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Entre flexibilité et précarité. Regards croisés sur la jeunesse
Vuille Michel ; Schultheis Franz ; Plomb Fabrice ;
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782296030978
L'embrasement des banlieues en novembre 2005 et les manifestations nationales de lutte contre le Contrat Première Embauche (CPE) en mars 2006 ont jeté une lumière crue et inquiétante sur la situation des jeunes en France - jeunesse à laquelle on n'hésite plus désormais à coller l'étiquette de " génération précarité ". Notre option principale consiste à éclairer ce que les études portant sur la désaffiliation mentionnent la plupart du temps de manière implicite, à savoir que les jeunes générations sont les plus touchées par les mutations rapides liées au nouvel esprit du capitalisme. Notre analyse découvre une " zone grise " encore peu explorée, touchant une frange de la population qui vit l'absence de repères et d'assurances traditionnellement liés à l'emploi à durée indéterminée. Une part importante de cette population fragilisée est constituée des jeunes générations " entrant " sur le marché du travail. Ces dernières sont confrontées à " une précarité pluriforme " qui se traduit notamment par un manque d'autonomie économique et domestique et par des revenus instables. On notera encore ce fait sans doute paradoxal : la précarisation touche des cohortes de jeunes qui, en moyenne, possèdent un capital scolaire plus élevé que les générations précédentes. Ainsi, la crise de reproduction à laquelle nous assistons actuellement n'est pas seulement une crise liée à la condition sociale (base matérielle), elle est aussi une crise symbolique touchant le statut social de jeunes qualifiés. Ne se trouvent-ils pas en " stand-by " devant les portes où se disputent les passages vers les secteurs les plus performants de nos sociétés dites d'abondance ?
Résumé : Un matin, la femme de Michel lui annonce que tout est fini entre eux. Michel prend alors son sac à dos, direction Paris. Sa première nuit, il la passe sur un tapis de feuilles, en bordure du périphérique. Commencent alors de longues journées d'errance, d'interminables nuits où il se cloître dans des endroits glauques, dans un monde d'alcool et de violence. Pour survivre, il apprend à marcher et à faire la manche, tête baissée. Pendant huit ans, Michel affronte le regard des gens, sympathise avec d'autres qui voient en lui un homme au grand coeur toujours prêt à donner un coup de main. La vie est rude, sans pitié et ses potes de rue décèdent les uns après les autres. Michel ne veut pas être le prochain. Son salut viendra enfin, au coeur de l'hiver glacial de 2012, d'un bel élan de générosité...
Somer Michèle de ; Veille Frédéric ; Romero Jean-L
« Un accident de scooter, une vie brisée. Depuis 2001 Eddy mon fils est tétraplégique. Sa vie se résume à l immobilité, sans espoir que cela change un jour. Par deux fois j ai demandé au président de la République de donner à mon fils le droit de mourir dignement. Cela m a été refusé. Alors, j'ai souvent eu l'idée de passer à l'acte, par amour pour Eddy. »Pour son fils, Michèle de Somer, la mère d Eddy, ne demandait pourtant qu un geste de compassion: qu on le laisse partir. Mais en France, la loi interdit l euthanasie, même pour les personnes qui souffrent sans aucun espoir et qui sont physiquement incapables de mettre fin à leurs jours.Au-delà du dernier cri d amour d une mère pour son fils, ce livre est un plaidoyer pour ce qui devrait être un droit humain élémentaire.Le dernier combat d une mèrequi demande le droit de mourir pour son fils.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.