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Culture européenne et kabbale
Dureau Yona ; Burgada Monique
L'HARMATTAN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782296062665
Alors que nos sociétés actuelles peinent à imaginer un avenir pluriculturel, les écrivains ont, depuis longtemps, établi des lieux d'échanges au sein de leurs œuvres, qui, tels des ponts entre deux rives, invitent à la création d'un espace imaginaire, île où s'ensemence la pensée. La kabbale, mystique juive dont les origines se confondent avec la tradition orale hébraïque, comme la cabbale chrétienne, syncrétisme mystique qui s'élabora à partir du XIIIe siècle, fut, selon les siècles, une source d'inspiration poétique, un ressourcement religieux, un espoir millénariste. Il n'est pas aisé de dresser l'inventaire de ces échanges culturels, car au cœur d'une même période, les motivations des auteurs varient et les emprunts puisent parfois davantage dans la métaphysique, ou au contraire dans la poétique cabbalistique. Il est cependant possible d'en présenter un florilège et d'inviter le lecteur à admirer des oeuvres selon une nouvelle perspective. En transposant des formes idiomatiques, des métaphores, ou des thèmes, ces penseurs inspirés par la Kabbale font surgir dans leur langue des images fondées sur des associations inusitées, des poétiques nouvelles et un réel espoir d'universalité de l'homme. Des sens multiples, nés de ces tissages de textes, se disent ou se dissimulent au spectateur, ou au lecteur, et l'invitent à une quête individuelle et, cependant, universelle. C'est à un voyage dans chacun des mondes de grands auteurs européens, et à la lumière de leur inspiration aux sources des deux cabbales, juive et chrétienne, comme modèle poétique, métaphorique ou métaphysique, que vous convie Culture européenne et kabbale.
Résumé : Ce livre est écrit par un chirurgien et un chercheur passionné de chirurgie cardiaque. Il y investit tout son être, toute sa vie. Il y concentre l'essentiel de son goût pour les relations humaines. Georges Dureau, de l'Académie de Chirurgie, est un des pionniers et des plus résolus partisans des transplantations cardiaques. Maître de recherches à l'Institut national de la Santé, à Lyon, il continue à opérer dans les hôpitaux. Il nous raconte des "cas", bien sûr, mais son livre se place bien au-dessus de l'anecdote ; ces cas médicaux sont toujours des cas de conscience. Et une invitation à méditer sur la nature humaine, le sens de la vie, le mystère du temps. Les problèmes techniques, passionnants, débouchent sur des histoires insolites, des aventures étranges, des courses contre la montre, contre la mort. On a par moments l'impression de frôler la science-fiction. Pourquoi l'homme s'adapte-t-il à l'hibernation, comme s'il était un ours ou une marmotte ? L'avenir des greffes n'est-il pas la fabrication d'organes en éprouvette, voire d'un jumeau de celui qui a besoin d'un coeur ? Ce livre d'un chirurgien immergé dans sa vie de chercheur et de praticien offre une image d'humanisme passionné.
Plus de 2000 acteurs recensés, des notices biographiques et des filmographies détaillées pour chacun... Ce dictionnaire est un guide de référence pour tous les passionnés de cinéma.
Dans Alice au Pays des Merveilles, lorsque le chat, apparu dans les arbres, quitte Alice après avoir répondu à ses questions par des paradoxes, il laisse son sourire flotter seul dans les airs, au grand étonnement d'Alice. Cet étonnement, cette surprise, mais aussi cet émerveillement nous accompagnent dans la lecture d'un grand admirateur de Lewis Caroll, traducteur des Aventures d'Alice en russe, Vladimir Vladimirovitch Nabokov. Ce sourire du chat, comme une empreinte subtile, évoque aussi la source d'inspiration que constitue un livre, et qui demeure après la disparition d'un auteur. L'absurde et l'humour de l'oeuvre de Nabokov s'apparentent dans leurs formes au nonsense carollien, bien que le ton soit plus sombre dans la conclusion des intrigues souvent tragiques de ses romans. Mais enfin et surtout, l'écriture de Nabokov s'apparente à ce sourire du chat par sa forme. L'utilisation systématique du blanc à tous les niveaux du discours ne laisse que des fragments d'information habilement choisis, qui, tels un sourire dans les arbres, évoquent sans contour l'esquisse d'un chat. Ainsi, avec Le sourire du chat, nous avons choisi d'évoquer l'oeuvre nabokovienne, ouverte à la création du lecteur et au rêve.
Résumé : Si l'obligation fiscale exprime l'acte d'autorité et révèle l'expression de la puissance publique, la notion même d'obligation fiscale suppose l'équilibre et la mesure. Dès lors, si l'Etat exerce des prérogatives régaliennes en matière fiscale, elles sont aujourd'hui appréciées à l'aune d'une série de règles protectrices du contribuable qui permettent de définir un nouveau paradigme de la relation fiscale dans la nécessité du consentement à l'impôt. La règle fiscale est en effet confrontée à la norme constitutionnelle, aux règles de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, aux libertés économiques de l'Union européenne, qui tracent les contours d'une vision renouvelée et contingente de l'obligation fiscale. L'épreuve des droits et libertés fondamentaux s'avère un soutien pour l'action de l'Etat mais également une protection essentielle pour le contribuable. Le travail savant de Mme Périn-Dureau la conduit à décrypter avec perspicacité les enjeux de cette construction pour en révéler les orientations. La finesse de l'analyse lui permet de mettre en évidence deux principes fédérateurs qui éclairent le sens de l'évolution, égalité et neutralité. En déclinant ces principes fondateurs et explicatifs dans une perspective résolument nouvelle, Mme Périn-Dureau livre une analyse d'une grande acuité offrant une parfaite compréhension de l'impact des libertés de circulation et d'établissement sur la construction fiscale nationale et internationale, de l'apport des droits et libertés fondamentaux sur les relations individuelles et collectives établies entre le contribuable et l'Etat, rendant plus aisé l'accès aux critiques sur le régime des aides d'Etat ou sur l'adhésion aux règles réprimant l'évasion fiscale.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.