Le dossier de ce numéro porte sur une dimension difficile à cerner. L'effort de formation post-scolaire destiné à celles et ceux qui ne maîtrisent pas des savoirs théoriquement acquis durant l'école obligatoire est un champ particulièrement complexe car il est à la croisée de plusieurs préoccupations sociales, économiques et politiques. Véronique Leclercq s'est attachée à circonscrire cette dimension au sein de l'éducation et de la formation des adultes en insistant sur les objectifs et le découpage par publics prioritaires qu'a instillés l'action publique. Or ces deux aspects ont fortement été déterminés par la dégradation de la situation de l'emploi des populations faiblement scolarisées (chômage de longue durée des salariés peu qualifiés et difficultés d'insertion des jeunes issus de l'enseignement professionnel sans diplômes). L'état des lieux des dispositifs, des mesures et des programmes mobilisés à partir de cette époque ne laisse aucun doute sur leur foisonnement et la variété des objectifs poursuivis. L'analyse de l'auteur est une invitation à une réflexion d'ensemble sur les principes qui sous-tendent l'action publique. Deux articles de recherche complètent ce numéro. Le premier présente une revue de question de la littérature internationale, notamment anglo-saxonne, sur une forme d'activité collective (l'apprentissage coopératif) mise en lien avec la formation des enseignants (ici le développement professionnel). Le second article traite de l'information transmise à la personne et à la famille lors d'un problème de santé, information intégrée aux connaissances existantes pour former un nouveau corpus de savoir qui soutiendra leur adaptation et leur résilience.
Avec la diminution du nombre de fournisseurs au profit de relations durables, l'enjeu contractuel revêt une importance capitale : il faut structurer des contrats plus lourds, ajustés aux dimensions économiques et juridiques. On verra dans ce livre comment concevoir, dessiner l'architecture et générer la dynamique d'un accord capable de tenir la route dans la durée. A mi-chemin entre le droit et la stratégie, cet ouvrage est destiné aux opérationnels : directeurs commerciaux, responsables des ventes, d'achats, de centre de profit ou de zone géographique. Son objectif est de démystifier les contrats Clients-Fournisseurs et de vous aider à obtenir le meilleur résultat ; surtout pas en fournissant des recettes toutes faites ou des contrats-types, mais en donnant les réflexes utiles pour la conception et la construction d'accords solides. Sans en faire des juristes, cette lecture facile enrichira le travail de tous ceux qui sont concernés dans leur métier par la préparation, la négociation et la vie de contrats industriels ou commerciaux.
Lettre Véronique ; Latulippe Claude ; Leclerc Jess
Le 1er guide informatif sur l'utilisation du cannabis médicinal. Ce guide pratique a pour mission d'expliquer avec sérieux l'usage du cannabis médicinal, : les mythes, les risques et vertus, les avantages de la prescription et les méthodes de consommation et d'utilisation. Convaincue du potentiel thérapeutique du cannabis après avoir elle-même reçu son ordonnance, Véronique Lettre s'est donnée pour but de démystifier cette plante en obtenant plusieurs certifications en cannabis médicinal et en suivant un cours avec un chef spécialisé, qui lui a appris comment le cuisiner. Ce livre est un guide pratique qui explique avec sérieux et rigueur cette nouvelle approche pour se soigner.
De nombreux adultes ou jeunes adultes, faiblement qualifiés et faiblement scolarisés, participent à des actions de formation visant une meilleure maîtrise de l'écrit. Ces dispositifs d'apprentissage ou de réapprentissage des savoirs de base du lire/écrire revêtent des formes diverses sans le cadre de ce qu'on appelle la lutte contre l'illettrisme. Mais pour l'ensemble des agents éducatifs engagés dans ce type d'intervention éducative se posent de nombreuses questions d'ordre didactique : Quelles finalités attribuer à ces actions ? Que savons-nous des rapports à l'écrit de ces publics ayant souvent vécu échecs scolaires et échecs en lecture/écriture ? Sur quels savoir-faire fondamentaux faire porter l'enseignement ? Quelles composantes essentielles du curriculum de formation envisager en priorité ? Comment organiser des situations d'enseignement et d'apprentissage motivantes, signifiantes et transformatrices ? C'est autour de ces questions qu'est construit l'ouvrage de Véronique Leclercq. L'auteur ne propose ni un nouvel essai général sur l'illettrisme, ni un manuel de recettes toutes prêtes, mais construit pas à pas une formalisation d'orientations didactiques propres à la formation linguistique de base. Cette formalisation s'appuie sur une compréhension du contexte général des formations, une connaissance des publics maîtrisant peu l'écrit et sur les derniers acquis scientifiques dans le domaine de la pédagogie des adultes (ou andragogie) et de la didactique de l'écrit. Ce livre s'adresse aux praticiens qui veulent agir, mais aussi comprendre les enjeux de leur intervention ou prendre la mesure de leurs marges de manœuvre possibles dans la conduite de l'enseignement. Il est aussi destiné à tout lecteur s'intéressant à l'illettrisme et à l'enseignement/apprentissage de l'écrit.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.