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Comprendre la complexité. Introduction à La Méthode d'Edgar Morin, 2e édition
Fortin Robin ; Morin Edgar
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782747591010
Il n'y a rien de simple, disait Gaston Bachelard, il n'y a que du simplifié". La complexité est le problème auquel font face toutes les sciences aujourd'hui : la physique, la biologie, l'anthropologie, la sociologie, l'histoire. Edgar Morin, dans La Méthode, nous aide à comprendre la complexité ; il nous en dévoile les principes, les exigences, les enjeux, les difficultés. L'éminent penseur montre que la connaissance de la complexité commande une nouvelle approche et une réforme de la pensée. Cet ouvrage couvre les six tomes de La Méthode, du champ physique et cosmologique au champ éthique, et il constitue le travail le plus complet et sûrement la meilleure introduction à l'oeuvre d'Edgar Morin. Avec une clarté et une rigueur implacables, l'auteur nous fait pénétrer dans les labyrinthes d'une oeuvre difficile, méconnue, mais d'une puissance et d'une richesse insoupçonnées. Il nous invite à jeter un regard nouveau sur les notions de causalité, d'ordre, de désordre, de système, d'organisation, d'autonomie, de sujet, d'objet, ouvrant un vaste horizon du savoir nous permettant de repenser la connaissance, afin de pouvoir repenser une humanité renouvelée et régénérée (ce à quoi nous conduit l'Ethique, ultime et dernier tome de La Méthode). De partout naît le besoin d'une approche non réductrice, plus globalisante, à la fois multidimensionnelle et ouverte. C'est à cela que nous convie cet ouvrage de synthèse qui porte sur la méthode et sur la complexité.
Plus que jamais domine à notre époque, à titre exemplaire et paradigmatique, la science strictement opérationnelle dite " expérimentale "; et cependant force est de constater, à la suite de Husserl, que " dans la détresse de notre vie, [la] science n'a rien à nous dire ". Devant ce que Camus qualifiait de seul " problème philosophique sérieux " - la question du sens ou du non-sens de la vie humaine -, cette même science est sans voix. " Un domaine entier est totalement exclu de toute enquête scientifique, celui qui concerne l'origine du monde, la signification de la condition humaine, la " destinée " de la vie humaine ", a écrit avec justesse François Jacob. Il n'empêche que ce sont les progrès considérables de la science expérimentale qui invitent aujourd'hui à poser à neuf la question du statut de l'être humain dans l'univers, à partir de ce que Brandon Carter a appelé le " principe anthropique ". Toute observation de l'univers souffre d'un biais, en tant précisément qu'elle est effectuée par un observateur, dont l'intelligence présuppose des conditions de possibilité déterminées limitant d'emblée la gamme des univers " observables " par elle. Est-ce à dire que notre présence dans l'univers irait jusqu'à marquer les déterminations fondamentales de ce dernier ? Notre inscription dans la trame évolutive universelle signifie-t-elle autre chose que l'aléa, le fruit accidentel et momentané d'une dérive sans but ? Que signifie la présence, en notre cosmos, de la manifestation vitale la plus complexe qui nous soit connue, à savoir la pensée ? On tente ici d'articuler ce questionnement dans toute sa complexité. Il est vite évident que la rencontre du discours philosophique et du discours "scientifique" n'est possible que dans la perspective d'une authentique philosophie de la nature, respectant à la fois l'irréductible exigence inhérente à tout discours scientifique de type opérationnel, et les exigences non moins grandes d'une conception philosophique rigoureuse de la vie humaine qui sache aussi prendre en compte l'inscription de cette dernière dans la trame évolutive. Bref, ce livre ne s'inspire pas moins de la grande tradition philosophique que des apports les plus récents de la science expérimentale, en particulier la physique et la biologie.
La pensée d'Edgar Morin est inclassable. Ni science ni philosophie, enjambant la science et la philosophie, les sciences humaines et les sciences naturelles, sa pensée échappe aux classements disciplinaires et aux modes de connaissance compartimentée. Edgar Morin a abordé des disciplines aussi différentes que la biologie, la sociologie, l'anthropologie, la philosophie et l'épistémologie des sciences. Comment résumer une oeuvre qui couvre plus de soixante années de vie intellectuelle ? Comment en dégager un esprit général qui ne soit pas une réduction caricaturale ? En passant par La Méthode dont la publication s'est étalée sur presque trente ans (1977-2004). Déjà en gestation dans les premiers travaux d'Edgar Morin (L'Homme et la Mort, Le Vif du sujet, Le Paradigme perdu), La Méthode est le creuset d'où sont sorties de nombreuses ramifications, sociologiques, politiques, éducatives (Terre-Patrie, La Voie, Les Sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur), ramifications distinctes mais inséparables de la source qui les a fait naître. Ancien résistant et témoin privilégié de notre époque, Edgar Morin a traversé le XXe siècle en acteur de l'histoire. Il est l'auteur d'une oeuvre transdisciplinaire, abondamment commentée et traduite dans plusieurs langues, qui nous oblige à rompre avec la disjonction et la compartimentation des savoirs. Elle a pour dénominateur commun la recherche d'une connaissance non mutilée et le souci d'une pensée capable d'affronter la complexité du réel.
Platon, Aristote, Descartes, Rousseau, Hegel, Heidegger : tels sont les grands philosophes consacrés qui font ici l'objet d'une critique sans concession d'où il ressort que leur discours est daté quand il n'est pas tout simplement creux. renseignement s'en nourrit pourtant, relayant ainsi les commentaires bavards et prétentieux de fidèles serviteurs prisonniers d'une réputation surfaite de profondeur de la pensée. Ils ne se sont pas encore avisés que leurs formules sont vides. Ni véritable connaissance ni authentique sagesse, leur discours est un bavardage sans fin à la gloire passée d'une discipline exsangue. "Au regard des disciplines devenues conquérantes : l'histoire, la psychologie, la sociologie, l'ethnologie, depuis que les grands progrès de la connaissance sont accomplis par les sciences et les techniques, la philosophie ne sait que faire. À mesure que les sciences progressent, que les méditations ne cheminent plus infailliblement par "la classe de philosophie", les systèmes philosophiques s'effondrent à un rythme qui fait peur. Que reste-t-il de ces valeureux combattants dont le propre de chacun a été de nier tous les autres? Platon, Aristote, Descartes, Des figurines abstraites et démodées, des penseurs vénérables soumis à une tradition fabriquée qui est encore une habile façon de justifier, par bribes, un état de fait insupportable". On aura compris que ce déboulonnage des idoles est en même temps un appel à une mise à jour radicale et assumée de la discipline.
Cet ouvrage rompt avec les conceptions morcelantes, mutilantes, insulaires de l'être humain, qui le privent de sa dimension plurielle et multidimensionnelle, et leur oppose une conception capable de traduire sa complexité, de relier et d'articuler les points de vue habituellement disjoints, dans la lignée des travaux d'Edgar Morin, auquel il est ici rendu hommage.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.