnement personnel sur sa capacité à exercer cette fonction singulière, souvent méconnue, à la croisée de l'intime, du rituel et du spirituel. Célébrer des obsèques ne s'improvise pas : c'est une préparation intérieure, un engagement fraternel, une écoute profonde des familles endeuillées. C'est aussi une rencontre avec un défunt et ses proches, un chemin partagé vers une célébration à la fois symbolique et concrète. Cet ouvrage est né d'une double démarche : une réflexion nourrie tout au long de la formation de l'auteur, puis enrichie par l'expérience des célébrations qu'il a accompagnées. Il propose à la fois un regard personnel et une approche pratique, destinée aux futurs délégués comme à ceux déjà en fonction. Non pas un modèle, mais un témoignage vivant, une invitation à penser les funérailles à hauteur d'homme, dans une posture laïque habitée de respect, de foi et d'humanité.
Huizinga Johan ; Bastin Jean ; Le Goff Jacques ; M
Résumé : Les saveurs, les idées, les émotions et les images dans lesquelles s'exprime une société qui meurt, celle du Moyen Âge, pour donner naissance à une autre, la Renaissance. Un livre pionnier, majeur, salué par Marc Bloch et Lucien Febvre, où Johan Huizinga révèle les nouveaux domaines de l'histoire : le corps, les sens, les rêves et l'imaginaire.
Défier la gravité, mettre sa résistance à l'épreuve, recourir à des produits dopants, se frotter à des environnements hostiles ou à des adversaires violents: autant de formes diversifiées d'un d'engagement corporel radical, perceptible à travers certaines pratiques sportives contemporaines. Comment expliquer ces comportements? Que signifient-ils pour leurs adeptes? Quand dépasse-t-on le seuil du socialement acceptable? Enfin, quels sont les modes de régulation mis en ?uvre? Le présent ouvrage, première synthèse du genre sur le sujet, apporte des éléments de réponse à ces questions, à travers une revue des connaissances sociologiques disponibles sur l'engagement dans des modalités risquées de pratique sportive, et sur la manière dont les dangers sont produits, identifiés et collectivement pris en charge. De nombreuses études de terrain viennent illustrer les perspectives théoriques présentées, concernant des pratiques aussi variées que les sports de glisse et de combat, en passant par les sports collectifs, le cyclisme ou encore la fréquentation de la montagne. La question du dopage figure aussi en bonne place parmi les sujets développés. L'ouvrage s'adresse aux étudiants comme aux enseignants-chercheurs des filières Sociologie et STAPS qui disposeront d'un accès facilité et thématique à l'abondante littérature traitant des risques sportifs. Les adeptes de "sports à risque", institutionnels, gestionnaires de sites de pratique et simples curieux y trouveront également des éléments de compréhension d'un phénomène qui suscite un intérêt croissant.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.