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Cultures & conflits N° 76, hiver 2009
Bigo Didier
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296116559
S'il s'ancre dans une histoire longue, le processus de recueil, d'exploitation et d'échange d'informations relatives aux personnes à des fins de sécurité connaît depuis quelques années une indéniable intensification au niveau transnational. Impliquant une multitude d'acteurs tant publics que privés et reposant sur la mobilisation d'une grande variété de dispositifs technologiques sans cesse plus sophistiqués, ce processus renvoie au développement de pratiques de contrôle, de surveillance, de traçabilité ou encore de profilage qui sont sous-tendues par des logiques de suspicion, d'anticipation des comportements et de prédiction des risques et des menaces. Ce numéro de Cultures & Conflits rassemble plusieurs études de cas qui permettent d'apporter de précieux éclairages sur les enjeux de ces formes de gouvernementalité contemporaine. Les contributions réunies ici insistent tout particulièrement sur l'importance des conséquences dommageables qu'elles génèrent sur le vécu et la trajectoire des individus.
Ce numéro de Cultures et Conflits est le reflet des préoccupations de nombreux chercheurs concernant les implication de certaines pratiques sur les libertés contemporaines. Le fil d'Ariane que suivent les contributeurs concerne la circulation des personnes, leur droit, leur liberté et leur désir de mouvement à l'échelle internationale, ou la possibilité de pouvoir rester sur place. Ils analysent aussi la volonté de contrôle des gouvernements, y compris démocratiques, de filtrer et trier ceux qui sont désirables et ceux qui sont indésirables, et de recenser et de garder en mémoire ces mouvements. Ils s'interrogent enfin sur la mobilité et la remise en cause par un appesantissement de la surveillance ay nom de la prévention sui s'opérationnalise dans des contrôles a priori s'appuyant sur des logiques de suspicion portant sur des groupes particuliers. Ce contrôle de la circulation débouche souvent sur des pratiques illégales et il génère des archipels d'exception s'il n'est pas lui-même soumis à des règles de contrôle démocratique.
Les études critiques de sécurité n'ont pas échappé au regain d'intérêt pour la méthodologie qui a déferlé ces dernières années sur les Relations Internationales en particulier et les sciences sociales en général. Existe-t-il une approche méthodologique spécifique répondant aux impératifs critiques de ces études ? Ce numéro de Cultures & Conflits vise à ouvrir un espace de dialogue sur les pratiques méthodologiques à l'épreuve du réel et les "bricolages méthodologiques" comme source, obstacle et espace pour le développement d'une critique affinée, assurée et engagée au sein des études de sécurité.
Ce numéro de Cultures & Conflits est particulier à double titre. Contrairement à nos habitudes, il ne s'agit pas d'un numéro thématique. Il regroupe des articles qui nous ont été envoyés séparément. Il ne faut donc pas y chercher une cohérence de problématique, même si un fil directeur relie plusieurs textes : celui des enjeux de protection des données au regard du développement des pratiques de surveillance et de renseignement à l'échelle transnationale. Ces articles rejoignent donc les analyses publiées dans les numéros 64 " Identifier et surveiller " (2006) et 68 " Circulation et archipel de l'exception " (2007). Et ils anticipent sur le numéro 76, qui portera sur les incidences de l'échange des données au niveau transnational pour les individus qui en sont la cible. Ce numéro est en outre un numéro de transition. L'équipe de rédaction a été remaniée, qui voit l'arrivée de nouveaux rédacteurs et d'un secrétariat de rédaction resserré. Ce dernier changement n'est pas sans lien avec la décision de différents ministères de ce gouvernement de couper les sources de financement des revues de sciences sociales, en particulier les plus critiques. Cultures & Conflits, qui va bientôt fêter ses vingt ans, aura besoin de l'enthousiasme et du soutien de tous ses lecteurs pour préserver les conditions d'un échange d'idées véritablement pluraliste et contradictoire dont la recherche universitaire a besoin.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !