Le 29 Août 1809, David Ricardo (1772-1823) publiait son premier pamphlet The Price of Gold. Près de deux siècles plus tard, son héritage théorique reste encore très discuté, et ce quel que soit le domaine d'analyse considéré. Les interprétations inspirées par les écrits de Marx, Sraffa et Marshall continuent d'alimenter des débats concernant les positions de Ricardo sur la valeur, la répartition ou l'accumulation du capital. Les théories de la gravitation ou des échanges internationaux font également l'objet d'oppositions théoriques majeures. Les écrits monétaires ne sont pas en reste comme le prouvent les controverses relatives à l'adhésion de Ricardo au mécanisme humien des prix-flux d'espèces et / ou à celui des points d'or, à la spécificité de ses plans de 1816 et de 1823 ou encore à ses positions sur les questions qui animeront les controverses entre le Currency et le Banking Principle. Les textes présentés dans ce numéro entièrement consacré à Ricardo s'inscrivent dans ces débats soit pour apporter de nouveaux éléments en faveur d'une interprétation soit, en prenant acte des critiques formulées, pour construire sur leur base de nouvelles interprétations.
Dickie est un prince (presque) charmant, sans peur et (presque) sans reproches. Ce n'est pas qu'il ait un mauvais fond ou qu'il y mette de la mauvaise volonté, mais à chaque fois qu'il se retrouve impliqué dans une aventure, ça finit mal. Il a comme qui dirait une fâcheuse tendance à saboter tout ce qu'il touche, et c'est encore plus drôle lorsqu'il s'agit de nos contes de fées préférés ! Oubliez la magie, Dickie c'est plutôt : une princesse qui se retrouve embrochée par sa licorne, un dragon qui fait des pets enflammés ou Pocahontas qui meurt d'une maladie contagieuse. Retrouvez tout cela et bien plus encore à travers une succession de gags muets dans lesquels le talentueux Pieter De Poortere distille un humour noir, décalé et délicieusement trash, qui n'est pas sans nous rappeler celui des gags visuels des Monty Python. Après l'Histoire avec Le fils d'Hitler, le cinéma avec Dickie à Hollywood et à peu près tout avec Le petit Dickie illustré, le petit bonhomme moustachu à tête de playmobil s'amuse cette fois-ci à revisiter les contes de notre enfance. Devenu un personnage culte de la collection 1 000 Feuilles et de la BD d'humour déjantée, Dickie va même bientôt avoir sa propre série TV !
Les lecteurs de "Ferraille" connaissent déjà Dickie, cet anti-héros moustachu, à tête de Playmobil, qui se balade avec ses gros sabots dans toutes les époques de l?Histoire. Voici qu?en 1944, Hitler, en mal de descendance, découvre que le seul fils naturel qu?il ait eu est Dickie? Recherché par le Furher qui sent sa chute venir, et par les Alliés qui veulent l?éliminer, la vie du pauvre Dickie se complique singulièrement?Sous forme de planches sans texte, ou de grandes panoramiques à la Où est Charlie?, Pieter de Poortere se fait le chantre de l?irrévérence et du mauvais goût qui défoule et décomplexe. Un album cruel, grinçant et hilarant et au moins aussi absurde que l?est la guerre!
Pieter De PoorterePieter de Poortere, auteur flamand né en 1976, a débuté en 2001 avec Dickie qui a d'emblée remporté le prix du meilleur album néerlandophone de l'année. Depuis, cinq albums de Dickie ont parus, et la série est publiée dans la presse flamande et francophone. Le mariage d'un humour cynique avec un style graphique teinté d'innocence lui procurent une signature claire et identifiable. Pieter de Poortere a d'abord été publié en France dans le magazine de BD alternative «Ferraille», avant d'être édité par les éditions Glénat dans la collection 1000 Feuilles.
Résumé : Vous ne pourrez plus le voir en peinture !!! Tout le monde connait Dickie, le petit paysan qui sabote tout ce qu'il touche. Eh bien celui qui s'en est déjà pris à la grande Histoire, au cinéma, aux contes de fées et à la science-fiction, débarque cette fois-ci dans les musées ! Des peintures rupestres à l'art moderne, en passant par les chefs-d'oeuvre de la Renaissance et de l'Impressionnisme, redécouvrez Picasso, Van Gogh, de Vinci, Hockney ou Mondrian revisités à la sauce Dickie ! Pieter de Poortere use à nouveau de son sens inégalé du trash et de l'absurde pour nous livrer une série de gags muets de son moustachu favori dans les coulisses désopilantes des plus grands chefs-d'oeuvre de l'histoire de l'art. Avec Dickie au musée, l'art devient tout sauf ennuyeux !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !